Albiceleste, la Roja, la Tricolor… d’où viennent les surnoms des équipes de la Copa America?

En parallèle à l’Euro 2020 se déroule la Copa America au Brésil, où les 10 nations faisant partie de la CONMEBOL luttent pour gagner le trophée. Si le nom des nations n’est un secret pour personne, certains surnoms d’équipe sont encore méconnus, et ceux qui sont connus ne sont pas forcément compris. Alors d’où viennent ces surnoms?

Groupe A:

Argentine: La sélection menée par Leo Messi est surnommé l’Albiceleste en rapport avec les couleurs présentes sur son drapeau, le blanc et le bleu ciel. Mais ce n’est pas le seul surnom qui s’applique à l’équipe nationale argentine. En effet la désignation par les couleurs du pays est commune à toutes les équipes nationales, et les membres de l’Albiceleste sont aussi appelés « Los Gauchos« . Ce surnom rappelle le nom des habitants typiques du pays sud-américain.

Chili: A l’insta de l’Argentine, le double vainqueur de la Copa America (en 2015 et 2016) doit son nom à la couleur de son drapeau : le rouge. La Roja (comme l’équipe d’Espagne) est le surnom donné dans les années 80 en hommage au sang des héros qui a coulé durant les guerres d’indépendances jusqu’à l’obtenir en 1818.

Paraguay: Encore une fois, un des surnoms fait référence aux couleurs du drapeau, puisque la Albirroja fait référence au blanc et au rouge de son drapeau. (Le blanc pour la pureté, l’égalité et la paix et le rouge signifiant le patriotisme, le courage et la justice). Mais comme les argentins, les joueurs de l’équipe national du Paraguay se nomment Los Guaranies, surnom donné en rapport avec les peuples natifs qui vivent encore dans plusieurs zones du pays. (Connus en français comme les Guaranis).

Uruguay : Le bleu ciel du maillot de la sélection illustre le surnom de son équipe: la Celeste. Ce bleu ciel était utilisé sur le drapeau de l’Etat d’Uruguay entre 1828 et 1830, et repris par la suite durant le gouvernement de la Défense après la grande Guerre. De plus La Garra Charrúa (ou simplement Charrúa) est l’autre surnom de cette équipe. Il vient d’une expression des années 20 et 30 qui représente la manière de tirer le meilleur des joueurs de football en sélection nationale dans les moments les plus difficiles.

Bolivie: La couleur verte du maillot et du drapeau a elle aussi inspiré le premier surnom de la sélection bolivienne, La Verde, représentant la richesse de la nature et l’espoir. Le second surnom quant à lui vient du relief du pays. La Bolivie est un pays avec beaucoup de relief, et est connue pour ses plateaux culminant à plus de 3 000 mètres d’altitude. C’est donc pour cela que les joueurs sont appelés Los Altiplánicos, qui vient du mot espagnol « Altiplano », voulant dire « plateau ».

Groupe B

Brésil: Unique sélection ne parlant pas espagnol, le premier surnom vient des couleurs du drapeau, pour changer. La Verdeamarelha reprend les mots « Verde » (vert) représentant la nature et « amarelha » (jaune) renvoyant au soleil et à l’or présent sur le territoire, présents sur le drapeau. Le deuxième surnom, la Canarinha, renvoie au canari et sa couleur jaune, illustrant le jaune dominant sur le maillot. Pour finir, le troisième surnom (O Scrach) vient de l’équipe qui a gagné le Mondial de 1958, en référence aussi au mouvement effectué par les DJ de bas en haut avec les disques, qui rappelle les mouvements rythmés des joueurs avec le ballon durant l’ère du Joga Bonito.

Colombie: Vous commencez à en avoir l’habitude, le surnom de la Tricolor vient des trois couleurs présentes sur le drapeau du pays : Le bleu les deux océans baignant le pays), le jaune (la richesse du sol colombien) et le rouge (le sang des héros du pays). Mais les joueurs de la sélection sont aussi appelés Los Cafeteros, en référence au produit phare du pays : le Café.

Gabriel Aponte/Getty Images

Perou: La Rojiblanca tire son nom des couleurs rouge (le sang des Incas qui a coulé par la faute des espagnols durant la Conquête) et blanche (pour la paix et la justice). D’autre part, le surnom des joueurs vient aussi de la période précolombienne puisque Los Incas vient du peuple natif du Pérou qui vivait sur ces terres entre les 13èmes et 16èmes siècles.

Equateur: Comme pour la Colombie, La Tri vient des couleurs du drapeau, qui sont les mêmes que celles du drapeau colombien, avec les mêmes explications. D’un autre coté, le surnom de la Banana Mecánica (la banane mécanique traduit littéralement) renvoie à la Copa América de 1993 durant laquelle la sélection termina en quatrième position (la meilleure performance de son histoire). La mention du fruit vient du jaune des maillot et renvoie, comme pour la Colombie, au produit phare du pays.

Venezuela : Le surnom de La Vino Tinto est originaire de l’année 1938, lorsqu’une délégation de sportifs ont participé aux Jeux Bolivariens et le comité d’organisation leur a assigné la couleur bordeaux (qui est aussi considérée comme le mélange des trois couleurs de son drapeau). Mais la sélection a aussi un second surnom, La Remolacha Mecánica vient d’une mention du journaliste chilien Luis Omar Tapia qui avait nommé la sélection vénézuélienne par le mot « Remolacha » (betterave) à cause de la ressemblance du maillot avec la couleur du légume.

Getty Images

Vous voilà à présent incollables sur les surnoms des équipes engagés dans cette Copa America, quelques infos pour vous la péter durant les soirées de visionnage des matchs ou pour impressionner les filles sudaméricaines lors d’un premier rendez-vous. Pensez-y.

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