Les tops et les flops de Toulouse – La Rochelle : Ramos en métronome, Alldritt se manque.

Alors que Thomas Ramos a parfaitement remplacé Romain Ntmack, Grégory Alldritt n’a pas assumé son statut d’international en puissance. Avec un seul essai marqué en fin de match, à la suite d’un groupé pénétrant, nous attendions aussi beaucoup mieux de cette finale en terme de jeu.

C’est fort logiquement que Thomas Ramos a été élu homme du match (photo : twitter @top14rugby)

L’homme du match : Thomas Ramos a survolé la rencontre (8/10)

Placé dans un fauteuil par un pack dominateur, le demi d’ouverture toulousain a marqué la rencontre de son empreinte. Auteur d’un 100% au pied (4/4) et d’un drop, il a fructifié les efforts de ses partenaires. Il a aussi beaucoup pesé pour matérialiser la volonté toulousaine d’occuper la moitié de terrain rochelaise par du jeu au pied. Très précis, celui-ci a souvent trouvé des touches qui ont mis le Stade Toulousain dans l’avancée.

Sobre, Ramos n’a pas illuminé le match par l’un de ses éclairs de génie. Mais il a suivi le plan de jeu, tel un Jonny Wilkinson dans ses grandes heures. Une performance qui prouve la richesse de l’effectif toulousain, puisqu’en l’absence de Romain Ntamack, peu d’équipes auraient été capables d’aligner un tel remplaçant.

Rynhardt Elstadt (7,5/10)

Meilleur plaqueur du match avec 16 plaquages réussis, le Sud-Africain a réalisé une partie de qualité. Il a été au quatre coins du terrain et s’est parfaitement inscrit dans la volonté toulousaine d’éteindre toutes velléités offensives adverse. Pour en lire plus sur le match d’Elstadt et des avants toulousains (7/10) : https://leclub115.com/2021/06/26/comment-le-stade-toulousain-a-confisque-le-match/

Antoine Dupont (7/10)

Toujours au niveau, l’international français a lui aussi trouvé les bonnes solutions. Menaçant au bord des rucks, il a fait peser une menace constante sur les défenseurs rochelais, déjà bien occupés par la puissance du huit de devant toulousain. Antoine Dupont a aussi utilisé le jeu au pied à bon escient, alors que c’est encore l’un de ses axes de progression. A 25 ans, le natif de Lannemezan a remporté son deuxième Bouclier de Brennus, et il y a très fort à parier que ce n’est que le début.

La déception : Grégory Alldritt (3/10)

Joueur de très grande qualité, le Gersois n’est pas rentré dans sa finale. Présent en défense (13 plaquages en 47 minutes), il a une nouvelle fois été courageux. Mais cela n’a pas suffit pour permettre à son club de ne pas subir la foudre du pack adverse. Les avants de La Rochelle (4/10) ont été dominés, et ont commis de nombreuses erreurs techniques. Un constat qui résume bien le match d’Alldritt. Titulaire indiscutable et leader de son club, il a même été sorti dès la 47e minute par Jono Gibbes. Un vrai désaveu.

Ihaia West (3,5/10)

Le demi d’ouverture rochelais a rendu une mauvaise copie. Tout comme ses partenaires, il a semblé submergé par l’enjeu du match. Un buteur ayant besoin de sérénité, il a réalisé un piètre un sur trois au pied, qui n’a pas permis à son équipe de rester au contact. Il a aussi pris plusieurs fois la pression de la défense adverse qui l’avait clairement ciblé. Comme en finale de la dernière Coupe d’Europe, au cours de laquelle il avait laissé sept points en route, le 10 rochelais n’a pas réussi à performer comme à son habitude.

Une vraie déception étant donné son talent et sa régularité tout au long de l’année. Il a rappelé les erreurs de Brock James, il y a 10 ans avec Clermont. L’Australien faisait lui aussi des saisons magnifiques avant de sombrer en finale avec le restant de ses partenaires.

Une finale moyenne (4/10)

Comme de nombreuses finales, celle-ci a été cadenassée et un jeu trop restrictif nous a été offert. Pour ce duel entre deux équipes extrêmement prolifiques en phases offensives, nous attendions plus de jeu de part et d’autre. Les trombes d’eau qui se sont abattues sur les 30 acteurs en seconde période n’a pas arrangé le spectacle. Un bon amateur de rugby aura cependant apprécié la présence physique du pack toulousain, ainsi que la maîtrise de sa charnière. Et oui, le rugby, c’est aussi savoir gagner sans briller.

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