Demi-finales de l’Euro 2020 : Quelles sont les forces et les faiblesses de l’Espagne?

Equipe bien mal embarquée après deux matchs nuls face à la Suède et la Pologne, l’équipe de Luis Enrique a réussi à se hisser jusqu’en demi-finale en élimination après prolongation la Croatie et aux tirs au but la Suisse tombeuse de la France au tour précédent. Alors que les espagnols sont à seulement 2 matchs du retour sur le toit de l’Europe 9 ans après leur dernier sacre, voyons quelques sont les forces et les faiblesses de cette Roja.

Les forces:

Qu’importent les joueurs, le Roja reste la Roja. Depuis des années, l’Espagne pratique le jeu ancrée dans sa culture qui ne dépend pas des sélectionneurs ou des joueurs convoqués. Les joueurs sont souvent imprégnés depuis les équipes de jeunes et n’ont donc aucun problème à développer un jeu avec les automatismes qui vont avec. Les joueurs ne vont jamais changer de style de jeu qu’importe l’adversaire, et sont sûrs d’eux. L’Espagne s’attend donc à avoir la possession du ballon et à le conserver dans la moitié de terrain adverse avant de trouver la faille grâce à une passe. Les joueurs alignés sur le terrain ont la qualité technique pour trouver ses angles de passes assassins pour une défense, il faudra s’appuyer dessus.

Depuis quelques matchs maintenant, Luis Enrique a semblé trouvé un équilibre dans son équipe type avec l’intégration d’Azpilicueta et de Busquets. Marcos Llorente ne jouait pas à son niveau et l’incorporation du défenseur de Chelsea apporte de la solidité. Pablo Sarabia qui avait commencé la compétition sur le banc s’est révélé contre la Slovaquie pour ne pas quitter l’équipe type pendant la phase finale. Les remplaçants ont élevés leur niveau de jeu quand certains éléments comme Dani Olmo n’était pas assez performants, et l’Espagne retrouve une équipe solide et cohérente. La présence de Busquets amène à l’équipe d’Espagne une sérénité défensive couplée à une qualité de passe au-dessus de la moyenne, ce qui fluidifie le jeu comparé à Rodri qui semblait perdu aux cotés de Pedri et de Koke dans ce milieu à trois.

Depuis le retour de Busquets, l’Espagne joue mieux.

De même offensivement, le danger peut venir de partout dans cette équipe espagnole. Le jeu basé sur le mouvement de balle privilégie de ce fait le mouvement des joueurs dans l’espace, le danger peut donc venir de partout coté espagnol. Pour preuve, l’Espagne à marqué 12 buts provenant de 6 buteurs différents (7 si on compte le tir d’Alba à peine dévié dans le but par Zakaria). Les défenses adverses ne peuvent donc pas se permettre de se concentrer sur une seule menace, sous peine de se faire punir par les autres joueurs. Enfin, Morata malgré ses gâchis dans le dernier geste est très utile dans la construction du jeu de son équipe, par ses déplacements, son pressing ou son jeu dos au but.

Les faiblesses:

L’un des points faibles de cette équipe d’Espagne est directement lié à un de ses points forts, son jeu. A la différence de la grande Espagne d’il y a 10 ans, cette Roja manque de talent qui puisse directement faire la différence offensivement. Elle devient donc prévisible et elle a beaucoup de mal face à des blocs regroupés et concentrés défensivement comme on a pu le voir face à la Suisse. Très peu de tirs depuis l’extérieur de la surface, Gerard Moreno et Morata avec leur problèmes de finition, l’Espagne a donc beaucoup de mal a marquer, et à faire le break (encore une fois ce qu’il s’est passé contre la Pologne ou face à la Suisse.)

La défense est aussi un point de préoccupation pour les hommes de Luis Enrique, qui ne transpire pas la sérénité pendant 90 minutes. Capable de performances solides comme d’erreurs très inhabituelles à ce niveau de compétition (l’erreur d’Unai Simón contre la Croatie, la mésentente entre Pau Torres et Laporte pour ne citer que les plus marquantes), la réussite de l’équipe d’Espagne passera par une performance solide de sa défense qui est trop exposée au danger sur des contre-attaques adverses. Contre l’Italie avec ses ailiers très rapides, les rôles d’Alba et d’Azpilicueta seront primordiaux.

Pau Torres et Aymeric Laporte, pour le meilleur et pour le pire ?

Une équipe d’Espagne qui semble être la moins flamboyante des 4 restantes, qui devra rester fidèle à son jeu tout en faisant preuve d’une meilleure solidité défensive pour contenir les assauts italiens. Alors passera? Passera pas? Les réponses à toutes nos questions mardi 6 juillet !

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