Les notes de Italie – Espagne : Chiesa explose, Morata héros malheureux.

Le match:

Au terme de 120 minutes de très haute intensité, l’Italie et l’Espagne se retrouvaient pour une séance de tirs au but décisive. Dominés, les Italiens avaient d’abord ouvert le score par Federico Chiesa (64′), avant qu’Alvaro Morata ne redonne l’espoir aux Espagnols (79′). Mais le joueur de la Juve ratait sa tentative de tir au but, pour laisser Jorginho offrir la victoire à la Squadra Azzura.
Une première période dominée par l’Espagne qui a totalement pris le contrôle du ballon. Le milieu de terrain de l’Italie a rarement été mis autant au supplice, bouffé par la qualité technique de Pedri et les tentacules de Busquets. Les deux équipes rentrent au vestiaires sur un score nul et vierge, mais l’impression laissée par l’Espagne est impressionnante. La seconde période repart sur les mêmes bases, avec cependant des italiens beaucoup plus dangereux en contre. C’est sur une phase de jeu similaire que Chiesa ouvre le score, après une passe lumineuse d’Insigne. L’Espagne pousse et l’Italie fait bloc, en jouant toujours plus bas et essayant de piquer l’Espagne grâce à la vitesse d’Insigne ou Chiesa. L’entrée de Morata a été décisive puisque le numéro 7 a égalisé d’une frappe pleine de sang-froid. L’Italie a bien tenu le score et les occasions se sont multipliées, jusqu’à cette séance de pénalty qui verra Jorginho qualifier l’Italie.

Les notes de l’Italie

Le joueur : Federico Chiesa porte toujours plus haut la Squadra (8/10)

En marquant d’une superbe frappe enroulée à l’heure de jeu, Federico Chiesa a puni le manque de réalisme de la Roja (Photo : Twitter @actufoot)

Federico est en train de se faire un nom sur la scène internationale. Le fils de Enrico Chiesa a une nouvelle fois été décisif (après le match contre l’Autriche), pour confirmer les espoirs placés en lui après une saison de qualité à la Juve. Son but résume son énorme talent et son sens du but depuis n’importe quelle position. Sa puissance a fait beaucoup de mal à la défense espagnole. Il aurait aussi pu offrir une passe décisive à Domenico Berardi (78′)

Gigio Donnarumma (7/10) : Pas toujours très sûr, il a par exemple manqué une relance dans l’axe, avant de se reprendre face à Dani Olmo (25′). Pas très rassurant sur le centre de Moreno en prolongation (102′), il sera finalement l’un des grands hommes de la rencontre en stoppant la tentative de tir au but d’Alvaro Morata !

25′ manque sa relance mais se rattrape devant Olmo. Pas toujours rassurant comme sur le centre de Moreno (102′)

Giovanni Di Lorenzo (6/10) : Le joueur de la Lazio a fait son match dans son couloir. Auteur d’un bon sauvetage devant Ferran Torres (50′), on regrette cependant son manque d’apport dans le domaine offensif.

Leonardo Bonucci (7/10) : Très solide, il n’a rien pu faire, lorsque Morata s’est infilitré dans l’axe de la défense pour égaliser. Ses interventions ont souvent permis de repousser le danger de la surface italienne. Il a marqué son tir au but avec beaucoup de sérénité.

Giorgio Chiellini (7/10) : Le capitaine italien de 36 ans fait un Euro incroyable. Face à l’Espagne, son expérience et son calme ont grandement contribué à la victoire de son équipe. On a aimé le voir très détendu avant de commencer la séance, en rigolant avec un Jordi Alba beaucoup plus stressé.

Emerson (7/10) : Ses combinaisons avec Lorenzo Insigne ont permis à l’Italie de prendre quelques bouffées d’oxygène sur le couloir gauche, alors que l’Espagne était étouffante dans l’axe. Il a touché la transversale juste avant la pause (45′), après une superbe combinaison avec le Napolitain.

Jorginho (5/10) : Mangé par le pressing espagnol, le milieu de Chelsea a parfois été transparent lors de cette partie. Il a tout de même réussi à briller, comme à son habitude ses derniers mois, en envoyant l’Italie en finale d’un tir au but tiré presque les yeux fermés.

Marco Verratti (3/10) : Hormis quelques bonnes interventions, Marco Verratti n’a pas existé dans cette rencontre. Il a été effacé par le milieu espagnol, pourtant bien moins bien coté que lui au niveau mondial. Preuve qu’il est clairement surcoté de manière générale. Remplacé par Matteo Pessina (72′) qui n’a pas eu l’impact habituel.

Verratti à terre, dominé par le milieu espagnol.

Nicolo Barella (4/10) : Le joueur de l’Inter a eu beaucoup de mal à surnager face à la pression ibérique. Il a été beaucoup plus timoré qu’à l’habitude. Il a même paru essoufflé en deuxième période avant d’être remplacé par Manuel Locatelli (85′)

Lorenzo Insigne (5/10) : Le Napolitain n’a pas brillé mais son travail dans le pressing a été très intéressant. Il a tout fait pour proposer des solutions à ses partenaires. Son seul fait d’armeIl a été remplacé par Andrea Belotti (85′) qui a marqué son tir au but.

Ciro Immobile (3/10) : Malgré pas mal de bonne volonté, Immobile n’a pas eu d’impact dans le jeu. Il a été remplacé par Berardi (61′) qui n’a pas trouvé la faille sur ses occasions (60′, 78′, 110′) avant de se faire refuser un but pour hors jeu (111′).

Les notes de l’Espagne

Alvaro Morata (6/10)

Le Turinois a réalisé une superbe entrée (62′) en égalisant rapidement avec beaucoup de sang-froid après un une-deux initié avec Dani Olmo (80′). Alvaro aura tout de même beaucoup donné dans le pressing et l’activité physique durant l’heure qu’il a joué. Précieux dos au but, la majorité des gens ne retiendront que son penalty manqué, les connaisseurs retiendront sa belle rentrée.

Unai Simon (3/10) : Sa sortie très hasardeuse devant Emerson aurait pu couter cher (21′) tout comme sa relance très approximative (48′). Il n’a rien pu faire sur le but de Chiesa mais perd son duel à distance lors de la séance de tir au but avec Donnarumma.

Cesar Azpilicueta (6/10) : Match propre d’Azpi qui a apporté beaucoup sur son couloir droit dans cet euro. Il a été remplacé par Marcos Llorente (85′) qui n’aura pas apporté offensivement comme Luis Enrique pensait qu’il ferait.

Eric Garcia (6/10) : Le futur joueur du Barça a réalisé un match très solide pour son jeune âge : il n’a rien à se reprocher, et a participé à éteindre Immobile.

Aymeric Laporte (6/10) : Manque de chance pour lui. Il avait effectué une bonne intervention avant que la balle ne revienne sur Chiesa pour l’ouverture du score. Son travail dans le pressing haut a été important. Il a été un bon leader de défense.

Jordi Alba (7/10) : Le Barcelonais a beaucoup donné sur son couloir. Ses montées et sa technique ont fait mal aux Italiens, qui n’ont pas toujours réussi à le contenir. Il a réussi son match en dépit de la défaite.

Sergio Busquets (8/10) : Sa frappe juste au dessus de la barre (53′) n’est qu’une partie d’une rencontre que le Catalan a dominé. En régnant sur l’entre-jeu, bonifiant systématiquement le ballons et coupant les contres italiens, il a permis à la Roja de poser ses griffes sur la rencontre.

Koke (7/10) : Son activité a aussi permis de mettre l’Espagne dans la moitié transalpine. Son pressing, son jeu dans les espaces et sa capacité à étirer les lignes ont été précieux pour son équipe (remplacé par Rodri 70′)

Pedri (8/10) : A seulement 18 ans, Pedri s’impose déjà comme un gros crack au plus haut niveau. Sa qualité de dribble et de jeu dans les petits espaces ont été simplement exceptionnels. Il a parfois rappelé Andres Iniesta. Il lui manque encore d’être décisif mais après une saison de 60 matches, à son âge, sa rencontre est une masterclass.

Malgré la défaite, Pedri sort comme un grand de cet Euro.

Ferran Torres (3/10) : Invisible dans la surface, le Citizen a été remplacé à l’heure de jeu par Alvaro Morata (62′) : voir ci-dessus.

Oyarzabal (4/10) : Le Basque est parfois intéressant mais manque trop de précision dans le dernier geste. Il a incarné l’incapacité espagnole à fructifier sa domination par un but. Il manque de toucher e ballon de la tête sur une merveille de balle de Koke (65′) avant d’être remplacé par Gerard Moreno (70′).

Dani Olmo (6/10) : Son activité est extra et son jeu entre les lignes très importants pour la construction du jeu espagnole. Il a cependant pêché dans le dernier geste, en voyant sa frappe arrêtée par Donnarumma en plein coeur de la surface (25′), puis en manquant sa frappe lointaine (33′). Il a donc rarement fait les bons au moment de conclure jusqu’à ce que sa passe décisive pour Morata ne donne de l’épaisseur à un bon match, qu’il gâche en ratant son tir au but.

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