Fils de réfugiés afghans, Nadiem Amiri n’a pas oublié ses racines

Nadiem Amiri, voici un nom connu des amateurs de Bundesliga, qui suivent régulièrement les rencontres du Bayer Leverkusen ou le joueur évolue au poste de milieu offensif. Avec le reprise de Kaboul par les Talibans le 15 août dernier, l’histoire de ce fils de réfugiés afghans, aujourd’hui international allemand (cinq sélections), prend une dimension particulière.

Nadiem Amiri, le jour de sa signature au Bayer Leverkusen à l’été 2019 (@_BeFoot)

Né le 27 octobre 1996 à Ludwigshafen en Allemagne, Nadiem Amiri n’a pas eu à prendre les mêmes chemins ardus que ses parents pour réussir en Europe. En 1988, Nazir et Najla Amiri décident de fuir Kaboul en raison du conflit opposant les Moudjahidines à l’Union Soviétique, qui débutait alors son retrait du pays.

« Mes parents avaient une belle vie en Afghanistan », confiait Nadiem Amiri au quotidien allemand Bild. « Tout allait bien, jusqu’à ce que la guerre ne commence. Ils ont décider de fuir en direction du Pakistan, pour ensuite rejoindre l’Allemagne », poursuivait-il. « Ils ont été obligé d’y aller par avion, car prendre le bateau leur était alors impossible. Le danger de mort était trop important. »

Une histoire qui imprègne le joueur, qui a toujours voulu soutenir les réfugiés, notamment lorsque des centaines de milliers d’entre eux sont arrivés en provenance de Syrie en 2016. A l’époque, Amiri évoluait sous les couleurs d’Hoffenheim, club de Bundesliga (première division allemande) basé à Sinsheim, dans le Land du Bade-Wurtemberg. Dans la ville, un camp avait alors été installé par La Croix-rouge pour accueillir ces personnes, une bonne occasion pour le Footballeur d’aller à leur rencontre.

« Chez moi nous parlons beaucoup de ces sujets. Mais on essaye d’éviter de trop en discuter avec les gens autour car c’est extrêmement sensible. Si je devais quitter ma maison, ce serait un véritable traumatisme pour moi. Je me sens très bien dans mon pays, en Allemagne. Lorsque vous devez quitter un endroit qui vous est cher, alors que vous voulez y rester, cela vous déchire le coeur. »

Pour permette à leurs deux fils, Nauwid et Nadiem, de réussir dans la vie, leurs parents ont multiplié les petits jobs, dès leur arrivée en Allemagne. Si le premier des deux a tenté de réussir dans le foot, il n’a pas réussi à évoluer au-delà du monde amateur. Un exploit qu’a réalisé Nadiem, en intégrant le centre de formation d’Hoffenheim en 2012, puis en débutant avec l’équipe première du club en 2015.

Les parents de Nadiem Amiri en train d’assiter à un match de leur fils lorsqu’il évoluait sous les couleurs d’Hoffenheim

Aujourd’hui entraîneur du Bayern Munich, Julian Nagelsmann a développé le talent d’Amiri lorsqu’il coachait Hoffenheim. « Nadiem était un joueur spécial car il venait de notre académie. Il a franchi les étapes avec beaucoup de maturité pour arriver dans le monde professionnel avec un immense talent », se souvient le technicien bavarois.

Face aux images déchirantes de ces milliers d’Afghans qui tentent de fuir l’arrivée au pouvoir des Talibans ces derniers jours, l’histoire de la famille Amiri doit porter un message d’espoir pour tout un peuple qui en aura bien besoin.

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