OL : Trois critiques infondées sur Jérôme Boateng

En enregistrant l’arrivée de Jérôme Boateng dans l’axe de sa défense pour les deux prochaines années, l’OL s’est renforcé dans un secteur qui lui faisait grandement défaut. Pourtant, malgré cette signature pratiquement inespérée, de nombreuses critiques ont pointé le joueur. Mais sont-elle véritablement fondées ?

A 33 ans, Jérôme Boateng a connu 76 sélections avec l’équipe d’Allemagne (Afp/Christian Charisius)

Les critiques


1. Jérôme Boateng n’a plus le niveau car il cirait le banc au Bayern

Plusieurs raisons expliquent que le Bayern Munich n’avait pas souhaité prolonger le bail de son défenseur central. Depuis deux saisons, le club a entamé le chantier de son grand projet « Bayern 2025 », et renouvèle donc progressivement son effectif. Tout comme Franck Ribéry et Arjen Robben en 2019, Jérôme Boateng a été invité à quitter le FCB, alors qu’il y avait encore une place de choix.

En 2019-2020, il est titulaire indiscutable dans le Bayern indestructible de Hansi Flick. L’année dernière, il jouait encore 29 matches de Bundesliga et sept de Ligue des Champions. Autant dire que « Boa » était sur le pont tous les week-ends, et qu’un tel rythme n’est pas tenable dans ce genre de club si l’on évolue pas à un niveau extraordinaire.

Beaucoup rétorquent que les Bavarois encaissaient beaucoup de buts lors de ce dernier exercice. Mais il est certain que c’est avant tout pour des raisons physiques, stratégiques, et donc collectives que cela était le cas. Jérôme Boateng a même réalisé quelques grandes prestations individuelles, comme lors de la confrontation retour face au PSG remportée un but à zéro par le Bayern.

2. Lionel Messi a envoyé Jérôme Boateng à la retraite

C’est un refrain que l’on a beaucoup entendu ces derniers jours. Jérôme Boateng retrouve Lionel Messi, le terrifiant argentin qui l’avait mystifié lors de la demi-finale aller de la Ligue des Champions 2015. Ce jour-là, l’international allemand avait en effet perdu un rein sur la pelouse du Camp Nou, en étant déséquilibré de manière presque mystique par le sextuple Ballon d’Or.

Mais Boateng a très vite rebondi : un an plus tard, il recevait le titre de meilleur joueur allemand de l’année, à une époque où sa sélection nationale était championne du monde. Depuis, il a aussi largement pris sa revanche sur Messi, avec la victoire huit buts à deux face au FC Barcelone en 2020. Boateng a même de très bons souvenirs face à la « Pulga », avec la victoire 7-0 sur la double confrontation de C1 2013, et la finale de la Coupe du Monde 2014.

3. Jérôme Boateng est lent

Beaucoup ont en tête ces images de matches du FC Bayern, au cours desquels un adversaire du champions d’Allemagne partirait dans le dos de la défense, pour marquer un but sans que Jérôme Boateng ne soit en mesure de le rattraper. C’est la fameuse théorie « de la caravane accrochée » !

Ces images existent et sont réelles, l’ancien joueur d’Hambourg et de Manchester City s’est régulièrement fait prendre dans son dos. Mais comme l’ensemble de son équipe, y compris des joueurs rapides comme Lucas Hernandez et bien sûr Alphonso Davies.

Au Bayern, le bloc collectif est très haut car il impose un très fort pressing à son adversaire. Jérôme Boateng passait donc une bonne partie de ses soirées à 40, 50 et même parfois à 60 mètres de ses buts ! Autant dire que la manière de défendre est radicalement différente lorsqu’il y a autant de champ dans son dos, que lorsque l’on est dans sa surface.

En d’autres termes, Jérôme Boateng est loin d’être un défenseur lent, surtout pour jouer dans une équipe moins ambitieuse que le Bayern. La question qui est plus pertinente à se poser serait plutôt la suivante : sera-t-il capable d’évoluer haut dans le système de Peter Bosz ? Et même si des doutes peuvent subsister, aucun défenseur n’est en mesure d’apporter des garanties suffisantes lorsque le bloc équipe prend le risque de monter

Conclusion


S’il est évident que Jérôme Boateng n’évolue plus au même niveau qu’il y a quelques années, son arrivée à l’OL est un très beau coup. TItulaire au Bayern l’année dernière, il va apporter toute son expérience au sein d’une équipe en manque de repères. Il vient aussi avec sa mentalité de grand joueur, celle qui lui a permis d’être l’un des hommes forts d’un Bayern neuf fois champions d’Allemagne depuis 2013, et deux fois champions d’Europe.

A Lyon, il retrouvera Xherdan Shaqiri, avec qui il avait évolué en Bavière entre 2012 et 2014. Avec Jason Denayer, il devrait former une charnière centrale complémentaire, capable de ramener de la stabilité pour permettre au système offensif de Peter Bosz de se mettre en place. Dans une Ligue 1 en pleine progression, le Berlinois de naissance aura régulièrement l’occasion de prouver que ses dernières années ne seront pas synonyme de pré-retraite. C’est en tout cas le souhait de tous les fans de l’OL.

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