Les tops et les flops de Stade Français – Racing 92 (21-36) : Gaël Fickou signe son retour, le pack stadiste s’en sort

Au stade Jean-Bouin, le public parisien avait fait son grand retour pour ce derby de la capitale, qui a nettement tourné à l’avantage du Racing 92 (21-36). Gaël Fickou et les trois-quarts ciel et blanc ont tiré leur épingle du jeu, alors que leur pack a connu plus de difficultés face à celui du Stade Français.


Capitaine du Racing 92, Gaël Fickou s’est montré à la hauteur face à son ancien club (photo : Twitter @Racing92)

Gaël Fickou (retour) gagnant à Jean-Bouin (9/10)


Pour son grand retour face à ses anciens supporters, le capitaine du jour du Racing 92 a réalisé un grand match. Meilleur joueur d’une ligne de trois-quart impressionnante, il a dérouté à de nombreuses reprises ses anciens partenaires. On pense par exemple à sa percée du début de match (5′) ou il effaçait deux défenseurs, avant d’ouvrir au large.

Dans son sillage, les Virimi Vakatawa, Juan Imhoff, ou Donovan Taofifenua ont réalisé quelques mouvements spectaculaires. La différence de niveau entre les deux lignes d’arrières a sauté aux yeux et le dernier essai de 90 mètres d’Olivier Klemenczak en est le symbole parfait.

La grosse défense du Racing (8/10)

En montant très rapidement sur chaque premier et deuxième temps de passe du Stade Français, le Racing a étouffé son adversaire. Les soldats roses ont perdu de nombreux ballons sous la pression de leurs vis à vis. Pour sa première rencontre sous le maillot parisien, Ngani Laumape a tenté de mettre son équipe dans l’avancée mais a bien été contenu.

Sur les deux essais encaissés par lex joueurs de Laurent Travers, le premier fait suite à une belle action parisienne avec une passe sautée lumineuse d’Alex Arrate pour Naivalu (67′) et à un ballon perdu trop facilement par Vola-Vola pour le contre victorieux de Kylan Hamdaoui (79′). Les Racingmen n’ont donc pas grand chose à se reprocher en défense.

La mêlée du Stade Français n’a pas démérité (6/10)

Bien qu’en difficulté face à l’agressivité mise en place par les visiteurs, Paris a tenu le choc devant en réussissant à mettre les « gros » du Racing en difficulté. En fin de première période, les joueurs de Gonzalo Quesada prenaient le dessus sur leurs adversaires. Une succession de mêlées enfoncées obligeaient monsieur Poite à exclure Georges-Henri Colombe pour dix minutes (40′).

En touche, les Stadistes ont été un peu plus dans le dur, mais leur prestation globale reste solide en dépit des absences de jeunes internationaux comme Pierre-Henri Azagoh ou Sekou Macalou. Cette relative domination met donc une nouvelle fois en lumière les carences du Racing dans ce secteur.

Le pack du Racing ne rassure pas (4/10)


Pour ce match face au Stade Français, le Racing a largement pu s’en sortir sans dominer son adversaire en conquête. En subissant même parfois. Mais nous l’avions vu en demi-finale du dernier Top 14 face à La Rochelle, face à un plus gros morceaux, une conquête solide est indispensable pour faire briller les trois-quarts.

Arrivé cet été pour apporter son expertise, Didier Casadeï a donc du pain sur la planche. Le retour de Baptiste Pesenti, arrivé de Pau à l’intersaison, devrait aussi bonifier le pack francilien. En attendant, la victoire face au Stade Français va permettre aux protégés de Jacky Lorenzetti de travailler dans la sérénité.

Paris pris au piège en attaque (3/10)

La grosse défense du Racing ne doit pas faire oublier l’impuissance du Stade Français à briser la ligne d’avantage. Malgré de bonnes intentions, les locaux n’ont pas réussi à se mettre dans l’avancer pour enchaîner des temps de jeu. En premières période, les Parisiens ont éprouvé les pires difficultés pour se sortir de la pression adverse, que ce soit par le jeu au pied ou par des attaques ballon en main.

Après la pause, Paris a un peu mieux occupé le terrain, mais les montées agressives du Racing n’ont jamais pu être déjouées. De nombreuses pertes de balle ont entaché les bonnes intentions du Stade Français qui a manqué de joueurs capables de mettre l’équipe dans l’avancée, que ce soit par la puissance ou par la vitesse. Le premier essai rose n’intervient qu’à la 67e minute… Tout un symbole.

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