Toulon – Montpellier (24-24) : qui perd le plus gros dans ce match nul ?

A Mayol, le RC Toulon a craqué dans les derniers instants d’une rencontre qu’il avait maîtrisé pratiquement de bout en bout, pour concéder le match face au MHR (24-24). Mais qui est le plus gros perdant de ce match nul ?

En difficulté dans l’animation, Anthony Belleau a assuré face aux perches (photos : Twitter @RCTofficiel)

Toulon perd gros sur la physionomie du match


De la troisième minute de jeu et l’ouverture du score d’Anthony Belleau, à l’ultime seconde et l’essai de Zach Mercer, le RCT aura presque toujours fait la course en tête. Les Montpelliérains ont été devant qu’une seule fois, pendant neuf minutes, après une pénalité de Benoît Paillaugue qui permettait aux Cistes de mener de deux points (6-8, 18′).

Avec huit pénalités d’Anthony Belleau, qui a tourné à presque 90% de réussite au pied, Toulon a longtemps su profiter de l’indiscipline montpelliéraine pour faire la course en tête. Malgré leur avalanche d’absents, les joueurs de Patrice Collazo ont joué avec le coeur en dépit de proposer de belles envolées pour les retrouvailles avec leur public.

Dans un tel contexte, ou de nombreux jeunes joueurs devaient déjà faire leurs preuves en tant que titulaires derrière (Septar, Smaili, Moretti…) et ou les « gros » étaient amputés de leurs meilleurs éléments, craquer en défense au-delà de la sirène est une vraie déception pour Toulon.

Prendre quatre points face à un concurrent direct (qui n’avait même pas le bonus défensif avant son deuxième essai) dès le début de championnat aurait permis au RCT de travailler un peu plus sereinement avant le déplacement à Toulouse.

Montpellier manque une occasion en or


Gros, Etrillard, Etzebeth, Lakafia, Ollivon, Serin, Carbonel, Hériteau, Villière, Kolbe. Voici les absences majeures que déploraient les résidents du stade Mayol au coup d’envoi de cette nouvelle saison. Des joueurs indispensables, internationaux, qui lorsqu’ils ne sont pas sur le terrain enlèvent énormément de prestance à l’équipe varoise.

Alors pourquoi le MHR n’a pas su faire mieux qu’un match nul presque heureux ? D’accord, la rencontre se disputait à l’extérieur. Bien sûr, le petit Paolo Garbisi n’était pas présent pour cette rentrée, tout comme le champion du monde Handré Pollard et le capitaine Arthur Vincent. Mais tout de même, les joueurs de Philippe Saint-André auraient du réaliser un bien meilleur match, avec un pack quasiment au complet.

Malgré le superbe essai de Julien Tisseron, ils n’auront que trop rarement amené du danger dans une défense toulonnaise en manque de leader, en dépit de sa vaillance. Hormis Zach Mercer, qui a réalisé un match complet en apportant sa puissance, peu d’Héraultais ont réussi à tirer leur épingle du jeu.

Assez étonnant de constater que les partenaires de Guilhem Guirado n’ont jamais véritablement souhaité mettre de la vitesse dans ce match qui en a souvent manqué. La paire de centre Serfontain-Doumayrou a notamment déçu pour sa première association et les ailiers n’ont pas pu se mettre en évidence.

La victoire aurait permis de débuter la saison de manière optimale, sur le terrain d’un concurrent direct aux six premières places. Prendre deux points à Mayol est un bon résultat sur le papier. Mais ce samedi, il a surtout mis en lumière les lacunes actuelles du MHR, qui va devoir se mettre au niveau des exigences actuelles du Top 14, sous peine de revivre une saison hors des six premières places.

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