Les trois piliers de la victoire du Stade Toulousain à La Rochelle (20-16)

En champion, le Stade Toulousain s’est imposé à La Rochelle en clôture de la première journée du Top 14 (16-20). Une victoire au métier et au talent, alors que les joueurs d’Ugo Mola ont globalement été dominé par des Maritimes revanchards. Voici les trois piliers de ce premier succès Rouge et Noir de la saison.

Romain Ntamack a déchiré le rideau rochelais pour s’offrir un essai de rêve (©Icon Sport)

La solidité défensive

Trop peu capable d’imposer son rythme aux Rochelais, Toulouse s’en est remis à l’un des fondamentaux historique de ce sport : la défense. A Marcel-Deflandre, il a souvent fallu mettre les barbelés pour enrayer les grandes intentions d’une équipe déterminée à offrir du beau spectacle à son public.

Si les Toulousains ont fini par craquer en première période, alors que leurs adversaires faisaient le pari ambitieux de prendre les touches plutôt que les trois points, ils sont parvenus à ne pas encaisser un deuxième essai. Après la pause, La Rochelle était pourtant revenue avec les mêmes ambitions et mettait de la vitesse dans son jeu.

Toulouse n’a eu que 38% de possession de balle, et a donc du s’employer en défense, avec un Antoine Dupont très présent pour combler les brèches ou monter en pointe. Les double champions de France ont réussi 106 plaquages (67 pour La Rochelle) pour préserver leur ligne d’en-but.

Une charnière en classe affaire

La charnière du Stade a montré pourquoi elle était la meilleure en Europe et l’une des plus complémentaires du monde. Comme dit plus haut, Antoine Dupont a surtout réalisé un match de dur, en agressant les attaquants rochelais et en montrant l’exemple dans le combat tel un neuvième avant.

Romain Ntamack a pour sa part brillé ballon en main. S’il était apparu facile voire un tantinet nonchalant en première période, il a fait parler sa classe lors du second acte. Intéressant dans son jeu au pied et sous les ballons haut, c’est aussi lui qui a débloqué la situation.

Facteur X du match, le demi d’ouverture de l’équipe de France s’est offert une percée de 60 mètres après un bon relai avec Lucas Tauzin, pour inscrire l’essai de la journée, et redonner un avantage définitif au Stade Toulousain. Les hommes de la charnière ont donc pesé sur le match, et ont montré la classe d’écart qu’ils avaient avec leurs deux homologues rochelais.

Toulouse s’en sort bien

Car le troisième pilier de cette victoire toulousaine tient aussi à la faillite de son adversaire. Les 12 points manqués au pied par les Maritimes pèsent lourd dans le décompte final. Neuf laissés en route par Jules Plisson, auteur d’un match à oublier, et trois pour Jules Le Bail permettaient à Toulouse de rester au contact.

A lire aussi : Les notes de La Rochelle

Au delà de ce manque de réussite, Toulouse a aussi bénéficié de l’excès d’agressivité de son adversaire. Revanchard de ses finales perdues, les Rochelais ont montré beaucoup de générosité et ont parfois franchi les limites. Pierre Bourgarit s’est par exemple souvent fait pénaliser.

Le carton rouge reçu par Will Skelton constitue lui aussi l’un des tournants majeurs du match. Très actif, le deuxième ligne australien s’est laissé emporter par son enthousiasme en envoyant son bras dans le visage d’un frère Arnold. Il restait alors 20 minutes à jouer, et alors que Julien Marchand et Selevasio Tolofua entraient en jeu pour apporter de la densité physique, le vent tournait pour voir les Toulousains arracher une victoire de patrons.

Cet article vous a plu ? Retrouvez nous sur Facebook (Le Club 115) et sur Twitter (@LeClub115

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro
Bloqueur de publicité détecté !

Aidez-nous à continuer notre activité en désactivant votre bloqueur de publicité ! La publicité fait vivre le site, ne nous laissez pas mourir.

Rafraichir la page