Strasbourg – Metz : Et 1, et 2… et 3 – 0 pour le Racing, qui remporte largement le derby de l’Est !

En guise d’ouverture de la sixième journée de Ligue 1, se profilait ce soir un alléchant derby de l’Est entre le Racing Club de Strasbourg et le FC Metz. Un match qui s’est transformé en une démonstration alsacienne, avec la confortable victoire du Racing 3-0 face au rival messin. Retour sur une soirée forcément pas comme les autres à la Meinau !

Une première mi-temps impeccable pour Strasbourg

Ludovic Ajorque ouvre le score sur pénalty !

Quels qu’ils soient, les derbys revêtent toujours une importance et une saveur particulière pour tous les supporters. Le derby de l’Est, entre le Racing Club de Strasbourg et le FC Metz, ne déroge pas à la règle. Aussi, nombreux sont les Messins, et, plus encore peut être, les Alsaciens, à avoir suivi attentivement le 121ème affrontement entre les deux clubs du Grand Est. D’ailleurs, sans surprise, la Meinau était comble pour l’occasion !

Et le stade en a eu pour son argent. Peu à la fête depuis le début de la saison, le Racing n’a pas fait dans la demi-mesure cette fois-ci, battant sèchement le FC Metz grâce à une première mi-temps de haute volée. Bien présente sur la pelouse lors des premiers échanges de balle, la tension qui entoure ce genre de match si particuliers s’est vite estompée pour les Alsaciens lorsque l’arbitre, Monsieur Wattellier, a désigné le point de pénalty dès la quatrième minute de jeu. Bien lancé en profondeur par Habib Diallo, Dimitri Lienard venait en effet de se faire accrocher par le gardien messin Alexandre Oukidja… un ancien de Strasbourg ! Sereinement, Ludovic Ajorque s’est alors élancé pour transformer ce pénalty en prenant à contrepied son adversaire. Racing Un, Metz Zéro, hurle la Meinau !  

Ce début de match tonitruant annonce une première mi-temps prolifique pour le Racing, qui, sans être impérial dans le jeu, imprime progressivement sa patte sur une rencontre d’abord peu agréable pour les yeux. Hachée, la première demi-heure d’efforts est le théâtre de multiples fautes, conséquence d’un engagement physique parfois excessif sur les duels puisque pas moins de quatre joueurs sont avertis dans ce premier acte.

A cela s’ajoutent les diverses pertes de balles, nombreuses, surtout au milieu de terrain où les deux équipes tentent de construire leurs actions par petites touches, sans trop chercher à jouer la profondeur. Avec son 3-5-2 bien installé, le Racing attend son heure, sans presser, laissant volontiers aux Messins la possession du ballon, dont ils ne semblent pas trop savoir quoi faire.

Le tournant du match

La joie partagée du passeur (Gerzinho Niamzi) et du buteur (Habib Diallo)

A la 26e minute, le tournant du match intervient lorsque le défenseur central alsacien Gerzinho Niamzi profite de l’espace qu’on lui laisse pour effectuer une percée au milieu de terrain. D’une passe en profondeur bien sentie, la recrue de dernière minute efface le bloc grenat, trop statique, avant de laisser le destinataire, à savoir Habib Diallo, finir le travail !

Ce même Diallo signe d’ailleurs un magnifique doublé quelques minutes plus tard (40e minute de jeu) après avoir effectué un « une-deux » au cœur de la défense adverse avec Ludovic Ajorque. Précis techniquement, capable de résister aux défenseurs grâce à son envergure et à sa vitesse, Diallo a fait souffrir ses vis-à-vis, Fabien Centonze et surtout Dylan Bronn, effacé sur les deux buts. En deuxième mi-temps, l’attaquant sénégalais aurait même pu signer un triplé s’il avait osé déclencher sa frappe dans la surface après un gros travail d’Ajorque (50e), encore lui, venu gratter un ballon aux Messins !

Presque avec aisance, le Racing gère son avance !

Ce soir, la Meinau était en feu !

Grâce à son duo d’attaque, le Racing possède trois buts d’avance à la mi-temps et a logiquement abordé la deuxième partie de ce derby avec beaucoup de calme et une sérénité frappante. C’est même presque avec une certaine aisance que les joueurs de Julien Stéphan ont géré leur avantage, guère inquiétés il est vrai par une équipe de Metz complètement perdue sur la pelouse, au grand dam du bouillonnant Frédéric Antonetti. En manque d’inspiration, les grenats se sont en effet progressivement éteints, multipliant les frappes lointaines imprécises voir complètement délirantes d’audace (36e, 39e 82e). Un véritable aveu de faiblesse en réalité. Moins solides dans les duels, Metz a également perdu la lutte du milieu de terrain avec Digbo Maiga et Vincent Pajot en grande difficulté, au point d’être tout deux remerciés à la mi-temps.

Cependant, avec quelques temps forts en seconde période, Metz aurait au moins pu sauver l’honneur, si Matz Sels ne s’était pas magnifiquement interposé sur plusieurs tentatives à bout portant (76e, 78e), avant d’être sauvé par son montant gauche sur une frappe de Kiki Kouyaté (80e). Car ce soir, rien ne pouvait arriver au Racing, qui aurait même pu aggraver la note de son voisin avec un peu plus de réussite sur certaines actions (8e, 73e, 85e), ou si Ajorque avait eu la lucidité de passer ce ballon brûlant à Kévin Gameiro parti en profondeur (87e) …

Un match encourageant pour Strasbourg…

Après le match, les joueurs strasbourgeois sont allés fêter leur victoire avec les supporters !

Qu’importe, dans un derby ce qui compte avant tout c’est la victoire ! Mission accomplie donc pour le Racing Club de Strasbourg, auteur d’une prestation aboutie. Bien présents dans les duels, les Strasbourgeois ont fait preuve d’engagement tout au long de la rencontre. A l’instar de Dimitri Liénard, capitaine courage sorti vainqueur de neuf duels et auteur six tacles, les Bleus n’ont pas hésités à venir au contact, à tacler pour gratter des ballons et à exploiter les pertes de balles adverses sans abuser des passes en profondeur.

Surtout, porté par un Diallo en feu (deux buts) et un Ajorque très juste dans le jeu (un but, une passe décisive), Strasbourg s’est enfin montrée réaliste devant les buts ! Bien visible à la mi-temps (4 tirs cadrés pour Strasbourg dont 3 buts), cet élément a fait toute la différence sur ce match, tant le Racing a vendangé des occasions depuis le début de l’année. La titularisation de Diallo en lieu et place de Kévin Gameiro, peu en veine ce soir encore, y est peut-être pour quelque chose…

Enfin, autre motif de satisfaction pour les Alsaciens : Strasbourg réalise son premier clean-sheet de la saison grâce à un Matz Seltz toujours aussi régulier dans la performance, même s’il a été moins sollicité que d’ordinaire. De quoi rassurer les supporters sur la qualité de la défense, qui, il est vrai, n’a pas fait face à une opposition trop relevée.

… mais inquiétant pour Metz !

Extrait de la conférence de presse de Frédéric Antonetti, préoccupé…

De fait, de l’autre côté des Vosges, ce derby laisse un goût amer aux supporters, qui ont dû avoir le sentiment d’être abandonné par leur équipe à la Meinau. Fébrile défensivement, absent au milieu de terrain et extrêmement imprécis en attaque, le FC Metz n’a pas proposé grand-chose de convainquant ce soir. Et ces lacunes peuvent inquiéter, car après six journées de championnat le bilan des Grenats est médiocre : trois nuls, trois défaites et 13 buts encaissés… et surtout, un derby de perdu ! Pour le plus grand bonheur de Strasbourg, qui, après cette victoire probante cumule désormais sept points au classement !

Alexis Kopp

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