Strasbourg – Lille : Le Racing vaincu par le LOSC sur ses terres !

(ElyxandroCegarra/Panoramic imago)

Dans le cadre de la huitième journée de Ligue 1, Strasbourg recevait hier soir le LOSC sur sa pelouse avec l’espoir de poursuivre sur sa lancée après les succès récemment obtenus contre Metz et Lens. Hélas, au terme d’un match âprement disputé, le Racing s’est finalement incliné 2-1 face à son adversaire du soir, qui en profite pour lui passer devant au classement.

La joie des Lillois, après l’ouverture du score de David ! (AFP – Patrick Hertzog)

Hier soir, la marche était un peu trop haute pour le Racing Club de Strasbourg. Opposés au champion de France en titre, également en lice pour la Ligue des Champions, les Alsaciens ne partaient pas favoris au coup d’envoi, malgré le début de saison mitigé du LOSC. Avec déjà trois défaites au compteur, les nordistes ont sûrement déjà laissé filer l’occasion de renouveler leur exploit de l’an passé en Ligue 1. Mais ils n’en restaient pas moins des adversaires de taille, venus à la Meinau avec l’objectif de confirmer leur remontée au classement, entamée après une victoire libératrice contre Reims il y a quelques jours.

D’ailleurs, Julien Stéphan, l’entraineur du RCSA, avait bien conscience du « gros morceau » que son équipe allait devoir affronter : « il y a beaucoup de respect à avoir par rapport au potentiel de cette équipe lilloise qui ne s’est pas évanouie du jour au lendemain », a-t-il confié en conférence de presse d’avant match. Pas question donc de sous-estimer les Lillois. Pour lui, cette rencontre constituait même un véritable test pour son équipe, en particulier pour sa défense qui a jusqu’à présent donnée des gages de solidité. Après coup, force est de constater que hier soir, le test lillois n’a pas été concluant pour le Racing…

Le duo Jonathan David – Timothy Weah porte Lille

Timothy Weah et Jonathan David ont fait mal à la défense strasbourgeoise hier soir !

Disposé dans son désormais habituel 5-3-2, les joueurs strasbourgeois n’ont jamais vraiment semblé capable de trouver la solution face à Lille. Ils ont en particulier buté sur les problèmes causés par les attaquants Jonathan David et Timothy Weah, virevoltant duo qui a su prendre à défaut les défenseurs alsaciens par sa vitesse, sa technicité et sa rapidité d’exécution dans le dernier geste. Ainsi, dès la septième minute de jeu, Matz Selz doit faire étalage de ses réflexes pour stopper d’un pied ferme une frappe croisée signée David, bien servi par Angel Gomes auteur d’une percée au milieu de terrain.

Soucieux de contourner le bloc strasbourgeois, les Lillois jouent à plusieurs reprises sur les ailes, et c’est sur un long ballon presque innocent que le match bascule en faveur du LOSC à la 23e minute. Côté gauche, Timothy Weah est à la réception de cette longue ouverture et l’ancien parisien s’arrache pour défaire la protection de balle d’Alexander Djiku, finalement contourné et battu. Weah n’a plus qu’à centrer en retrait au point de pénalty pour un certain David, qui se fait une joie de crucifier Seltz d’un plat du pied simple, mais efficace !

Si Lille se procure à plusieurs reprises d’autres occasions dans cette première mi-temps, souvent par l’intermédiaire de frappes lointaines peu précises (27e, 28e, 32e, 45e minute de jeu), c’est encore Jonathan David qui force une nouvelle fois Matz Seltz à sortir le grand jeu, dès le retour des vestiaires (46e). A l’entame du second acte, le ton est donné pour les défenseurs strasbourgeois !

Djiku au supplice !

Alexander Djiku est passé au travers de son match… (Twitter RCSA)

Parmi eux, Alexander Djiku, d’ordinaire si fiable, connait une soirée particulièrement compliquée. Déjà fautif sur l’ouverture du score, il a ensuite écopé d’un carton jaune suite à un « bloc » sur Weah aux abords de la surface de réparation (38e), preuve de son incapacité à maitriser son adversaire. Cerise sur le gâteau, son tacle en retard sur… Weah, encore lui, au cœur de la surface de réparation, coûte un pénalty au Racing et précipite sa sortie. Entre temps, l’autre attaquant de la paire infernale, David, a transformé la sanction pour permettre à Lille de mener deux buts à rien avant l’heure de jeu.

D’ailleurs, Djiku ou pas Djiku, cela n’empêche pas les deux attaquants lillois de se trouver, toujours au dépend des défenseurs strasbourgeois, bien heureux de voir la reprise du centre de Weah par David passer à côté (70e) !

Le Racing se réveille enfin, Sissoko marque le but de l’espoir !

Le but d’Ibrahima Sissoko a laissé planer l’espoir d’une égalisation en Alsace ! (AFP – Patrick Hertzog)

Le second but des Dogues a au moins eu le mérite de piquer au vif les Bleus et Blancs, sous l’impulsion des entrants. Ainsi, c’est l’un d’entre eux, Ibrahima Sissoko, qui redonne espoir à tout un stade lorsqu’il transperce Grbic d’une frappe puissante à la retombée d’un corner (74e). Hélas, l’embellie est de courte durée. Sûrement emporté par l’élan et l’envie de bien faire, Adrien Thomasson est coupable d’une vilaine semelle sur le tibia du latéral droit de Tiago Djalo, ce qui entraine son expulsion sans sommations de Mr Letexier (78e).

Dès lors contraints de se réorganisés en un 4-2-3 et en un 4-4-1 à la perte de balle, les hommes de Julien Stéphan vont réussir à mettre la pression sur les cages adverses, malgré l’infériorité numérique handicapante. Dans une fin de rencontre électrique, les Lillois ont sans cesse reculés, nerveux, impatients d’en finir, dégageant le plus loin possible un ballon qui leur brûle soudain les pieds. Strasbourg joue haut, donne tout pour égaliser mais la finition pèche, comme sur ce bon centre de Guilbert que Diallo ne peut reprendre correctement de la tête (93e). Comme un symbole du « tout pour le tout » joué par le Racing, Matz Seltz joue les avants-centres sur corner dans les arrêts de jeu… en vain (94e) !

Un match tendu

Kévin Gameiro n’a pas su trouver la faille dans la défense lilloise hier soir… (Twitter RCSA)

Strasbourg doit donc s’avouer vaincu au bout du temps additionnel. Incapables de museler l’attaque lilloise, la défense du Racing a subi la vitesse de Weah, David, Ikoné ou encore Gomes, leur laissant parfois trop de marge de manœuvre. Le milieu de terrain et la défense lilloise ont été solide, portés par un excellent Benjamin André.

De plus, Strasbourg n’a pas su fructifier son importante possession de balle, Lille laissant volontiers le ballon à son adversaire. Quelques erreurs défensives, des approximations dans les passes, dans la construction et un manque de réalisme ou de réussite sur certaines occasions chaudes (14e, 20e, 67e, 93e), ont donc coûté la victoire -ou au moins le point du nul- au Racing contre des Dogues seulement dangereux par intermittence.

En effet, loin d’être impériale, l’équipe de Gourvennec a même étonnamment souffert dans le dernier quart d’heure du match en dépit de sa supériorité numérique, avec une défense paniquée par les offensives du Racing, bien décidé à égaliser coûte que coûte. De quoi regretter d’avoir attendu 70 minutes pour pousser Lille dans ses retranchements… « J’ai vu le Racing 20 minutes ce soir, a expliqué Julien Stéphan en conférence de presse. Mais 20 minutes sur ce genre d’équipes, ça ne suffit pas. Il faut le faire sur une durée beaucoup plus importante. On n’a pas réussi à les faire douter assez tôt. »

L’arbitre Mr Letexier a eu du travail hier soir dans un match houleux, sur la pelouse comme dans les tribunes ! (AFP – Patrick Hertzog)

Le tout dans une atmosphère tendue, où fautes et simulations se sont multipliées d’un côté comme de l’autre, sous les yeux d’un Monsieur Letexier peu alerte sur certaines de ses décisions. Devant un Kop Strasbourgeois hurlant sa colère tantôt envers la LFP, tantôt envers l’arbitre du soir, la tension fut donc de mise sur la pelouse, hachant toujours plus un match globalement peu agréable pour les yeux. Avec neuf cartons jaune distribués durant ces 90 minutes houleuses (5 pour Strasbourg, 4 pour Lille) en plus du carton rouge délivré à Thomasson, Mr Letexier a eu des difficultés à « tenir » les 22 acteurs.

A Strasbourg, son arbitrage a en tout cas été décrié par beaucoup. Certes, Mr Letexier n’a sans doute pas toujours été irréprochable dans ses décisions et l’utilisation du VAR sur certaines actions litigieuses, notamment en fin de match, semble toujours aussi hasardeuse, variant d’un match à l’autre dans une inconstance regrettable. Mais jusqu’à preuve du contraire, éructer sur l’arbitre de touche, s’énerver sur le banc, bref, râler dans tous les sens, ça n’a jamais fait gagner un match…

Alexis Kopp

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