Castres-Toulon (27-16) : l’essai de Wilfrid Hounkpatin était-il valable ?

Si les Castrais ont mérité leur victoire devant le RC Toulon, samedi soir, au stade Pierre-Fabre, des décisions litigieuses de monsieur Descottes ont entaché la victoire du CO. Notamment l’essai de Wilfrid Hounkpatin.

Le contexte


La seconde mi-temps vient de débuter et les Castrais continuent tambour battant de pilonner les Toulonnais. À la suite d’une pénalité à 5 mètres de la ligne de but du RCT, le puissant pilier droit Wilfrid Hounkpatin joue vite et emporte trois Toulonnais sur son dos avant de tomber en terre promise. Mr. Descottes voit le ballon aplatit mais veut s’assurer que l’essai est bien valable et demande la vidéo en posant la question suivante : « Y-a-t ’il une raison de refuser cet essai ? ».

La décision arbitrale


La question de Monsieur Descottes est très importante ici car sa décision terrain est qu’il y a essai. La vidéo doit donc montrer 100% du temps que l’essai n’est jamais aplati. Sinon l’arbitre doit accorder l’essai car « il n’y a aucune raison de refuser l’essai ». Ici l’arbitre central voit la pointe du ballon aplatie dans l’en-but donc selon lui il n’y a même pas lieu de s’adapter à la question qu’il a posé. 

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Notre avis en images


On ne sait honnêtement pas ou l’arbitre du soir a vu la pointe du ballon touchée le sol sur ces ralentis-là. Il est mieux placé que nous sur le terrain. Il a peut-être vu le ballon aplati et donc l’essai est potentiellement valable.

Nous restons cependant dubitatifs devant une telle décision car sur tous les ralentis, on voit toujours une main en dessous du ballon et il n’y a aucune image qui montre que ce dernier touche le sol. Nous pensons donc que cet essai aurait dû être refusé et donné lieu à un renvoi d’en-but.

La vidéo doit être mieux utilisée


A chaque arbitrage vidéo pour essai, il faut tendre l’oreille pour entendre la question que pose l’arbitre de champ à son analyste vidéo. La question implique dès le début un parti pris sur la décision à venir et la vidéo ne change que très rarement ce post-jugé de l’action. Il faut que les images montrent exactement et sans la moindre hésitation l’inverse de ce que pense l’arbitre. Si un doute subsiste, le plus infime soit-il, l’arbitre ne reviendra pas sur sa décision terrain. 

Si le facilitateur de jeu demande la vidéo c’est qu’il n’est pas sûr de lui et que sa vision a pu être fausse, il veut donc valider avec des images au ralenti si l’essai est valable ou non. Demander la vidéo est, selon nous, une deuxième chance de revoir l’action et donc de prendre une décision au calme, sans vitesse et sans pression. Il ne devrait donc pas avoir de parti pris possible et aucune question ne devrait influer la décision finale. La seule question qui devrait être posée devrait être trivialement : « Essai oui ou non ? ».

La vidéo est un formidable outil mais à force de s’en servir pour tout et n’importe quoi, les arbitres se reposent parfois trop sur elle pour se dédouaner alors qu’ils savent déjà quelle décision ils vont prendre et aucune image ne les fera changer d’avis. 


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