Ce qu’il ne fallait pas manquer en NBA: Les Hawks et le Heat rigolent, Curry a fait du Curry.

Seulement 3 matchs prévus dans la nuit de jeudi à vendredi, mais des affiches alléchantes avec un affrontement entre Trae Young et Luka Doncic, et le deuxième match des champions en titre à Miami, dans un match qui sent bon l’affiche de Playoffs. Alors que retenir de ces deux matchs?

Première ratée pour Jason Kidd et les Mavs.


Le premier match dela soirée nous proposait un affrontement entre les Mavs de Luka Doncic et les Hawks de Trae Young. Les deux compères de la Draft 2018 ont l’habitude de nous offrir des performances excitantes, cette rencontre devait donc tenir toutes ses promesses. Sur le banc des Mavs, le nouveau venu Jason Kidd avait à cœur de bien commencer, afin d’effacer le plus vite possible l’ombre de Rick Carlisle, coache emblématique de Dallas.

Malheureusement pour eux ou heureusement pour Atlanta, le match a très vite été plié, la faute à un collectif des Hawks super bien huilé. Pas moins de 6 joueurs à + de 10 points, la continuité du groupe de Nate McMillan a porté ses fruits. Une performance offensive symbolisée par le match de Trae Young. En difficulté avec son shoot toute la soirée, le petit meneur s’est ensuite mué en passeur pour régaler ses copains, et la défense des Mavs ne savait plus où donner de la tête.

Coté Mavs justement, beaucoup de difficultés à scorer dans ce match, leur chef d’orchestre totalement asphyxié par DeAndre Hunter. L’ancien de Virginia a totalement mis dans sa poche le slovène, rendant la production de Dallas bien maigre. Son compère de la Draft 2019 Cam Reddish n’est pas en reste non plus, avec 20 en 17 minutes en sortant du banc, meilleur marqueur de son équipe. Travis Schlenk a aligné les sous sur certians jeunes cet été, mais les rookies de 2019 vont pouvoir prétendre à un gros chèque aussi si leur saison ressemble à ce premier match. D’un coté on a un joueur de type Kawhi Leonard, très sérieux en défense et fiable en attaque, de l’autre un scoreur de sortie de banc qui peut encore progresser en défense avec sa longueur de bras. Un problème futur pour le GM d’Atlanta, mais pas un problème pour Nate McMillan cette saison.

Coté Mavs il va falloir retrouver la mire, avec un tout petit 33% au tir sur l’ensemble du match et 30% de réussite à 3 points. L’adaptation à un nouveau coach, de nouveaux systèmes, cela prend du temps et on attendra avant de juger ces Mavs versions 2021-2022.

Le Heat prend sa revanche.


L’avantage de cette victoire écrasante d’Atlanta, c’est qu’on a pu suivre avec attention la revanche du premier tour de playoffs 2021 entre le Heat et les Bucks. Avec un recrutement très intéressant, Eric Spoelstra et Miami ont des ambitions cette année. Ajouter Kyle Lowry et PJ Tucker à un effectif déjà fort, on est pas loin de la masterclass. De son coté les Bucks voulaient confirme la belle victoire obtenue contre les Nets lors de l’opening night.

Mais de match, il y en a encore moins eu, avec une domination outrageuse de Miami durant tout le match. Revanchard après le sweep des précédents playoffs, le Heat n’a laissé absolument aucun espace à l’attaque de Milwaukee. Illustration de ces lignes? Un premier quart -temps durant lequel le match va se jouer. Seulement 3 points marqués en 8 minutes de jeu dans le 1QT, pendant que le Heat exécutait avec précision les systèmes. 22-3 au bout de 8 minutes, puis 32-7 eux minutes plus tard. Comment on dit fessée en Grec déjà?

Et n’espérez pas un retour fabuleux des Bucks, une réaction du champion ou autre, le Heat ne relâchera pas le pied de la pédale d’accélérateur dans le deuxième quart temps. Portés par un Tyler Herro en feu complet en sortie de banc, le Heat rejoindra les vestiaires sur un score de 72-43, déjà joué le match, on vous dit. Les deux prochains quart temps seront gagné 33-26 et 32-26 par Miami, et une valise de gagnée pour Giannis et ses coééquipiers.

Giannis justement très en difficulté sur ce match, bien gêné par les différents défenseurs que le Heat a pu mettre sur lui. Bam Adebayo le verrouille en défense et se permet de mettre des petits shoots en attaque, si ça switch, c’est PJ Tucker qui prend le relais, c’est fatiguant. Le Heat est peut-être l’équipe la mieux armée pour défendre ces Bucks, et ça s’est vérifié la nuit dernière. La deuxième période ressemble plus à un grand garbage time qu’autre chose, et Miami empoche la victoire 137 à 95. 42 points d’écart, le retour sur Terre est compliquée pour les Bucks.

Steph Curry trop chaud mais les Warriors se font peur.


Enfin pour clôturer cette soirée, les Golden State Warriors affrontaient de nouveau une équipe de Los Angeles, cette fois-ci les Clippers, à domicile pour le premier match avec du public dans le Chase Center de San Francisco. Et on peut affirmer sans trembler que Steph Curry attendait ce moment avec impatience, parce qu’il ne fallait pas être en retard pour ce match. Après le discours traditionnel de début de saison, c’est un véritable récital que nous a offert le meneur. Mais trêve de palabre, je laisse la ligne de stats parler d’elle-même:

25 points / 2 rebonds / 1 passe décisive à 9/9 au tir et 5/5 depuis le parking. Une véritable déflagration après son match en demi-teinte lors de l’opening night. Dans son sillage les autres Warriors ne sont pas en reste, notamment un Andrew Wiggins qui commence son match avec un joli 3/3 de loin. Mais l’attraction c’est le Chef Curry, et les Warriors terminent le premier quart temps avec 17 points d’avance. Même privés de Kawhi Leonard les Clippers ont les armes pour rivaliser, mais on parle plus d’un besoin de Doliprane vu tout ce qu’ils se sont pris.

Le temps de se reposer et de reprendre leurs esprits, et les coéquipiers de Paul George renversent totalement la situation. Un second quart gagné 40-22, et surtout une dynamique de jeu totalement inversée. Les Warriors commencent à perdre beaucoup de ballons évitables, et dans le même temps les Clippers se trouvent beaucoup mieux en attaque. Paul George moins flashy mais terriblement efficace, un Reggie Jackson et un Terence Mann qui montent en puissance, et c’est Los Angeles qui rejoint les vestiaires devant au score.

Alors, tout ça pour ça? Un énième match donné bêtement par les Warriors, comme les saisons précédentes? Et bien pas forcément. Parce que cette équipe présent quelque chose de nouveau par rapport aux saisons dernières, cette capacité à tenir et à grapiller avec des points de partout. Un apport du banc encore important hier, et les tirs qui rentrent au bon moment. Au rayon des moments mémorables, c’est Damion Lee qui mets deux énormes shoots de loin de suite pour faire repasser les Warriors devant dans le dernier quart. Le beau-frère de Steph Curry terminera à 11 points, et laissera le Chef terminer cette partie.

Alors qu’on entre dans le money time, Steph nous rappelle qu’il était là et qu’il est le meilleur shooter de l’Histoire, avec ces deux tirs pris depuis la buvette du Chase Center pour terminer les Clippers. Paul George tentera de ramener les deux équipes à égalité, mais c’est trop tard et les Warriors enchainent avec une deuxième victoire en autant de matchs.

Encore des choses à régler pour Golden State, et des Clippers qui ont su montrer de belles choses et une solidarité très intéressante pour la suite. Seulement la troisième soirée de NBA et déjà des performances comme celles de ce soir, la saison va être magnifique à suivre.


Cet article vous a plu ? suivez-nous sur Facebook (Le Club 115) et sur Twitter (@LeClub115)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro
Bloqueur de publicité détecté !

Aidez-nous à continuer notre activité en désactivant votre bloqueur de publicité ! La publicité fait vivre le site, ne nous laissez pas mourir.

Rafraichir la page