L’UBB envoie un signal fort à la concurrence

En prolongeant Matthieu Jalibert pour deux saisons supplémentaires, l’UBB envoie un signal fort à la concurrence. Oui le club de Laurent Marti est ambitieux et peut garder ses talents.

Laurent Marti installe Bordeaux-Bègles au sommet du rugby français (Icon Sport)

Sous contrat avec la formation girondine jusqu’en 2023, Matthieu Jalibert faisait l’objet de nombreuses convoitises, notamment de celle du Racing 92, qui lorgnait sur un ouvreur de standing international pour prévoir la succession Finn Russell. Malheureusement pour la formation de Jacky Lorenzetti, il faudra dégotter la perle rare ailleurs, puisque l’international tricolore a accepté de prolonger son aventure avec Bordeaux-Bègles jusqu’en 2025.

Un ouvreur de classe mondiale

Certains risquent de monter au plafond en lisant ces qualificatifs. Mais à 23 ans, Matthieu Jalibert fait désormais bel et bien partie des meilleurs ouvreurs de la planète rugby. S’il est souvent comparé avec Romain Ntamack en équipe de France, il serait actuellement titulaire dans les cinq autres nations européennes. S’il n’a pas le palmarès d’un Jonathan Sexton, l’expérience d’un Dan Biggar ou la célébrité d’un Owen Farrell, ses prestations sont depuis plusieurs mois au dessus de ces trois joueurs.

Probablement titulaire du XV de France lors de la prochaine tournée d’automne, le natif de Saint-Germain-en-Laye est un joueur crucial pour l’UBB, si ce n’est le meilleur. Dauphine du Stade Toulousain, l’équipe de Christophe Urios est dépendante de son jeune demi d’ouverture pour enchaîner les succès. Que ce soit face à Pau, Lyon ou au Stade Français, Jalibert a brillé par ses exploits individuels mis au service du collectif.

L’UBB affirme ses ambitions

En parvenant à le conserver, Laurent Marti prouve que son club a les moyens de rivaliser avec n’importe quelle écurie en terme d’attractivité. Et le choix de Jalibert de prolonger n’est pas dénué de sens, loin de là. En Gironde, il a réussi à progresser jusqu’à devenir l’une des principales têtes d’affiche du rugby français. Au sein d’une formation qui a atteint les demi-finales de Champions Cup et de Top 14 l’an dernier, il joue aussi dans un des meilleurs collectifs du continent.

Pour Bordeaux, ces objectifs sont atteignables et reproductibles. Ils sont même dépassables, puisqu’il s’en est fallu de peu pour qu’il élimine le Stade Toulousain, l’an dernier en demi-finale du Top 14. Si l’UBB ne brille pas autant sur le marché des transferts que d’autres clubs, elle montre à quel point sa bonne structure et sa cohérence pourront lui permettre de s’installer durablement parmi les meilleurs. Et cela, Matthieu Jalibert l’a bien compris.


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