Ligue 1 – Strasbourg – Lorient : le Racing fait couler Lorient !

(Twitter RCSA)

Une semaine après sa courte défaite à Rennes, le Racing Club de Strasbourg s’est parfaitement relancé hier en pulvérisant Lorient 4 – 0 lors de la 12ème journée de Ligue 1. Grâce à cette performance de haute volée, les Alsaciens passent devant leurs adversaires du jour et remontent à la septième place du championnat !


De dépit, ils ont d’abord applaudi lorsqu’Adrien Thomasson a planté le quatrième but strasbourgeois (64ème minute de jeu). Puis, allez savoir pourquoi, ils ont fait la chenille dans les gradins. C’est peu dire si l’après-midi a été longue pour la soixantaine de supporters lorientais venus jusqu’à Strasbourg pour assister, depuis le parcage visiteur, à la déroute totale de leur équipe sur le terrain. Repartis d’Alsace avec quatre buts dans la musette, les « Merlus » n’ont pas existé durant les 90 minutes d’un match qui a tourné dès la première mi-temps à la démonstration pour le Racing Club de Strasbourg, impérial en ce bel après-midi d’automne. Pour le plus grand bonheur du stade de la Meinau, une nouvelle fois en fusion.  


Lorient submergé par la marée bleue !


Les supporters du Racing sont à nouveau venus en nombre (24 002 au total) pour encourager leurs favoris ! (DNA – Jean Marc Loos)

Après leur défaite à Rennes, les Strasbourgeois avaient à cœur de montrer un autre visage sur leur pelouse, où ils ont pris de bonnes habitudes depuis le début de la saison (13 points glanés sur 21 possibles). Bourreau inattendu de Monaco, de Nice et de Lille, Lorient semblait pourtant avoir les armes pour faire douter le Racing. A commencer par une attaque rapide emmenée par Terem Moffi, associée à un milieu d’expérience composé de la paire Lemoine – Abergel.

Mais dans les faits, les hommes de Christophe Pelissier ont rapidement bu la tasse à tous les étages, balayés par les offensives strasbourgeoises survenues dès les toutes premières minutes de jeu. Fébrile, la défense lorientaise n’a jamais su maîtriser les attaquants strasbourgeois et a même manqué cruellement de réaction sur certaines phases défensives, abandonnant le gardien Paul Nardi à ses responsabilités. De leur côté, pris à la gorge par le pressing adverse, les milieux de terrain se sont fait manger physiquement. Souvent battus dans les duels, ils n’ont pu poser leur jeu pour servir les attaquants qui, après avoir brillé par leur maladresse, ont totalement disparu de la rencontre.


Duel au couteau entre Habib Diallo et Fabien Lemoine ! (DNA – Jean Marc Loos)

Dès l’entame de match, Strasbourg montre clairement ses ambitions de jeu, bien plus relevées que celles affichées face aux Rennais la semaine passée. Hauts placés sur le terrain, les Alsaciens multiplient les incursions dans la moitié lorientaise en débordant par les ailes. Si les centres de Caci et de Guilbert sont dans un premier temps trop imprécis pour être convertis en occasion de but, ils ont le mérite de donner le ton de la rencontre : Paul Nardi est prévenu, il aura fort à faire ! Sérieux, précis, appliqués dans leurs passes, les Strasbourgeois proposent du jeu, enchainent les combinaisons pour essouffler le bloc lorientais, tandis qu’à la perte de balle ils n’hésitent pas à presser haut et à mettre de l’intensité dans les duels pour gratter des ballons.

Malgré tout, Lorient parvient d’abord à sortir la tête de l’eau pour se procurer deux occasions chaudes (15ème et 16ème minute de jeu). Les Merlus auraient même pu ouvrir le score si Moffi, lancé à la limite du hors-jeu par Abergel après une perte de balle de Prcic, n’avait pas raté le but vide. Ce seront finalement les seules frayeurs d’un match à sens unique où Lorient, dominé dans l’ensemble des secteurs du jeu en dehors de ce temps fort d’une dizaine de minute, n’a jamais vu la lumière.


Une attaque strasbourgeoise en feu !


La paire Ajorque – Diallo a encore fait des dégats ! (Maxifoot.fr)

Et cette domination strasbourgeoise, matérialisée par plusieurs occasions de buts, est finalement récompensée grâce au travail de l’inévitable Ludovic Ajorque ! De fait, c’est bien le géant réunionnais qui ouvre le score sur une magnifique tête lobée (28e), suite à un centre de Lucas Perrin dévié par Habib Diallo. Et quand ce n’est pas Ajorque, c’est son alter égo Diallo qui fait des misères à la défense lorientaise. Ainsi, à la 39e minute d’abord, où l’ancien messin marque en renard des surfaces en poussant du bout du pied une tête de Thomasson claquée tant bien que mal par Nardi. Puis à la 45e minutes, lorsqu’il fait le break juste avant la rentrée au vestiaire d’une frappe somptueuse, entrée de surface, à la retombée d’un coup franc de Guilbert repoussé par la défense adverse : la balle s’écrase au fond des filets pour faire chavirer la Meinau !

Dès lors, le Racing ne sera plus jamais rejoint… ni même inquiété. En confiance, les attaquants strasbourgeois ne sont d’ailleurs pas rassasiés et continuent à déborder le bloc lorientais, incapable d’inverser la tendance dans le deuxième acte. En toute logique, à la 64e minute, c’est donc Thomasson, le troisième maillon de l’attaque, qui s’illustre à son tour en plantant le but du KO, après avoir manqué de réussite à plusieurs reprises (23e et 28e). Derrière, les hommes de Julien Stéphan se sont contentés de gérer cet avantage conséquent, tout en cherchant à préserver le clean-sheet. Et cette fois-ci en effet, Matz Seltz n’aura même pas eu besoin de faire de miracles, car c’est presque sans soucis qu’il termine ce match remporté 4-0.


Un match référence pour Strasbourg !


La joie du Racing après le deuxième but de Diallo contraste avec la désillusion des Lorientais (DNA – Jean Marc Loos)

Alors, en conférence de presse, l’entraîneur Julien Stéphan ne pouvait qu’exprimer sa satisfaction après une telle performance : « C’est un très bon match de notre part. On a flotté une dizaine de minutes mais globalement c’est un match référence. On a défendu en avançant, on a aussi été très bons dans le contre-pressing. Cela nous fait encore gagner en confiance. »

Après les victoires fleuves obtenues contre Metz (3-0) et Saint-Etienne (5-1) déjà à domicile, Strasbourg confirme donc avec ce large succès contre Lorient son aptitude à briller sur la pelouse de la Meinau, poussé par son public. Surtout, la victoire d’hier reflète toutes les qualités du Racing cette saison : solidité défensive et efficacité redoutable en attaque, deux éléments indispensables auxquels s’ajoute un jeu de possession attrayant prôné par Stéphan.

De fait, si Matz Sels n’a pas eu l’occasion de beaucoup se distinguer, sa défense a en revanche su parfaitement tenir sa place, à l’instar de Lucas Perrin auteur de plusieurs tacles décisifs pour priver Lorient du moindre espoir de retour. Remplaçant de Maxime Le Marchand, suspendu, le Marseillais a une nouvelle fois fait étalage de toute sa détermination. Sur les côtés, Caci et Guilbert ont quant à eux multiplié les appels et les courses pour déborder les Lorientais et centrer, offrant des solutions aux milieux de terrain pour combiner.


Lucas Perrin a réalisé un grand match en défense, hier ! (DNA – Jean Marc Loos)

En attaque, le trio Thomasson-Ajorque-Diallo, bien soutenus par Prcic et Sissoko qui n’ont pas faibli, a su se procurer de nombreuses occasions et a encore fait preuve d’efficacité. Aligné pour suppléer Kévin Gameiro, blessé aux ischios-jambiers, Diallo peut prétendre bousculer la hiérarchie, tant son réalisme face au but est criant depuis le début de la saison, en témoigne ses deux nouvelles réalisations. De son côté, Thomasson a également réalisé un match intéressant. Percutant, capable de créer des différences dans de petits espaces, le leader technique strasbourgeois est impliqué sur deux des quatre buts du Racing hier après-midi.


Adrien Thomasson a été au coeur de l’animation offensive du Racing (DNA – Jean Marc Loos)

Enfin, le collectif et son entraîneur Julien Stéphan ont su corriger les failles tactiques entrevues face à Rennes. Dominés sur les coups de pied arrêtés la semaine dernière, les Strasbourgeois ont cette fois-ci imposé leur loi dans les airs après avoir beaucoup travaillé ce secteur aux entraînements. La preuve, hier, trois des quatre buts sont marqués sur coup de pied arrêté, dont deux touches longues de Guilbert, spécialiste en la matière.

Mais surtout, Julien Stéphan a opté cette fois-ci pour une stratégie beaucoup moins attentiste et plus offensive, le bloc strasbourgeois jouant très haut pour se projeter plus rapidement en attaque, même en deuxième mi-temps ! Une audace payante donc, fatale aux Lorientais. Il ne reste plus qu’à rééditer cette performance la semaine prochaine contre un autre club de l’ouest de la France, Nantes, prochain adversaire à se dresser sur la route des Alsaciens. Dans tous les cas, après ce qu’il a montré, s’il gagne en régularité à l’extérieur (seulement 4 points pris depuis le début de la saison), le Racing peut largement prétendre à une place dans le top 10 !

Alexis Kopp

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