France-Géorgie : à quoi s’attendre face aux Lelos ?

Après une première victoire dans la série d’Automne face à l’Argentine, le XV de France reçoit la Géorgie, à Bordeaux, ce dimanche à 14h. Si les Bleus ont su se défaire difficilement du piège argentin, il faudra récidiver ce week-end face à une équipe qui, dans une moindre mesure, est taillée sur le même style de jeu. Analyse d’une nation géorgienne, que certains aimeraient voir remplacer l’Italie dans le Tournoi des Six Nations.

La Géorgie dispute systématiquement la coupe du monde

Une domination dans le Six Nations B mais…

Depuis 2006, ce qu’on appelle le 6 nations B mais qui était en réalité le championnat européen des nations jusqu’en 2016 puis le championnat international d’Europe, s’est joué à dix reprises. Les Géorgiens l’ont remporté neuf fois, ne concédant qu’un titre à la Roumanie en 2017. Si les victoires s’enchainent, les Lelos ne s’imposent pas toujours sur des gros scores et certains matchs sont très disputés. La Géorgie gagne notamment contre l’Espagne, qu’elle a battu de 6 et de 13 points au cours des deux dernières éditions, sans prendre nettement l’ascendant. Il en est de même pour la Russie, qu’elle n’a pas battue de plus de 17 points sur les deux derniers tournois.

Néanmoins, cette domination encourage de nombreux observateurs à demander une rencontre entre l’Italie et la Géorgie pour voir si les Lelos pourraient mieux figurer qu’une Italie à bout de souffle en Europe qui n’encaisse presque jamais moins de 40 points face aux cinq grandes nations. 

La dernière confrontation entre ces deux équipes date de novembre 2018 et les Italiens s’étaient imposés à Florence, sur le score de 28 à 17. Cette victoire avait mis fin aux rumeurs de changement dans le 6 nations mais les performances récentes de l’Italie et sa chute dans les performances qui semble inexorable ont relancé le débat. 

Aux arguments en faveur de l’intégration de la Géorgie dans le 6 nations s’ajoute les performances de cette nation dans l’Autumn nation cup il y a un an. Les hommes de Levan Maisashvili ont posé des problèmes aux Gallois et aux Irlandais qui n’ont pas réussi à gagner en marquant plus de 25 points. 

S’ils ont joué les yeux dans les yeux à deux reprises aux Gallois et aux Irlandais, ces matchs sont des exceptions et se sont tout de même soldés par des défaites. Remarquons aussi que les Géorgiens n’ont jamais battu une nation jouant le Rugby Championship ou du 6 Nations en match officiel. 

Cette statistique met du plomb dans l’aile aux Lelos dans leur ascension fulgurante depuis une petite dizaine d’année, et ils auront à cœur d’accrocher leur première grosse tête européenne, ce dimanche, à Bordeaux. 

Des guerriers dans l’âme

Les Géorgiens n’ont pas la réputation d’être des enfants de cœur sur un terrain de rugby. Leur style de jeu est rugueux avant tout et ce n’est pas un hasard si la grande star du rugby Géorgien, Mamuka Gorgodze, n’avait pas pour qualité première de faire des passes vissées de quinze mètres. 

Leur réputation devant n’est plus à faire et ce n’est pas un hasard si 13 des 19 avants appelés en sélection jouent en Top 14 ou en Pro D2. Comme un symbole de l’amour pour le combat des Lelos, cinq jouent à Brive qui est certainement une des équipes françaises qui affectionne le plus le jeu d’affrontement direct sur le rectangle vert. 

Si leur réputation de guerrier et de combattant n’est plus à refaire et constitue leur principale arme dans une rencontre, leur jeu de ¾ est plus limité et seulement deux joueurs dans la ligne du 11 au 15 jouent hors des frontières géorgiennes. Ce manque de joueurs de top qualité derrière constitue une de leurs principales faiblesses, les pénalisant notamment dans des matchs face aux grosses nations. 

Les clés du match

Les Bleus vont devoir s’attendre à un très gros combat devant mais ils semblent capables de résister à la puissance géorgienne et même de la mettre à mal avec des joueurs comme Julien Marchand, François Cros ou encore Grégory Alldritt, qui devraient débuter. Les Français ont été mis dans le bain du combat face à une Argentine ultra agressive et sauront répondre ce dimanche. 

La clé du match pourrait aussi résider dans le déplacement et le jeu au pied. C’est certainement la raison pour laquelle Fabien Galthié semble vouloir conserver le 5/8 entre Mathieu Jalibert et Romain Ntamack. Les déplacer avec nos courses rapides et notre jeu au pied devrait nous permettre de les mettre sous pression et de les empêcher de développer leur jeu de puissance en les obligeant à nous rendre des possessions en dégageant leur camp. 

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