Brooklyn Nets – Golden State Warriors (99-117) : Les Warriors en patrons, Curry gagne son duel à distance avec Durant.

Seulement 3 matchs au programme cette nuit mais le premier nous promettait pas mal de spectacle avec les Warriors premiers de toute la NBA qui rendaient visite à des Nets sur courant alternatif, mais qui restent une équipe prétendante à la victoire finale. C’était aussi l’occasion de voir s’affronter les deux joueurs de la semaine en NBA, Steph Curry et Kévin Durant.

Steph Curry, toujours plus devant dans la course au MVP.


Comme nous l’indiquions en introduction, ce match était surtout l’occasion de voir les deux anciens coéquipiers et joueurs de la semaine en NBA s’affronter dans ce qui semblait être le premier affrontement depuis le départ de KD où les deux équipes jouaient au même niveau. La saison dernière, Brooklyn n’avait pas fait dans la dentelle face à Golden State (125-99 en ouverture, puis 134-117) , mais cette saison le challenge était bien différent pour KD et les siens.

Et l’équilibre de la partie n’était pas seulement dû aux progrès collectif des Warriors dont nous parlerons plus tard, il était surtout l’œuvre de Stephen Curry, qui joue à un niveau stratosphérique depuis le début de la saison, dans la lignée de son exercice précédent qui l’avait vu finir meilleur marqueur de la Ligue en emmenant son équipe au Play-in.

Le Chef a donc cuisiné les Nets hier soir, avec la recette habituelle : Du scoring, une gravité sans pareil accompagnée d’une facette de son jeu qui se développe de plus en plus, l’organisation du jeu collectif. Et avec ceci? Le café et l’addition s’il vous plait. Steph finit donc à 37 points, 7 rebonds, 5 passes et 2 interceptions à 12/19 au tir dont 9/14 depuis le parking. Quand il est comme ça, il est absolument inarrêtable et tellement beau à voir jouer. Il donne le ton dès le début de match avec 4 tirs primés de suite, comme pour montrer que dans le duel à distance pour le MVP, Steph avait son mot à dire. Et quand Steph préchauffe rapidement, on savait déjà qu’on allait assister à une nuit de légende.

Du scoring a plus savoir quoi en faire donc, et sous toutes ses formes: des tirs à 3pts en fin de possession totalement déséquilibré, en transition alors qu’il reste 20 secondes sur la possession, en exécutant un bon système en sortie de temps-mort, tout y passe et la défense des Nets ne peut rien faire. Le pauvre Blake Griffin essaiera de le suivre, mais impossible pour lui de suivre la cadence tant le meneur est en forme en ce moment.
Mais là où Steph a excellé, c’est dans sa gestion du match. Sans rien forcé, il a pris les bons tirs, laissé joué ses coéquipiers et s’est servi de l’attention de la défense sur lui pour permettre à ses coéquipiers de marquer des paniers faciles. Parce que c’est aussi la grande force de ces Warriors version 2021-2022, cette capacité à se reposer sur plusieurs éléments pour attaquer.

Les Warriors se remettent en route, par le collectif.


On avait laissé la bande à Steve Kerr sur une défait face aux Hornets, et on était curieux de voir s’ils avaient la capacité à se relever contre une équipe prétendante à la victoire finale. Et forcé de constaté que la réponse est oui, tant Golden State a dominé son adversaire du soir.

Pourtant ce succès a mis du temps à se dessiner, avec une première mi-temps disputée à l’issue de laquelle les Californiens rejoignent les vestiaire avec une avance de 5 petits points grâce à deux énormes tirs primés d’Andrew Wiggins en toute fin de deuxième quart-temps. Mais on a eu le droit à un vintage Warriors, cette spéciale que les fans ont bien connu durant les années fastes entre 2014 et 2019, ces troisièmes quarts totalement fous, durant lesquels les joueurs de la Baie creusent l’écart et gagnent les matchs. 5 points d’avance à la mi-temps, 19 à la fin du troisième quart-temps, le job a été fait, et ce même en ayant un Steph Curry vissé sur le banc pour des problèmes de fautes. Troisième quart-temps maitrisé et production collective de haute volée, doux souvenir.

Le collectif a encore une fois brillé pour les Warriors dans le sillage de leur meneur bien évidemment. Si le Chef a planté 12 points rapidement dans le premier quart, c’est Wiggins qui sort de sa boite dans le deuxième, avec 13 points marqués dans les dernières 6 minutes de la mi-temps. Et lorsqu’ils en ont le plus besoin, c’est Draymond Green qui pénètre rageusement le cercle ou qui se permet même de planter un 3pts sur la tête de Kévin Durant, excusez du peu. Ajoutez à cela un Jordan Poole toujours plus précieux, et vous obtenez 4 joueurs sur le 5 Majeur au-dessus des 10 points.

Draymond Green au four et au moulin la nuit dernière. (Crédits : NBA)

Le banc a aussi bien contribué, avec 29 points à 10/28 au tir, profitant d’un garbage time provoqué par un énième tir longue distance de Steph Curry qui donnait 25 points d’avance aux Warriors, on ferme boutique. Une belle victoire collective donc, ce qu’on avait vu depuis le début de saison n’est donc pas juste un feu de paille, le Warriors Basketball est bien de retour.

Des Nets trop dépendants de KD


Coté Nets, ce match est évidemment une déception, pas seulement au niveau du résultats mais surtout au niveau du jeu proposé. Dans un soir où Kévin Durant n’est pas au mieux de sa forme et surtout très bien défendu par un Draymond Green déchainé, Brooklyn n’a pas montré de capacité d’adaptation à la défense proposée par les Warriors.

Le snake termine le match avec 19 points à 6/19, dont un bien moche 0/8 en revenant des vestiaires, ce qui a permis aux Warriors de creuser l’écart. Malgré la maladresse de leur leader, les Nets n’ont pas pu compter sur James Harden, coupable de pertes de balle coupables et de maladresses au tir. Alors qu’on pensait le barbu revenu au plus haut niveau ces derniers jours, on l’a retrouvé emprunté, incapable de faire la différence balle en main. Et sans Kyrie Irving toujours pas décidé à se vacciner, difficile de scorer si les 2 All-Stars ont du mal.

Une image bien triste pour les Nets ! (Crédits : NBA)

Les hommes de Steve Nash ont effectivement eu beaucoup de mal à attaquer sur cette défense des Warriors qui était capable de switcher sur n’importe qui. De la mobilité et des bras longs, voilà donc la recette pour les stopper? Bruce Brown a pourtant livré une très belle prestation avec beaucoup d’énergie, mais les minutes du banc étaient trop faibles pour espérer quoique ce soir face au collective jaune et bleu. Blake Griffin et surtout Patty Mills ont eu beaucoup de mal offensivement, l’australien terminant à seulement 8 points alors qu’il avait mis la sauce à ses adversaires ces dernières semaines.

Tout cela mis bout à bout, on obtient une sale défait pour les Nets, qui devront apprendre à ne pas seulement compter sur le génie de Kévin Durant en attaque s’ils veulent espérer accrocher les Finales NBA cette saison. Les contenders peuvent se reposer sur les lieutenants, à Steve Nash de trouver la formule.


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