Washington Wizards – Charlotte Hornets (103-109) : Terry Rozier fait tomber l’équipe de la capitale.

Terry Rozier n’a pas tremblé en fin de match (crédits : Basket USA)

Après un début de saison tonitruant, les Washington Wizards étaient redescendus de leur nuage avec deux défaites en trois matchs (dont une face à Charlotte) avant d’accueillir les Hornets. Ces derniers restaient sur une bien meilleure série de cinq victoires en six matchs malgré un début de saison en dents de scie. Le duel entre deux des plus belles équipes à voir jouer à l’est promettait alors d’être passionnant d’autant plus qu’aucun blessé majeur n’était à signaler. Le duel fût dominé majoritairement par les coéquipiers de Lamelo Ball qui se sont fait peur sur la fin mais on put compter sur un Terry Rozier des grands soirs.

Il manquait un scoreur chez lez Wizards.


Quiconque se penchait sur le marché de l’été des Wizards aurait pu prédire une saison difficile pour Bradley Beal entouré d’un effectif trop limité pour jouer les play-offs. Le début de saison a su faire mentir ces pronostics avec un effectif des Wizards tournant à merveille autour d’un Bradley Beal en difficulté. Blessé en début de saison, le scoreur n’est pas encore à 100% et ça se ressent sur le terrain tout autant que dans les statistiques.

Face au Hornets, le jeu offensif des joueurs de Wes Unseld Jr était huilé. Le ballon circulait à merveille, chacun savait ce qu’il avait à faire et la légendaire (pas vraiment) défense de Charlotte ne savait plus où donner de la tête dans le premier quart temps. Malheureusement pour Washington, les visiteurs sont peu à peu rentrés dans le match défensivement face à une équipe qui devenait trop prévisible en l’absence d’un joueur capable de scorer par lui-même. Kyle Kuzma, Kentavious Caldwell-Pope ou encore Spencer Dinwiddie ont été excellent dans leur rôle sans qu’on puisse leur en demander plus (mis à part une meilleure adresse à longue distance). Seulement voilà, aucun de ses trois joueurs n’est un scoreur naturel et pour gagner un match de basket, il faut mettre le ballon dans le panier plus que son adversaire.

Bradley Beal semble être le candidat idéal pour ce genre de prérogative, mais il n’a pas été à la hauteur hier soir avec ses 18 points à 27% au tir. Toutefois ce match n’est pas de mauvais augure pour les Wizards qui n’étaient pas loin de l’emporter malgré que leur frenchise player soit en méforme. Le potentiel de cet effectif qui semble complémentaire si Bradley Beal commence à prendre son rythme peut se révéler surprenant.

Lamelo Ball – Terry Rozier : Duo gagnant.


Ces derniers temps du côté de Charlotte, on trouve toujours des joueurs en forme. Ce soir, les deux joueurs du back court des honey bees ont porté l’équipe sur leurs épaules. A la suite d’un départ catastrophique qui avait vu les Hornets rester muet durant plus de 3mn30, Rozier à lancer Charlotte avec un magnifique quart temps à 11 points dont trois tirs longue distance. Il a donc maintenu à flots une équipe en manque d’adresse avant que Lamelo ne prenne le relai. Le cadet des frères Ball est devenu plus agressif après un début de match en manque d’adresse. Profitant notamment de la faiblesse défensive de Daniel Gafford sur pick and roll (dont la stratégie est plus ou moins de ne pas bouger), il s’est régalé en attaquant le cercle. Cet amas de confiance lui a même permis de conclure le 2ème quart temps d’un tir du logo faisant mal à la tête des Wizards juste avant de rentrer dans les vestiaires.

Toujours aussi bon après la pause, il a néanmoins dû laisser la lumière à Rozier. Le scoreur numéro 1 des Hornets a délivré une performance remarquable et très agréable à regarder. Enchainant les 3 points tels des lancers francs (il finira le match à 8/11), aucun défenseur de Washington ne semblait en mesure de l’arrêter. Le jeune Holiday s’y est d’ailleurs cassé les chevilles en encaissant l’un des plus beaux cross de la saison signé scary Terry. Malgré un retour des Wizards en fin de match, il a enterré tous les espoirs adverses d’un tir à trois points assassin à 12 secondes sur l’horloge.

Ball (28 points/7 passes/ 13 rebonds) et Rozier (32 points/ 4 passes/2 rebonds) ont su faire oublier la performance discrète de Bridges (seulement 6 points) et celle maladroite de Hayward (38% au tir). Avoir différente façon de faire mal à l’adversaire est une bonne manière d’arracher un ticket pour les play-offs, et Charlotte est plus que candidat.

Le banc des Wizards n’a pas su combler les manques des titulaires.


Bien que Washington aie perdu le match, ils ont largement dominé la bataille du banc. Certes, Nick Richards à apporter de l’énergie tout comme Kelly Oubre mais leurs production n’ont rien eu à voir avec celles de leurs homologues des Wizards. Montrezl Harrell a rajouté du piment dans le débat du sixième homme de l’année avec un performance à 24 points et 18 rebonds dont 7 offensifs ! Il a su profiter des 5 small ball de James Borrego en dominant dans la peinture. C’est lui qui a permis aux Wizards de revenir en fin de match, enchaînant les efforts dont un sprint sur un retour défensif qui l’a laissé les mains sur les genoux, incapable de repartir de l’avant. Un soldat dans toute sa splendeur. De son côté, le sophomore Deni Avdija a également beaucoup apporté surtout au niveau défensif ou il démontre de plus en plus de capacités. Ces apports n’ont pas su renverser le cours d’un match dominés par les joueurs majeurs de Charlotte qui ont joué plus de 34 minutes chacun pour assurer la victoire.


Rien ne bouge au classement pour Charlotte (5ème) et Washington (3ème) après ce match. Les Hornets vont désormais pouvoir se reposer deux jours avant d’enchaîner trois matchs à priori abordables (Orlando, Minnesota, Houston) et qui devraient leur permettre de consolider leur belle position à l’est. De leur côté les Wizards vont devoir se remobiliser pour défendre leur place sur le podium avec un calendrier également clément qui les verra affronter les Pelicans et le Thunder.   

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