Brooklyn Nets – New York Knicks (112 – 110) : Les Nets remportent la bataille new-yorkaise, James Harden a retrouvé la flamme.

Randle et Harden se sont livrés une belle bataille (Crédits : Middletownpress)

Les rencontres entre Brooklyn et New York sont toujours spéciales et le match de ce mardi soir n’a pas dérogé à la règle. Dans une ambiance de feu au Barclays Center, les deux équipes se sont livré un duel d’une intensité digne d’un match de play-offs. C’est sur le fil que les coéquipiers de KD et Harden se sont imposés grâce à l’intervention d’un joueur relativement … inattendu.

La circulation de balle n’est pas une priorité à « Big Apple ».


Chez les Knicks, Kemba Walker a été écarté du groupe par Tom Thibodeau, se faisant remplacer dans le cinq majeur par Alec Burks. Sans vouloir faire passer Kemba pour un meneur gestionnaire de renom, force est de constater que sans lui, le jeu des Knicks est principalement constitué de 1vs1. Malgré la bonne performance d’Alec Burks (25 points), il ne peut assumer le rôle de création, étant un pur scoreur de profession.

Par conséquent, les possessions de balles des Knicks se sont principalement résumées à un joueur essayant de faire la différence seul. Trop souvent, Quickley, Rose, Fournier ou encore Burks se sont retrouvés balle en main en fin de possession sans que la balle n’ai circulé, prenant un shoot difficile s’écrasant contre la planche. Julius Randle (24 points à 11/22) a bien essayé de porter l’équipe sur son dos, enchaînant les isolations, mais cela n’a pas suffit lorsque les Nets ont monté le niveau en défense. Si New-York est resté dans le match jusqu’au bout, c’est grâce aux coups de chauds successifs de nombreux de ses joueurs. Une stratégie qui semble peu viable sur le long terme et rappelle une douloureuse campagne de play-off 2021.

Du côté des Nets, la circulation de balle n’est pas au centre des débats depuis les débuts du duo James Harden – Kevin Durant. Trop souvent, le schéma offensif semble se résumer à donner la balle à l’un des deux monstres. Peut-on vraiment critiquer une telle stratégie lorsque les joueurs sont si forts ? On pourrait être tenté de dire non si certains indices n’indiquaient pas le contraire. Lorsque les Nets ont creusé un trou de 14 points dans le 3ème quart, c’est lorsque la balle circulait un peu plus et que des joueurs comme Patty Mills ou Lamarcus Aldrige étaient impliqué dans le jeu offensif. Toutefois lorsque l’enjeu se resserre, on en revient toujours à laisser la balle entre les mains du duo en priant pour que ça passe. Heureusement avec eux, il y a de grandes chances que ça passe.

James Harden, une première mi-temps digne de sa période Rockets.


Récemment, The Beard a déclaré qu’il avait du mal à trouver son rôle depuis l’absence de Kyrie Irving. Il évoquait notamment ses difficultés à savoir s’il devait se concentrer sur la distribution ou au contraire être plus agressif. Après un début de saison plus orienté vers la première option, on a retrouvé le James Harden de Houston ce soir contre les Knicks.

Hyper agressif d’entrée, Harden à inscrit 28 points en première mi-temps. Adroit à 3 points (3/5), extrêmement agressif (10 lancers francs tentés), il a pris les choses en main et répondu à ses détracteurs disant qu’il n’en était plus capable. Il s’est calmé en deuxième partie de match, essayant d’impliquer ses coéquipiers et notamment un Kevin Durant en panne d’adresse (2/9 sur les deux premiers quarts-temps).

Il a fini le match à 34 points, 8 passes décisives et 10 rebonds. James Harden est irrésistible lorsqu’il évolue à ce niveau en isolation, mais les Nets n’ont pour autant pas dominé le match lorsqu’il était en mode « je m’occupe de tout », en atteste le score serré à la pause (61-60 en faveur des Knicks). Il lui reste sans doute des ajustements à faire dans la façon dont il aborde les matchs, mais il semble sur la bonne voie et il lui reste de nombreux match pour arriver à plein régime lorsque cela compte vraiment.

Une fin de match à couteaux tirés.


Le dernier quart-temps a vu les deux équipes se rendre coups pour coups. Les deux équipes se sont enfin mises à défendre dur en même temps, se battant sur chaque possession comme si c’était la dernière. Julius Randle a beaucoup tenté, Kevin Durant a montré qu’il restait le patron lorsqu’il était l’heure de conclure une rencontre. Malgré une première partie de match en demi-teinte, c’est lui qui a pris ses responsabilités dans le dernier quart en inscrivant 11 points.

Après un gros run de KD, les Knicks se sont retrouvés mené de 3 points avec un peu plus de 20 secondes sur l’horloge. Les vieux démons de New-York ont alors refait surface. Julius Randle enchaînait les isolations et était de mieux en mieux défendu. C’est alors qu’a surgit l’homme qui avait été recruté pour pallier ce genre de situation. Sur une remise en jeu d’Alec Burks, Evan Fournier s’est emparé du ballon et a dégainé sans hésiter à longue distance pour ramener les deux équipes à égalité à 17 secondes du terme. Evan Fournier, le même joueur qui ne jouait plus les quatrième quart-temps, jugé trop peu efficace par Tom Thibodeau. En espérant que cette action le fasse changer d’avis.

C’est toutefois une dernière possession surprenante qui a fait rugir le Barclay Center. Bien évidemment, le ballon s’est retrouvé dans les mains de KD qui a mangé le chrono pour obtenir le dernier shoot à quelques secondes de la fin. Les Knicks ont alors fait le choix de doubler, forçant Durant à donner le ballon à … James Johnson. Le genre de joueur que l’on adore avoir dans l’effectif mais qu’on ne veut absolument pas voir prendre le shoot de la gagne. Il s’est élancé à grand pas vers le panier, profitant du déséquilibre dans la défense, avant de se faire stopper illégalement par Mitchell Robinson. Deux lancers francs plus tard, il offrait la victoire aux Nets sur le score de 112 à 110.

Les Nets enchaînent une 8ème victoire en 10 matchs et trônent au sommet de la conférence Est. Les Knicks, quant à eux, peinent à être régulier et stagne à la 7ème place avec le même bilan que les Celtics qui sont 11ème (4 équipes sont à égalité parfaite). Leurs prochains matchs seront encore plus révélateurs de leur façon de jouer sans Kemba Walker, en espérant que Thibodeau trouve enfin la bonne formule.

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