Quels lendemains pour les six nations de l’hémisphère nord ?

Globalement très à leur avantage à l’occasion de cette tournée d’automne, les nations du nord ont remporté leur bras der avec celles du sud. Feu de paille ou vraies promesses de lendemains qui chantent ?

L’Italie continue de creuser


L’Italie a eu toutes les peines du monde à se défaire de l’Uruguay  (©Icon Sport)

Une victoire pendant cette tournée contre l’Uruguay (17-10) mais que ce fut dur. Sauvés par un arbitrage très complaisant en fin de rencontre, les Italiens ont achevé cette tournée avec encore plus de doutes que lorsqu’ils l’avaient débuté. Eux, qui espéraient se débarrasser sans problème des Sud-Américains pour enfin enregistrer une victoire probante, et aboutie, n’ont finalement pas réussi à afficher un visage conquérant. 

Largement dominée par l’équipe B de la Nouvelle Zélande (9-47), qui avait pourtant réalisé un match très moyen, et battu sans contestation par l’Argentine (16-37) une semaine plus tard, la Squadra confirme son incapacité à rivaliser avec une équipe du top 8 mondial. Les bonnes performances de la Géorgie pendant cette tournée relance le débat d’une rencontre en sol géorgien ou d’un barrage d’accession entre les deux 6 Nations. L’Italie a du soucis à se faire au printemps…

L’Écosse poursuit sa progression


Les Écossais sont venus à bout de l’Australie (AFP)

Trois victoires en quatre rencontres, l’Écosse peut tirer un bilan positif de cette tournée en ayant écrasé les Tonga (60-14), accroché l’Australie (15-13) à son tableau de chasse, puis soufflé le Japon (29-20), qui l’avait éliminé en coupe du monde, il y a deux ans. Ce bilan positif doit cependant être nuancé par une très courte victoire contre une petite Australie. S’ajoute également une défaite face à l’Afrique du Sud (15-30), qui a mis en lumière les faiblesses écossaises, à savoir le déficit de puissance global et le manque de solutions sur le banc.

Une victoire de neuf points face au Japon qui avait été étrillé en début de tournée par l’Irlande ne suffit pas à convaincre les observateurs du Nord du mur d’Hadrien. Des victoires restent cependant des victoires même si elles sont acquises dans la difficulté et Gregor Townsend peut construire sur ce bilan positif, à l’approche du 6 Nations, qui débutera par la réception de l’Angleterre, à Murrayfield. 

Le Pays de Galles sur un fil


Rhys Priestland a offert un succès de dernière minute aux Gallois contre l’Australie (Reuters)

Du bon et du moins bon pendant cette tournée pour les Gallois. Une large défaite, sans les titulaires habituels, face à la Nouvelle Zélande (16-54) ouvrait la porte aux doutes. Puis, un nouvel échec face aux Sud-Africains (18-23), dans des conditions bien particulières, avec l’invasion du terrain par un supporter, alors que les locaux allaient certainement marquer. 

Les deux victoires face aux Fidji (38-23) très accrocheurs et l’Australie réduites à 14 (29-28) ne peuvent satisfaire Wayne Pivac, et confirment que son équipe a eu une bonne dose de réussite pour remporter le dernier tournoi. La génération vieillissante des Gallois ne leur permet plus d’être performant sur 80 minutes et, à l’image de l’Écosse, la profondeur de banc est de plus en plus faible. 

La victoire contre l’Australie leur permet cependant d’accrocher une des trois grosses nations du sud après une tournée d’été difficile en raison des rencontre des Lions Britanniques. Un match difficile attend le XV de Poireau, dès le début du tournoi, avec un déplacement à l’Aviva Stadium qui retrouvera sa passion du 6 Nations. 

L’Angleterre retrouve le chemin du succès


Marcus Smith et les Anglais ont réalisé un sans-faute (AFP via Getty Images)

Première nation de l’hémisphère Nord à terminer sa tournée invaincue, l’Angleterre a facilement remporté son premier succès face à de faibles tongiens (69-3), en déroulant son rugby. Les victoires face à l’Australie (32-15) et l’Afrique du Sud (27-26), cruciales pour l’avenir d’Eddy Jones à la tête de la sélection, ne suffisent pourtant pas à masquer les balbutiement d’une équipe parfois fébrile.

Le jeu n’est pas encore léché et la dernière victoire sur les Boks s’inscrit dans un contexte arbitral favorable, avec seulement un carton jaune reçu, malgré plus de 15 pénalités et mauls écroulés proche des lignes. Le match de l’Australie n’a pas été très abouti, les Anglais s’en remettant trop souvent au talent individuel de leurs joueurs stars, contre un adversaire en dedans. 

Il reste du travail aux Anglais et Eddy Jones doit arrêter de s’obstiner sur certains choix dans son pack, en préférant, par exemple, aligner Tom Curry en 8 et laisser Alex Dombrant et Sam Simmonds en club ou en tribune. Un déplacement en terre écossaise les attend et il n’est jamais facile pour les Anglais de s’imposer face à leur plus ancien rival.

L’Irlande au sommet de son art


Les Irlandais ont battu les All Blacks pour la troisième fois de leur histoire (C. Kilcoyne/Reuters)

Les Irlandais ont réalisé une tournée de rêve, cet automne, pour être notre véritable coup de coeur ! Trois victoires en trois matchs, dont une face à la Nouvelle Zélande (29-20), au cours de laquelle le XV de Trèfle à pratiqué un rugby de rêve. Souvent critiqués pour leur manque de folie offensive, en pratiquant un jeu de combat parfois limité, les Irlandais ont montré qu’ils savaient aussi se montrer spectaculaires lorsqu’ils prennent l’ascendant physiquement. 

Des questions continuent de subsister, notamment au sujet de l’état de santé de Jonathan Sexton (36 ans). Mais elles ne sauraient éclipser cette tournée pleine de promesses, avec deux autres coups d’éclats devant le Japon (60-5) et l’Argentine (53-7). L’Irlande aura deux rendez-vous difficiles à négocier, à Twickenham et au Stade de France.

La France de retour au sommet du rugby mondial


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