Les trois défaillances fatales au BO

Jamais dépassé par le MHR dans le jeu, le BO a néanmoins concédé une douloureuse défaite sur sa pelouse d’Aguilera (12-27). Malgré son courage, le promu ne parvient pas à transformer ses bonnes intentions en points.

Rendez son glorieux rouge et blanc au BO… (Icon Sport)

Le constat : si près, si loin…


Cette saison, le BO perd rarement avec un écart de points important. Il parvient même à dominer certains matchs en étant une équipe plutôt ambitieuse dans le jeu, malgré son statut de promu. Face à Montpellier, les partenaires de Steffon Armitage ont eu la mainmise sur la partie en seconde période, mais ils ont une nouvelle fois gâché un match qui semblait à leur portée. Rageant et très décevant, puisque les points valent cher dans ce championnat, et qu’accrocher le troisième du Top 14 aurait été une très belle prise sur le tableau de chasse.

Les failles : touche, stratégie, maladresses


Ce lundi soir, le BO a lourdement payé ses erreurs en touche, avec des lancers parfois hasardeux de François Da Ros, ou des mésententes avec ses sauteurs. Sur le papier, la touche basque ne s’est pas si mal comportée, avec 17 prises en 21 lancers (13/13 pour le MHR). Problème : le BO a perdu deux précieuses munitions dans les 22 mètres adverses, dont une sur un lancer à cinq mètres.

Ce qui pose ensuite la question de la stratégie adoptée. Alors que Brett Herron réalisait un superbe 100% (4/4) au pied en première période, pour maintenir son équipe dans le match (12-13), Biarritz changeait son fusil d’épaule. Le choix de prendre les trois points se transformait soudain en choix d’aller en touche, alors qu’il était possible de prendre l’avantage à ce moment de la partie. Le BO a persisté dans ce choix, y compris lorsqu’il devait revenir dans les clous du bonus défensif. Résultat : défaite à zéro point.

Certes, le choix aurait pu être payant, si l’essai de François Da Ros, à la suite d’un maul avait accouché d’un essai. Mais comme si souvent cette saison, le BO peine à avoir les détails de son côté. Un manque de réussite régulier, face à des adversaire bien plus réalistes, qui n’auraient par exemple pas manqué le deux contre un d’école de Gavin Stark

Biarritz a donc des motifs d’espoirs, car malgré une belle défense montpelliéraine, il aurait pu gagner ce match. Mais il va impérativement falloir que le promu devienne bien plus pragmatique et clinique dans les zones de marque, sous peine de retourner en Pro D2 dès la fin de la saison.

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