Les raisons de la défaite d’Arsenal face à Liverpool: Un pallier simple à franchir?

Hier soir les joueurs de Mikel Arteta se sont inclinés lors de la demi-finale retour de Carabao Cup face à Liverpool. Une nouvelle défaite face à un gros qui peut être expliquée par différentes raisons.

La frappe écrasée de Jota a mis Liverpool sur les bons rails.

Raison n°1: Le réalisme froid de Liverpool.

Durant cette partie maitrisée par les joueurs de Jurgen Klopp, Liverpool n’a pas eu besoin de forcer son talent pour mettre à mal les Gunners. Privés de Salah et Mané, actuellement à la CAN avec leurs sélections respectives, les Reds ont fait preuve d’un maximum de réalisme pour s’assurer cette victoire sans avoir à se découvrir. Alors qu’Arsenal était plutôt bien rentré dans le match à l’image du très remuant Martinelli, Liverpool a marqué sur sa première grosse incursion dans les derniers mètres. Profitant d’un marquage laxiste de Tomiyasu, Diogo Jota s’infiltre, résiste aux retours défensifs pour placer une frappe écrasée qui suffit à prendre Ramsdale à contre-pied, gêné par la quantité de joueurs devant son champ de vision.

Un maximum de réussite pour prendre l’avantage et procéder en contre pour le reste de la partie, scénario rêvé pour Liverpool. Les Reds n’auront qu’à attendre, faire le dos rond pour frapper une nouvelle fois à moins d’un quart d’heure de la fin du match, sur un amour de passe en profondeur de Trent Alexander-Arnold pour Jota encore, qui ajuste le gardien d’Arsenal d’un beau lob pour enterrer les espoirs de qualification des Gunners.

Jota, bourreau des Gunners.

Au total ce sont 2 buts pour 3 tirs cadrés pour Liverpool, une réussite qui contraste avec les difficultés qu’ont les hommes d’Arteta à convertir les occasions qu’ils se procurent. Les statistiques de tirs ne sont pas si différentes entre les deux équipes (11 tirs / 3 cadrés pour les Reds, 7/2 pour Arsenal) et Arsenal à même eu de belles période durant lesquelles ils auront tenu le ballon pour mettre la pression sur la défense de Liverpool. Seulement, la différence se trouve dans le réalisme, entre un Lacazette d’abord malchanceux avec le coup-franc sur la barre du début de partie, et son incapacité à enchainer en seconde période, bien repris par Robertson alors qu’il se trouvait aux 18 mètres face au gardien. Martinelli se démènera, mais Kelleher repousse sa tentative et Liverpool continue de gérer sa fin de match tout en maitrise pour garder sous contrôle une équipe d’Arsenal pas encore au niveau sur ce point-là.


Raison n°2 : Une animation collective défaillante

Si Arsenal a eu autant de mal offensivement, c’est aussi à cause d’une animation insuffisante avec des joueurs qui n’ont pas su répondre aux attentes de ce genre de match. Dépositaires du jeu d’Arsenal, Emile Smith-Rowe et Martin Odegaard ont eu beaucoup de mal à effectuer le lien entre la défense et l’attaque dans les phases de transition, ce qui a porté préjudice. Le jeune anglais est passé complètement à coté de son match et n’a jamais pu se remettre à l’endroit, au contraire du Norvégien qui a su influer grâce à sa vision de jeu et quelques transversales en seconde période. L’Anglais percute balle au pied, fait des différences et casse les lignes habituellement, mais là c’était beaucoup plus compliqué pour lui.

Les Gunners ont donc procédés par des longs ballons devant pour toucher les hommes sur les ailes qui étaient Martinelli et Saka et ainsi sauter les difficultés du milieu de terrain. Si le brésilien a été très convaincant et a posé des problèmes à Alexander-Arnold, Saka a encore eu beaucoup de mal à faire des différences sur son coté, dans la lignée de sa demi-saison. Un manque de vivacité et de tranchant dans ses décisions qui contrastent avec son compère de l’aile gauche.

Et dans cette configuration, difficile pour Alexandre Lacazette d’exister dans ce match, lui qui influe sur le jeu de son équipe en participant à sa construction en décrochant dans un rôle de neuf et demi. Le Français était cantonné à un rôle de point d’appui et de finisseur, difficile pour lui d’exister avec Van Dijk et Matip comme chiens de garde. Avec tous ces longs ballons, impossible de développer le jeu qui a permis à Arsenal de revenir dans le top 4, et cette obstination a conduit à créer un bloc très étiré, avec beaucoup d’espaces entre les lignes ce qui a permis à Fabinho ou Henderson de se régaler au milieu de terrain.

Smith-Rowe éteint par l’omniprésence du brésilien au milieu.

Raison n°3 : Un effectif pas assez étoffé coté Arsenal.

C’est peut-être la raison principale de cette défaillance pour Mikel Arteta, c’est la qualité de l’effectif disponible. Nous le savons depuis plusieurs mois, le club du nord de Londres est en reconstruction et Rome ne s’est pas faite en un jour.

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Avec les absences de Elneny (CAN) et Xhaka (suspendu), Arsenal ne pouvait pas compter sur beaucoup de milieux de terrain. Arteta avait associé Sambi et Odegaard dans un double pivot offensif lors des dernières rencontres, mais cette association ne peut pas perdurer sur du long terme. Thomas Partey venait à peine de rentrer de la CAN et ne pouvait pas débuter le match (et on a vu son « impact » lors de son entré en jeu), sinon, rien du tout. Ce manque de profondeur dans ce secteur de jeu tellement important pose problème, et on a vu la différence entre deux milieux de classe mondiale que sont Fabinho et Henderson, et les milieux d’Arsenal, même s’ils étaient tous disponible. L’un des axes de progression pour Arsenal est donc la recherche de ce taulier au cœur du jeu, capable de dicter un tempo.

En pleine période de Mercato, la questions de renforts se pose donc pour Arsenal. Outre la question du milieu de terrain, la profondeur de banc est aussi un problème puisqu’à partir du moment où il fallait mettre la pression et aller chercher le résultat, l’entraineur basque n’avait presqu’aucune solution offensive à part Nketiah qui marche sur courant alternatif et qui n’est donc pas un renfort de poids pour aller forcer la décision. Seul Nicolas Pepe est absent à la CAN (on ne compte pas Aubameyang qui ne rentrait plus dans les plans d’Arteta), la marge de manœuvre n’est donc pas large pour Arsenal sur le plan offensif. Alors doit-on s’attendre à des arrivées du coté de l’Emirates ? Pour aller accrocher le top 4, cela semble indispensable.

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