Open d’Australie 2022 : Berrettini, Tsitsipas, Medvedev, Nadal : lesquels iront en finale ?

L’avant-dernière étape du premier Grand Chelem de l’année se tiendra ce vendredi sur la Rod Laver Arena. Matteo Berrettini y affrontera Rafael Nadal, puis ce sera au tour de Stefanos Tsitsipas d’entrer sur le court face à Daniil Medvedev. Favoris, forces et faiblesses de chaque joueur, les avis divergent.

Ces demi-finales s’annoncent prometteuses. Qui seront les deux finalistes de l’Open d’Australie 2022 ? ©AO

Rafael Nadal et Matteo Berrettini, premiers sur le court

Premier duel, première divergence. Notre rédacteur Rémi place l’Espagnol en favori pour cette demi-finale. Pourquoi Nadal peut le faire ? Le simple fait d’être Rafaël Nadal suffirait presque d’argumentation, tant on parle ici d’un monstre du tennis. A 35 ans, l’Espagnol connaît un regain de forme impressionnant, d’autant que les blessures semblent le laisser tranquille depuis le début du tournoi. Seule alerte : des douleurs à l’estomac contre Shapovalov, qu’il bat néanmoins.

A l’incroyable expérience du joueur s’ajoutent des progrès certains. Réputé sur terre battue, Nadal semble avoir progressé sur dur, et propose un jeu moins stéréotypé qu’à son habitude. Services, fond de court, volée, courses à répétition… Nadal n’a pas de point faible dans le jeu. Son seul ennemi est son corps, son meilleur allié est sa tête. Face à des adversaires redoutables, la nouvelle génération du tennis (contre laquelle il présente un bilan largement positif), Nadal fait de la résistance, et ne lâchera rien pour atteindre un 21eme Grand Chelem en carrière, plus que jamais atteignable en l’absence de Djokovic.

Les points noirs ne sont pas légion. Une petite interrogation plane sur sa forme physique. Pas de blessure, mais peut-être une légère fatigue qui pourrait lui être défavorable dans un dernier carré très jeune. Ensuite, on pense forcément à ce quart de finale, ici en Australie, l’année dernière. Menant 2 sets à rien, le Majorquin s’était incliné 3 sets à 2 face à Tsitsipas. Un scénario de la sorte pourrait se reproduire, mais pourrait également servir à Nadal, afin d’éviter de faire les mêmes erreurs.

Rafael Nadal. ©AO

Matteo Berrettini a lui aussi ses chances de finale. Le dur étant sa surface préférée, l’Italien a toutes les cartes en main pour sortir son meilleur tennis. Protégé de Vincenzo Santopadre, Matteo Berrettini fait très peu de doubles fautes et bénéficie d’un service solide et efficace. Cela fait de lui un joueur difficile à breaker.

D’autre part, le Transalpin peut s’appuyer sur un coup droit considérable, rendant tout retour bien difficile. Il l’a démontré face à Gaël Monfils au cours du cinquième set. le Français s’est fait déborder par ce fameux coup droit de Berrettini. Ultime force, son mental. Il est capable de revenir au meilleur moment dans un match où il est désavantagé. Toutefois, ce mental peut le pousser au meilleur comme au pire.

Berrettini aussi a ses points faibles. Il n’affectionne pas du tout les balles basses face auxquelles il se retrouve en déséquilibre. L’Italien n’aime pas non plus les revers, coup qu’il utilise davantage slicé, pour ralentir le rythme de l’échange. Ce point-là peut être très pénalisant face à Nadal, qui rappelons le, est gaucher. Dernier élément, Matteo Berrettini est rapidement en difficultés lorsqu’il s’agit de répondre à un service puissant.

Matteo Berrettini
Matteo Berrettini. ©AO

Daniil Medvedev et Stéfanos Tsitsipas, deux géants

Là aussi, la team tennis est particulièrement divisée. Personnellement, je vois davantage le Russe l’emporter sur Tsitsipas, tandis qu’un un autre de nos rédacteurs, Axel, mise sur le Grec en finale. Explications.

Daniil Medvedev a besoin d’espace pour ses échanges, c’est un joueur de fond court, très puissant sur ses premiers services et ses revers. Sa principale force est sa capacité à lire le jeu de son adversaire. Il est capable de rentrer dans la tête de son rival, devenant alors particulièrement difficile à déborder. Medvedev a aussi plusieurs sources de motivation. A seulement 25 ans, il a l’opportunité de devenir n°1 mondial au sortir de ce Grand Chelem. De plus, le gaillard d’1m98 a remporté son premier titre en GC il y a quatre mois.

C’est également un joueur très solide au niveau mental. Si son fort tempérament peut parfois lui jouer des tours, il est aussi un atout considérable. On l’a vu à plusieurs reprises, il sait gérer un public capricieux et n’est pas désarçonné par le comportement de ce dernier. Dernier élément non négligeable, en huit rencontres face à Stéfanos Tsitsipas, le protégé de Gilles Cervara est sorti 7 fois vainqueur.

Néanmoins, tout tennisman a ses faiblesses. Son caractère peut également s’avérer pénalisant. S’ajoute à cela un quart de finale extrêmement long contre Félix Auger-Aliassime. Ce dernier duel en cinq sets a d’ailleurs failli coûter sa place à Daniil Medvedev. Ses plus grands points faibles résident notamment dans ses seconds services, soit trop longs, soit trop lents pour espérer prendre l’avantage. En outre, il est peu à l’aise au filet. Le fait d’être un joueur de fond de court peut s’avérer handicapant en cas de montée au filet. Et tout comme Matteo Berrettini, il n’aime pas les balles basses, qu’il peine à renvoyer efficacement.

Daniil Medvedev. ©AO

Quant à Stéfanos Tsitsipas, favori d’Axel, il est le seul à avoir bouclé son quart en trois petits sets. Cela peut lui permettre de faire la différence. Il a passé moins de temps que son rival sur le court, soit 14h au total, contre 15h pour le Russe. Tsitsipas peut aussi compter sur un mental à toute épreuve, qui l’a déjà sorti de situations périlleuses. C’est un joueur très posé, il ne s’affole jamais.

Par ailleurs, il n’a pas la pression du favori qu’ont Rafael Nadal et Daniil Medvedev pour le titre. Et sa victoire en quarts face à Jannik Sinner lui a donné un boost de confiance. Côté jeu, il monte régulièrement au filet, contrairement à son rival du jour. Toutefois, cela ne l’empêche pas d’avoir un excellent jeu de fond de court, ponctué de coups droits redoutables. Ce type de jeu lui a été utile par le passé, notamment en 2019, où il était venu à bout du Russe en demi-finale de l’ATP Finals avant de décrocher le trophée.

Venons-en à ses points faibles. Tout d’abord, les courts en dur ne sont pas sa tasse de thé. Le droitier est bien plus à l’aise sur terre battue. Son pourcentage de réussite au premier service n’est pas des plus élevés dans ce tournoi, il plafonne au maximum à 70%. Tsitsipas est très souvent auteur de fautes directes dans ses duels, à surtout éviter face à Daniil Medvedev. Dernièrement, son prochain adversaire est sa bête noire en dur. Car comme nous l’avons mentionné plus tôt, il a perdu sept duels sur huit contre le Russe, dont un ici-même l’an passé en demi-finale : 6-4, 6-2, 7-5.

Stéfanos Tsitsipas. ©AO

Vous l’aurez compris, les débats sont riches concernant le potentiel vainqueur de cet Open d’Australie. Pour vous, quel tennisman a le plus de chances de l’emporter ?

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