A 2 semaines du choc PSG-Real, un point sur la confrontation : les atouts du PSG

Le PSG, large leader de Ligue 1, en course sur tous les tableaux, a des atouts à faire valoir.

Les joueurs du PSG célébrant le but de Marco Verratti contre Reims. (BFMTV)

Un jeu en amélioration

C’était un des gros problèmes de Mauricio Pochettino : l’ennui devant les matchs du PSG, et plus généralement la fébrilité de l’équipe parisienne contre toutes les attaques. Ce n’est toujours pas flamboyant mais cela semble s’améliorer. Les Parisiens ont signé deux victoires probantes contre Brest (2-0) et Reims (4-0) et l’effectif semble monter en puissance en préparation du choc contre la Maison blanche, dans 3 semaines désormais.

A souligner notamment, des circuits de sortie de balle rapides, mis en place dès l’arrivée de Mauricio Pochettino, et retrouvés lors de la rencontre face à Reims. On a vu, à cet égard, Leandro Paredes redescendre comme 3e central, entre Sergio Ramos et Marquinhos, pour assurer les relances. L’argentin a d’ailleurs touché le plus de ballons pour un Parisien (133) et délivré le plus de passes (123), qui permettaient de casser la première ligne voire la deuxième.

Cela a pu libérer Marco Verratti : l’Italien a davantage eu le jeu face à lui, a pu se concentrer sur des responsabilités offensives et a été récompensé par le premier doublé de sa carrière. Ce rôle de 3e central, et 1er relanceur, davantage sa responsabilité en Ligue des Champions, était attribué dimanche dernier à l’argentin ; Mauricio Pochettino sera peut-être tenté de reconduire Paredes, voire Danilo, dans ce rôle face à Madrid afin de laisser plus de responsabilités offensives à Verratti. On le sait, l’entraîneur du PSG apprécie les qualités d’attaque de l’italien : ce dernier a déjà joué milieu gauche, milieu offensif, dans le système parisien.

Sur les côtés, on attend le retour d’Achraf Hakimi dans le club de la capitale : le marocain, récemment éliminé de la CAN, a réalisé un tournoi de haut vol. Cependant, son retour ne s’est pas fait attendre pour changer le jeu des latéraux : le différentiel avec 2020/2021 est flagrant. La vitesse et la qualité de centre des latéraux permet de les faire jouer comme pistons, et cela permet d’apporter un danger quasi-permanent sur les côtés. A ce titre, Nuno Mendes semble monter en puissance jour après jour et a déjà acquis la place de titulaire au profit de Juan Bernat. Le piston prêté avec option d’achat par le Sporting Clube de Portugal a d’ailleurs commencé à délivrer des passes décisives.

Nuno Mendes et Achraf Hakimi. (L’Equipe).

Qu’en sera-t-il alors, si les latéraux sont placés plus haut, de la défense centrale ? La charnière à deux, quasiment inchangée au Paris Saint-Germain, a été bousculée récemment : l’arrivée de Sergio Ramos rebat les cartes dans l’effectif. Pochettino l’a progressivement intégré au sein de l’effectif, alternant la défense à 4 (Mendes-Ramos-Marquinhos-Hakimi) et la défense à 3 (Kimpembe-Ramos-Marquinhos).

Chacune des lignes présente ses spécificités : la défense à 4, bien que plus robuste défensivement pour une équipe habituée à subir, bride les qualités offensives des latéraux ; tandis que la défense à 3 laisse libre cours aux offensives mais expose le PSG aux contres adverses.

Néanmoins, tout n’est pas parfait : le PSG est toujours en difficulté face aux blocs bas, et doit trouver une solution face à ses problèmes dans la transition entre le milieu et l’attaque : le milieu ou les milieux accompagnant Marco Verratti doit être doué dans le jeu de transition afin de permettre de parvenir rapidement à l’attaque, une des forces parisiennes : la meilleure attaque de Ligue 1 manque de milieux dans ce registre.

Si Idrissa Gueye ou Georginio Wijnaldum se sont déjà illustrés dans ce domaine, le premier est à la CAN, pourrait revenir tard et n’a pas toujours satisfait dans ce domaine ; et le second est décevant depuis le début de saison, jouant trop en retrait, malgré une bonne période fin octobre-début novembre.

Par ailleurs, les Parisiens sont toujours très exposés défensivement : c’était une des pires défenses aux Expected Goals de la phase de groupes de Ligue des Champions, et sont régulièrement en danger contre des offensives parfois banales. Néanmoins, Gianluigi Donnarumma (qui semble gagner une place de titulaire) ou Keylor Navas sont de vrais atouts pour le club rouge et bleu, leur permettant de garder la tête hors de l’eau lors de certains moments compliqués.


Messi retrouve la forme dans une attaque de qualité

Il est souvent moqué pour son faible bilan comptable : l’argentin, aux 6 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues, enchaîne les performances satisfaisantes voire de qualité, depuis la fin novembre. A cette date, il avait d’ailleurs signé son premier but contre Nantes. Son alliance avec Kylian Mbappé semble être de qualité, une aubaine pour le Paris SG qui peut bénéficier de deux offensifs pouvant jouer à la fois axial comme excentré.

Lionel Messi, de dos lors du match contre Reims. Avec Sergio Ramos (si l’Espagnol tient sa place) et Kylian Mbappé, il pourrait être une clé du match. (Icon Sport).

L’Argentin, touché par le Covid-19, a d’ailleurs décidé de rester à Paris pendant la période de trêve internationale qui débute : cela lui permettra de monter en puissance à l’approche du choc face aux Merengues. Néanmoins, il faudra voir le niveau de Lionel Messi en présence de Neymar. L’Argentin est entré dans une bonne période lors de la blessure du Brésilien : la bonne entente des deux sur le terrain sera donc à confirmer d’ici au 15 février. Avant la blessure de Neymar, lui et Messi semblaient s’entendre très bien, au point de vouloir constamment se trouver au détriment du jeu…


Des résultats de qualité

Si le jeu n’est pas toujours flamboyant, les Parisiens n’en sont pas au même point que la saison dernière. Cette saison, le club de la capitale n’a perdu qu’une fois en championnat (contre 6 à la même époque) et une fois en Champions League (2 fois à la même époque la saison dernière). Entre-temps, le Paris Saint-Germain a obtenu d’excellents résultats en Ligue des Champions, et s’est renforcé cet été, au contraire de son adversaire européen, lequel se préserve sans doute pour acheter Kylian Mbappé, même libre, cet été.

Kylian Mbappé célébrant l’ouverture du score face au Bayern Munich en avril dernier. Cette qualification parisienne est un symbole du mieux, sur le plan européen, du PSG. (Icon Sport).

Les Parisiens, bien que seconds de leur groupe, ont battu sur la double-confrontation Manchester City (2-0 ; 2-1), en surclassant les Cityzens à l’aller de la même manière que les Cityzens ont surclassé les Parisiens au retour.

De surcroît, bien que fébriles dans le jeu, le PSG semble posséder la faculté d’obtenir des résultats « avantageux » quelle que soit la situation : à Manchester, les Parisiens ont ouvert le score, ce que Manchester City n’était pas parvenu à faire au Parc des Princes. Contre Munich, Paris, dominé, s’était qualifié au terme d’une double-confrontation particulièrement spectaculaire. Plus généralement, les Parisiens ont perdu 4 fois seulement par deux buts d’écart depuis le début de la saison 2019/2020, et n’ont plus perdu par plus de deux buts d’écart depuis le 14 avril 2019 (défaite 5-1 à Lille).

A titre de comparaison, sur la même période, Manchester City a perdu 11 fois par deux buts d’écart ou plus (bien que la Premier League offre une compétition sans doute plus intense ; cependant la période inclut la saison 2020/21, au cours de laquelle les Parisiens n’obtinrent pas le titre), le Bayern Munich et le Real Madrid 4 fois. Concernant Manchester City et le Real Madrid, leur dernière défaite par plus de 2 buts remonte à fin 2020 ; fin 2021 pour le Bayern. Finalement, le Paris Saint-Germain a sans doute les qualités pour faire le dos rond en cas de mauvaise performance, et c’est la meilleure équipe dans ce domaine, à la fois sur le plan national et européen.

Les Parisiens bénéficieront sans doute, à ce titre, d’une nouvelle règle faisant son apparition dans les matchs à élimination directe : la fin de la règle du but à l’extérieur. Le PSG, perdant du fait de cette règle en 2017 et 2019 ; plus chanceux en 2015 et 2021, devrait tirer profit d’une règle avantageant les équipes sachant protéger les écarts de score, peu importe le nombre de buts marqués.


Paris n’aura pas un match facile, c’est certain : c’est quelque part presque une finale avant l’heure, entre deux équipes d’un très haut niveau, et en grande forme. Si le jeu de Paris n’est pas rayonnant, et les Parisiens encore remplis d’incertitudes, le PSG a de nombreux arguments pour espérer une qualification. Il faudra contenir le milieu madrilène, et jouer sur ses atouts, notamment sur les côtés où il y a fort à faire et où le danger devra être présent, du fait de l’apport des latéraux et des offensifs de qualité. Paris n’est plus du tout dans la même situation qu’en 2020/2021, à eux de le prouver.

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