Les 3 raisons de l’excellent classement du MHR

Deuxième du Top 14, au bénéfice d’une brillante victoire sur la pelouse du Stade Rochelais (23-29), le MHR rayonne de nouveau depuis la prise en main de l’équipe par Philippe Saint-André il y a 13 mois.

Le MHR a fait tomber la Stade Rochelais sur sa pelouse (image Rugbyrama)

Fort de sept succès consécutifs, le Montpellier Hérault Rugby a fait son apparition dans le Top 2 du classement, au terme de la 16ème journée qui s’est jouée ce week-end. Qualifiée pour les phases finales de la Coupe d’Europe malgré une gestion de la compétition très critiquable, l’écurie de Mohed Altrad est donc de retour à son meilleur niveau.

1. PSA a remis de l’ordre dans la maison

Arrivé en mars 2020 en qualité de directeur du rugby, Philippe Saint-André n’a mis que 10 mois pour redescendre sur le terrain et prendre le contrôle de l’équipe première. Le 3 janvier 2021, alors que le club ne parvenait pas à s’extraire de la zone rouge, Xavier Garbajosa était limogé et cédait sa place à l’ancien sélectionneur du XV de France. La magie opèrait progressivement, et Montpellier se sauvait tout en assurant sa place pour la prochaine Coupe d’Europe, en remportant la Challenge Cup.

Si « PSA » ne jouit plus d’une très grande cote, depuis ses tristes résultats obtenus avec les Bleus, son travail au MHR porte indéniablement ses fruits. La bonne saison actuelle n’est que le prolongement de la deuxième partie du dernier exercice. L’effectif a repris confiance, et les internationaux qui le peuplent se montrent sous leur meilleur jour. Après un début de championnat houleux (2 victoires sur les 7 premiers matchs) la machine héraultaise a trouvé son rythme de croisière en enchaînant les belles performances. Les temps difficiles connus par les pensionnaires du GGL Stadium les ont incontestablement ressoudé.

2. Un recrutement qui porte ses fruits

Le passage à cette nouvelle saison a aussi permis de remettre à plat une partie de l’effectif. Exit les flops Johan Goosen ou Gabriel Ibitoye. Remerciements aussi à des joueurs en fin de course comme Bismarck Du Plessis ou Vincent Martin. Le MHR misait désormais sur l’arrivée du plus grand espoir italien Paolo Garbisi, mais aussi sur Geoffrey Doumayrou qui sortait d’une grosse saison avec La Rochelle, et le rugueux troisième ligne Zack Mercer.

Des éléments qui répondent déjà aux attentes, et qui ont apporté un vent de fraîcheur indispensable à cet effectif qui devait repartir de l’avant. Malgré les longues absences d’un Handre Pollard (sélection), d’un cadre comme Arthur Vincent (blessure), ou d’une recrue comme Marco Tauleigne (idem), l’équipe ne s’est pas trouvée trop affectée de par sa profondeur.

3. Des points de bonus précieux

Dans un championnat serré et homogène, ce sont les points de bonus qui peuvent souvent faire la différence. Et le MHR a une grande qualité : à chaque fois qu’il s’est incliné, c’est à dire à quatre reprises, il a toujours su prendre un point en perdant par moins de cinq unités d’écart. On pense aux courtes défaite à domicile contre Toulouse (15-17) et Clermont (20-22) ou à la résilience lors des défaites à Bordeaux (27-23) et Pau (23-22).

A deux reprises (Clermont, Pau), le MHR aurait même pu l’emporter s’il avait réussi l’ultime pénalité ou transformation de la gagne après la sirène. Cette haine de la défaite, qui fait aujourd’hui la différence au classement, s’était vue dès la première journée, quand les partenaires de Zack Mercer arrachaient le match nul sur le gong sur la pelouse du RCT (24-24).

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