Nos tops et les flops décalés de la victoire des Bleus sur l’Italie (37-10)

Vainqueur de l’Italie (37-10) au Stade de France, le XV de France a bien géré son entrée en lice dans le tournoi et prend une première place symbolique, à une semaine de la réception de l’Irlande.

Premier triplé en sélection pour Gabin Villière ! (Michel Euler/AP/SIPA)

LES TOPS


Gabin Villière voit triple !

Toujours perçu comme un ailier très rugueux, Gabin Villière a aussi prouvé qu’il était un excellent finisseur. Deux essais très bien conclus en bout de ligne, et un petit exploit individuel dans la défense transalpine ont permis au Toulonnais d’inscrire trois des cinq essais français de l’après-midi. Sur l’autre aile, Damian Penaud a lui aussi réussi son match, et s’est offert le quatrième essai synonyme du point de bonus offensif. A noter la belle entrée de Yoram Moefana, déterminant sur les deux derniers essais tricolores.

Grégory Alldritt omniprésent

Au four et au moulin, le Rochelais a une fois de plus séduit par son activité. Si sa puissance est précieuse pour faire gagner des mètres à ses partenaires, sa capacité à faire jouer derrière lui est tout autant appréciable pour assurer la continuité du jeu. Dans la même veine, Anthony Jelonch, auteur du premier essai, et Dylan Cretin, actif balle en main, ont mis en valeur le poste de troisième ligne !

Le sérieux des Bleus

Face à une équipe italienne déterminée, et vaillante, les Bleus ont joué leur match à fond et ont logiquement pris l’ascendant au fil de la rencontre. En touche, Cameron Woki fut pratiquement le seul joueur visé, tandis que peu de combinaisons ont été mises en place. Cela témoigne probablement d’une volonté du staff de ne pas dévoiler toutes ses cartes avant la réception de l’Irlande, qui s’annonce capitale pour la suite du tournoi.

LES FLOPS


De nombreuses fautes

L’envie française a parfois eu du mal à se contenir. Comme souvent lorsqu’il reçoit l’Italie, le XV de France peine à faire les choses dans le bon ordre et manque de patience lorsqu’il s’agit de conclure ses actions. Les Bleus ont donc souvent été pénalisés balle en main, ou se sont montré brouillons en attaque. Les conditions climatiques en première période n’ont pas aidé les partenaires d’Antoine Dupont à trouver le bon rythme.

Du retard des les rucks

Si les Français ont été très performants sur les rucks défensifs, le manque de soutien en phase offensive a souvent été préjudiciable. Le porteur de balle se retrouvait parfois isolé, ou alors la défense italienne parvenait à gratter le cuir. Cela s’explique encore par le pêché mignon des Bleus à mettre la charrue avant les boeufs, en se déployant massivement au large avant d’assurer la conservation du ballon. Contre l’Irlande, il faudra être beaucoup plus clinique sur ces phases arrêtées, sous peine de vivre un week-end en enfer.

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