Le Sénégal champion d’Afrique 2021 !

Au bout du suspens, les Lions de la Teranga décrochent le premier sacre continental de leur histoire. Contre des Egyptiens encore et toujours accrocheurs, le Sénégal triomphe aux pénaltys.

Kalidou Koulibaly, capitaine du Sénégal, soulève le trophée. @linternaute.com

La troisième est la bonne pour les Lions

C’est une page d’histoire qu’a écrit le Sénégal en ce dimanche 6 février. Après deux finales infructueuses en 2002 (défait aux TAB face au Cameroun), puis lors de la dernière édition en 2019 contre les Fennecs algériens, le Sénégal inscrit finalement ses couleurs au prestigieux palmarès de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est la 15eme nation à remporter le Graal.

Aliou Cissé réussit son pari entamé depuis 2015, en apportant enfin un titre à un groupe ultra talentueux arrivé à maturation. Un quart perdu aux TAB en 2017, une participation à la Coupe du monde 2018, une finale perdue en 2019 : une progression linéaire et logique pour les Lions. S’ils n’ont pas brillé dans le jeu, ils ont su se montrer solide, appliquant le style de jeu pragmatique de leur entraineur tout au long de la compétition pour décrocher leur première étoile.

Le match : des défenses de patrons

Comme souvent lors des grandes compétitions, cette CAN a accouché d’une finale globalement terne, où les défenses ont prit le pas sur les attaques. La partie commence fort avec un pénalty dès la 5e minute pour le Sénégal, après un fauchage de Mohamed Abdelmonem sur Saliou Ciss qui avait fait la différence à gauche. Mané s’élance et décoche une frappe puissante mais trop axiale, que détourne le grand gardien Gabaski. Celui que l’ont nomme désormais « le grand barrage d’Egypte » au pays ne va cesser d’écœurer les attaquants sénégalais tout au long de la rencontre. Impérial dans les airs, solide sur sa ligne, Mohamed « Gabaski » Abou Gabal va multiplier les interventions, maintenant en vie une équipe d’Egypte dominée dans tout les compartiments du jeu.

Un duo Ciss-Mané à gauche et un Ismaïla Sarr en feu à droite, c’est logiquement par les ailes qu’est venu le danger pour le Sénégal, multipliant les centres vers le grand Diedhiou, en vain. Si l’on peut identifier un axe d’amélioration pour l’équipe d’Aliou Cissé, c’est bien au milieu de terrain, manquant cruellement de créativité. Face à ce plan de jeu clairement identifiable, l’Egypte a une fois de plus fait le dos rond. Plier sans céder, la finale des Pharaons fut à l’image de leur compétition. Un marquage strict, une grosse densité défensive couplée d’une solidarité à toute épreuve devant un gardien en pleine confiance.

Mohammed Salah et Gabaski échangeant avant le pénalty manqué de Mané à la 5e minute. @Afrik-foot.com

Si le plan offensif du Sénégal peinait à faire la différence, la défense des Lions en revanche se montrait intraitable. La charnière Abdou Diallo – Kalidou Coulibaly a parfaitement cadenassé un Salah en manque d’espace, obligé de décrocher très bas et de faire la différence dans les petits espaces. L’attaquant des Reds n’a pas converti ses rares occasions de frappes en fin de première période. Seul les coups de pied arrêtés ont fait souffler quelques frissons dans la surface sénégalaise en toute fin de match.

Une séance de TAB chargée d’histoire

Une 4eme prolongation de suite pour l’Egypte, du jamais vu dans une grande compétition internationale. Un parcours titanesque pour les Pharaons, qui étaient venus à bout de la Côte d’Ivoire (aux TAB), du Maroc (en prolongations) et enfin du pays organisateurs : le Cameroun (aux TAB). Un marathon qui n’a pas atteint son terme, puisqu’au prix d’une séance de tirs au but irrespirable, Sadio Mané transforme sa tentative et scelle la défaite des Pharaons, qui ne décrocheront pas une huitième étoile. Mohammed Salah s’incline en finale de CAN pour la deuxième fois de sa carrière, après 2017.

Les Lions de la Teranga ont vaincu le signe indien, après la défaite de 2019. Au moment de s’élancer, on imagine facilement ce qu’il se passe dans la tête de Sadio Mané. Outre ce penalty manqué dès la 5e minute, les démons de 2017 ont du refaire surface. En quart de finale contre le Cameroun, le Sénégal avait été éliminé aux TAB après un énorme raté de sa star, alors dernier tireur. En 2002, encore contre le Cameroun, les Lions de la Terenga s’étaient inclinés en finale, aux penaltys, sur un raté d’Aliou Cissé, aujourd’hui sélectionneur. Un scénario rocambolesque pour un sacre éternel.

Sadio Mané délivre le Sénégal au terme d’une séance de pénalty insoutenable. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

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