Les tops et les flops de la victoire des Bleus sur l’Irlande (30-24) !

Jamais mené par une équipe d’Irlande pourtant invaincue lors de ses neuf derniers matchs, le XV de France a réussi une rencontre de très haut niveau pour prendre seul la tête du Tournoi. Voici ce qu’on aimé, ou pas, du match des Bleus !

La France sait entamer ses rencontres ! (Bertrand Guay / AFP)

LES TOPS


Une grosse entame de match

Les entames de match sont peut-être l’un des points les plus satisfaisants depuis que Fabien Galthié a pris la tête de l’équipe. Les Bleus savent imposer leur rugby d’entrée de jeu et vite marquer des points. Ce fut le cas contre les Blacks lors de la tournée, et cela à de nouveau été le cas contre l’Irlande, lorsqu’Antoine Dupont marquait le premier essai français au bout de seulement deux minutes. La preuve de la détermination que mettent les tricolores dans leur rugby et de leurs intentions de marquer leur territoire.

L’Irlande étouffée

Face à une équipe qui adore dicter son rythme et qui est capable d’enchaîner de longues séquences, les Bleus n’ont jamais été vraiment mis en danger. Certes, ils concèdent trois essais, mais à partir de rien ou presque. Dans le jeu courant, la férocité française a permis de prendre jusqu’à 15 points d’avance. Les Irlandais n’ont pas su trouver les solutions, et le fait qu’ils soient dans le match jusque dans les derniers instants prouvent leur grande qualité. A noter la grande force de la mêlée française sur ce match, qui a pris le dessus sur des joueurs pourtant très réputés dans le secteur. Peu pris à défaut, les Bleus se sont montré bien plus disciplinés que face à l’Italie.

Des individualités à leur maximum

A l’exception de la charnière, décisive sur le premier essai, mais qui est capable d’encore mieux dans le jeu offensif, les individualités française ont évolué à leur potentiel maximal. Une performance exceptionnelle de Grégory Alldritt a porté le XV de France. Mais que dire de la rudesse de Julien Marchand, de l’impact en mêlée de Cyril Baille, et du combat apporté par Gabin Villière. Dans un match âpre, Yoram Moefana a assuré aux côtés de Gäel Fickou, tandis que Damian Penaud a tenté de trouver la faille. Melvyn Jaminet a assuré au pied et les gros ont découpé sec pour imposer leur défi physique aux verts.

Dernière équipe en course pour le GC

Dans un tournoi plus serré que jamais, le XV de de France est désormais la seule équipe encore en course pour réaliser le Grand Chelem. En battant l’Irlande, qui était l’autre favorite de la compétition, les joueurs de Fabien Galthié s’offrent le droit de continuer à rêver plus grand. En progression constante, cette équipe a gagné avec plus de maîtrise que ce à quoi elle nous avait habitué. La France se fait progressivement une belle place à la table des meilleures nations mondiales, et ce match n’en est que la confirmation.

LES FLOPS


La gestion des temps faibles

C’est encore le point noir qu’il faut travailler. L’équipe de France concède trop de points à partir de rien, et se complique la tâche. Souveraine sur ce match, elle prend un essai de cadet sur la première réalisation de Hansen. En début de seconde période, elle se met ensuite le feu en encaissant 14 points en quelques minutes, alors qu’elle semblait s’envoler vers la victoire. En laissant si peu de munitions aux Irlandais, il est dommage de ne pas s’offrir une fin de match plus sereine et de vivre sous la menace constante d’un retour de l’adversaire. Cela peut néanmoins s’expliquer par le déficit d’expérience de ce XV encore jeune au niveau international !

Les fesses entre deux chaises

Sous la menace des Irlandais, la France n’a pas toujours osé déployer son jeu de ligne pourtant très redouté. Les Bleus ont réalisé un match très solide, avec la touche de talent qu’il faut, mais si on était vraiment pointilleux, on admettrait que la deuxième période n’a pas été une partie de plaisir. Pris entre l’envie d’enfoncer le clou, le besoin de se donner de l’air, et celui de ne surtout pas s’exposer à une claque de l’adversaire, nous avons parfois été un peu tiède dans nos choix. Mais comme dirait Antoine Dupont, nous n’allons pas faire la fine bouche, après un magnifique succès qui laisse entrevoir la possibilité de gagner notre premier tournoi depuis 12 ans.

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