Pourquoi le Bayern a failli à Salzburg ?

A Salzburg, le Bayern Munich a sauvé le match nul grâce à un but tardif de Kingsley Coman (1-1). Face à une séduisante équipe autrichienne, le champion d’Allemagne a réalisé un match très contrasté. Explication.

Le chaos dans la défense bavaroise était perceptible !

Un schéma tactique très discutable

Pour ce huitième de finale aller, c’est une nouvelle fois un Bayern très offensif qui se présentait au coup d’envoi. Un dispositif à trois défenseurs (Hernandez, Süle, Pavard), deux milieux (Kimmich, Tolisso) et cinq attaquants (Coman, Gnabry, Müller, Sané, Lewandowski). Un schéma manifestement déséquilibré, sans piston, qui a pris l’eau sur chaque contre-attaque autrichienne, notamment en première période.

Une formation déséquilibrée à ce niveau de la compétition (L’Équipe)

Face aux trois attaquants du RB Salzburg (Adeyemi, Aaronson, Okafor), les défenseurs du FCB ne jouaient que des situations de un-contre-un, et étaient donc constamment sur le fil. A l’inverse, la présence de cinq attaquants n’était pas bénéfique au Bayern sur le front offensif. Les joueurs avaient parfois du mal à se trouver, et étaient contraint à réaliser de gros efforts défensifs pour pallier les brèches à la perte du ballon.

Des joueurs perdus

Résultat, lorsque la structure collective s’affaiblit, les individualités ne brillent pas et se mettent parfois à déjouer. Si le Bayern a aussi réussi à se procurer des occasions dangereuses, des joueurs ont évolué en deçà de leur niveau habituel. Robert Lewandowski a été invisible, Joshua Kimmich a peiné à faire la loi au milieu, et Lucas Hernandez a manqué d’assurance. De nombreuses erreurs techniques, face à une équipe qui savait parfaitement ce qu’elle faisait, et le Bayern s’embourbait dans un match qui n’était plus le sien.

L’absence de Manuel Neuer, en convalescence pour plusieurs semaines, a fragilisé encore plus le système défensif. Si Sven Ulreich n’a pas réalisé une mauvaise rencontre, il ne dégage évidement pas la même confiance à ses défenseurs que le légendaire capitaine du FCB. Sans Alphonso Davies et Leon Goretzka, un lien entre la défense l’attaque faisait cruellement défaut. La capacité du Canadien à combler les trous grâce à sa vitesse, et celle de l’international allemand à jouer en véritable box-to-box s’avèrent trop précieuses.

Julian Nagelsmann manque son match

La responsabilité de ce match manqué sur bien des aspects revient donc en partie à Julian Nagelsmann. Adepte des systèmes à trois défenseurs, il a oublié qu’à Leipzig il s’appuyait sur deux excellents pistons (Angelino et Mukiele) qui rendaient ce schéma possible. Au Bayern, un tel système, avec Alphonso Davies à gauche et un Coman/Gnabry/Pavard à droite, pourrait faire des étincelles. Mais certainement pas avec autant de joueurs axiaux, laissant les côtés désertés. Les défenseurs centraux se sont retrouvé orphelins, et les ailiers n’avaient personnes pour dédoubler et créer de l’incertitude.

Les deux buts encaissés face à Leipzig, puis les quatre à Bochum (avec quatre défenseurs, mais déjà cinq attaquants) auraient du servir d’avertissement au technicien bavarois. En alignant d’entrée ses trois ailiers phares (Sané/Gnabry/Coman), Nagelsmann s’est privé d’une solution offensive sur le banc en fin de match. Encore plus questionnable en l’absence de Jamal Musiala : seuls Sabitzer et Choupo-Moting sont entré en jeu. Trop peu pour faire basculer le match.

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