NBA Rising Stars nouvelle formule: Une première édition réussie ?

Première partie du All-Star week end 2022, le Rising Star challenge ouvrait le bal la nuit dernière à partir de 3h du matin avec une nouvelle formule. Le bilan est il satisfaisant ? On fait le bilan !

LaMelo et Scottie Barnes contre Evan Mobley, un vent de fraicheur a soufflé sur Cleveland

Le format tournoi, la bonne idée?

Fini le format USA vs Monde pour les rookies et les sophomores, la NBA innovait cette année et à l’occasion des 75 ans de la grande ligue, un tournoi entre 4 équipes étaient mises en place et entrainées par des légendes du jeu présentes dans la liste des 75 meilleurs joueurs de l’histoire dévoilée plus tôt dans la saison. Et pour cette première édition, Isiah Thomas, Rick Barry, James Worthy et Gary Payton étaient désignés pour mener les jeunes vers la victoire.

La composition des équipes de ce Rising Stars

Deux demi-finales qui se jouent en 50 points et une finale où il faut atteindre 25 points pour gagner, la différence était grande avec les précédentes éditions. Pour preuve, les derniers scores des confrontations Team USA vs Team World : 161-144, 155-124, 150-141, 157-154, et ainsi de suite. La système du score à atteindre a déjà testé et approuvé lors du All-Star Game avec un peu plus d’intensité et d’enjeu lors du dernier quart temps du match, les attentes étaient donc grandes pour ce Rising Stars nouvelle génération.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une réussite ! Le premier match entre l’équipe de Worthy et l’équipe d’Isiah Thomas avait pourtant relancé les doutes sur l’intensité avec une multitude de briques des deux cotés, et l’impression d’assister au concours à trois points en avance. Mais comme on pouvait s’y attendre à l’approche des 50 points les deux équipes ont commencé à élever le niveau de jeu et la partie est devenue bien plus intéressante. Impression confirmée lors du second match, avec deux équipes qui ont joué sérieusement de A à Z. De la bonne défense, pas de shoots forcés du milieu du terrain, du suspense et des joueurs qui se prêtent au jeu malgré le manque de choses à gagner à la fin.

Les entraineurs honorifiques ont aussi eu leur moment durant cette nuit, avec un James Worthy remonté contre l’arbitrage, tout comme Gary Payton qui a fait honneur à sa réputation en étant toujours aussi vocal sur le banc de touche. Un régal sur et en dehors du terrain donc.

La Finale n’a pas déçu non plus, et avec ce petit score de 25 à atteindre, l’intensité était présente dès le début du match avec Evan Mobley qui enchaine un gros tir depuis le parking et un contre dans la foulée. Le ton est donné et le match commence, toujours aussi disputé. Quelques imprécisions lors des phases de transitions et une adresse au tir relativement mauvaise viennent ternir ces matchs, mais l’ensemble reste tout de même très bon comparé à ce qu’on pouvait voir lors des précédentes années. On regrettera quand même la possibilité de finir sur des lancers, ce qui gâche relativement les fins de matchs à suspense qui pourraient nous offrir des moments inoubliables. Peut être qu’une règle de finir sur un panier clutch peut donner encore plus d’intérêt à ce genre d’affrontement.

Cade Cunningham a été élu MVP de ce Rising Stars (Jason Miller / Getty Images)

Cette première édition new-look est donc une claire réussite qui a su captiver les courageux qui ont décidé de sacrifier leur sommeil, une grande nouveauté qui tranche avec les anciennes éditions sans saveur particulière. Les équipes plus restreintes permettent aussi aux fans de soutenir plus facilement une équipe, et le format de tournoi stimule forcément un peu plus les joueurs que lors d’un affrontement USA vs World qui n’intéressait pas grand monde.

Et le Clutch Challenge ?

Une autre nouveauté qui était passée relativement inaperçue, c’est la nouvelle épreuve visant à rendre hommage aux shoots mythiques de l’histoire des Playoffs. Ray Allen sur la tête des Spurs en 2013, Charles Barkley lors des Playoffs 1993, Magic Johnson et son baby hook lors des Finales 1987, Reggie Miller qui crucifie les Bulls à 45° en 1998 ou Damian Lillard qui envoie OKC en vacances en 2019, autant d’action mythiques que les couples de joueurs formés à l’avance devront imiter dans un temps limité pour pouvoir remporter ce Clutch Challenge.

Le premier duo à 1 minute 30 alterne les shoots pour fixer le nouveau temps à ne pas dépasser, les autres duos essayent d’améliorer cette marque. Loin d’être le concours le plus prenant et le plus captivant, il aura eu le mérite de nous offrir quelques bon moments, comme les incroyables ratés de Scottie Barnes qui n’arrivait pas à mettre le shoot le plus facile de tous, le baby hook de Magic. Un moment Shaqtin qui ne manquera pas de faire rire tous le monde sauf peut-être les fans de Toronto un peu vexés. ON vous laisse avec cette masterclass du jeune Raptor :

Au final ce sont Tyrese Haliburton et Desmond Bane qui remportent cette première édition, un beau duo de gagnants avec un temps impressionnant de 39 secondes pour effectuer les 5 tirs. Un bon moment qui permet de souffler entre les matchs et qui peut rendre hommage aux différents moments de l’histoire de la NBA. On imagine que les shoots représentés changeront d’année en année, un bon moyen pour mélanger passé et futur de la plus grande ligue de Basket-Ball du monde.

Une nouvelle version de ce Rising Stars qui a convaincu, avec beaucoup plus d’intérêt grâce à des joueurs qui ont aussi joués le jeu et qui ont mis l’intensité nécessaire pour rendre ce petit tournoi captivant.

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