Trophées NBA : Le point sur la course au COY

La NBA est une ligue de joueurs, c’est un fait bien connu. Mais derrière les performances, les actions spectaculaires de ceux qui sont sur le parquet, les coachs ont toujours une grande part de responsabilité dans les performances de leur équipe. Faire progresser ses joueurs, s’adapter par rapports aux blessures, aux trades, être le coach d’une franchise NBA n’est pas un job de tout repos et cette saison beaucoup de candidats peuvent prétendre au titre de Coach de l’année. En sortie de All-Star Break, le Club 115 vous propose un point sur cette course au trophée.

Qui pour prendre le trophée cette année?

Voir aussi: La Course au 6ème homme de l’année

Voir aussi: La course à la meilleure progression de l’année

Mention honorable : Chris Finch (Minnesota Timberwolves)

Très difficile de le rentrer dans les 5 prétendants pour nous, mais nous voulions tout de même faire une petite dédicace au coach des Wolves cette saison. La progression des Loups est impressionnantes cette année sous l’impulsion d’un duo Anthony Edwards – Karl-Anthony Towns. 13èmes de la Conférence Ouest la saison dernière avec des ratings médiocres voire mauvais (25ème offensive rating et 26ème defensive rating) , la franchise du Minnesota a redressé la barre et a d’ores et déjà dépassé son total de victoire de la saison dernière.

Les Timberwolves sont ainsi à 31 victoires pour 28 défaites, classés 7èmes de l’Ouest en jouant un basketball plaisant, basé sur la circulation de balle et du mieux en défense (17ème Defensive Rating, dans un mouchoir de poche avec les Nuggets qui sont classés 13èmes). Finch a aussi fait progresser ses joueurs, à l’image d’un Jarred Vanderbilt qui a désormais une vraie belle place dans la rotation des Wolves et apporte sa défense. Une progression à mettre au crédit des joueurs qui prennent du galon, mais aussi à Chris Finch qui sait comment tirer le meilleur de son roster. Une saison qui mérite donc une belle mention dans cette course, malheureusement d’autres candidats aux dossiers plus fournis viennent lui barrer la route.

(Photo by Will Newton/Getty Images)

5) Jason Kidd (Dallas Mavericks)

Pour pallier au départ de Rick Carlsile parti aux Pacers, les dirigeants des Mavs ont fait le choix surprenant à première vue de donner les rênes de l’équipe à l’ancien des Bucks. Alors que Luka Doncic n’a pas de temps à perdre dans l’optique de gagner un titre NBA, on attendait un gros noms sur le banc, pas celui qui présentait un bilan moyen avec les Bucks, assorti de quelques casseroles sur le plan relationnel au sein de l’organisation et dans sa vie privée.

Mais force est de constater que le champion NBA 2011 (déjà avec les Mavs) fait un excellent travail pour son retour dans la ligue. Sans faire de bruit, Dallas assure petit à petit sa place dans le top 6 de la Conférence Ouest alors que son franchise player n’a pas commencé la saison vraiment en forme. Actuellement 5ème, le Dallas de Jason Kidd a changé son approche du jeu pour devenir beaucoup plus difficile à jouer pour les adversaires.

Dernière Pace de la ligue selon les chiffres de ESPN, Dallas profite à 100% des qualités de Luka Doncic, sa création sur pick and roll. Le rythme a ralenti, l’offensive rating a donc logiquement chuté mais ce qui fait la différence pour Dallas cette saison, c’est la défense. 5ème meilleure défense de la ligue devant des équipes très sérieuses comme le Heat, le Jazz ou les Bucks, l’arrivée de Jason Kidd a coïncidé avec un changement de ce coté là du terrain (la saison dernière, Dallas possédait le 20ème Defensive rating de la ligue). Dans une ligue où les associations de superstars sont monnaie courante dans les franchises, arriver à placer les Mavs en playoffs, sans superstars aux cotés de Doncic, gros travail de Kidd pour sa première saison dans le Texas, et une belle promesse pour la suite.

Credit: Kevin Jairaj-USA TODAY Sports

4) Steve Kerr (Golden State Warriors)

Après deux saisons très compliquées du coté de San Francisco, Steve Kerr retrouve des couleurs avec ses Warriors. La marge de manœuvre n’était pourtant pas grande sur le marché des agents-libres avec des gros contrats dans le roster (Curry, Thompson et Wiggins pèsent très lourd dans le salary-cap de Golden State) mais les dirigeants des Finalistes 2019 ont su travailler intelligemment pour donner à leur coach les outils pour remettre les Warriors en haut de la ligue. Quelques addition intelligentes comme Bjelica, Otto Porter Jr, Gary Payton II et une draft bien menée suffisent pour Kerr (Jonathan Kuminga et Moses Moody sont venus garnir les rangs des Guerriers).

Très peu de changements de joueurs pour entamer cette saison pourtant les résultats sont bien meilleurs comparés à la saison précédente. Alors qu’ils étaient arrivés à arracher une place dans le play-in lors de l’exercice précédent, cette saison devrait épargner les frayeurs aux membres de la DubNation. Solide second de la Conférence Ouest à la faveur d’un départ canon à l’automne, Steve Kerr a dû gérer le retour à la compétition de Klay Thompson, ce qui induisait un changement de rôle pour Jordan Poole et des changements dans la rotation. Quelques blessures sont venues perturber la saison de Golden State dont celle de Draymond Green qui est très handicapante pour son équipe, mais les ajustements de Steve Kerr ont permis de garder un niveau de jeu très bon, chaque joueur pouvant pallier l’absence de l’autre. Meilleure défense de la NBA, 12ème meilleure attaque et un très bon bilan, cette place n’est pas volée pour Kerr.

Steve Kerr et Steph Curry, duo gagnant pour les Warriors

3) J.B Bickerstaff (Cleveland Cavaliers)

On rentre sur le podium avec un candidat surprise et à la manière d’un Jason Kidd, une petite surprise dans le paysage des coachs en NBA. Placé sur le banc des Cavs après la démission de John Beilein en février 2020, l’entraineur a convaincu les dirigeants qui lui ont offert un contrat pluriannuel. Après une expérience mi-figue mi-raisin avec les Grizzlies entre 2017 et 2019, on se demandait où allaient ces Cavs très jeunes. Mais une fois de plus un coach surprend son monde et les Cavs sont passés en un an d’une équipe candidate au premier choix de Draft en une des équipes les plus excitantes à regarder, le tout accompagné de bons résultats.

4ème de la Conférence Est à la lutte pour la première place (seulement deux défaites d’écart entre le Heat premier et les Cavs), Cleveland se repose sur un collectif solide, des jeunes joueurs pétris de talent qui adhèrent totalement à la philosophie de jeu du coach. 4ème meilleure défense de NBA, le contraste est saisissant avec la saison dernière qui voyait la bande à Darius Garland pointer à la 27ème place au Defensive Rating. Seulement 19ème attaque cette saison mais J.B Bickerstaff a du jongler avec les blessures longues durée de Collin Sexton et de Ricky Rubio (maintenant parti aux Pacers) qui faisaient un très bon début de saison. Sans énormes superstars, le coach a su trouver la formule pour installer son équipe en haut de la Conférence Est, une progression importante qui le place logiquement dans la course au Coach de l’année.

J.B Bickerstaff prouve cette saison qu’il est l’homme de la reconstruction des Cavs

2) Monty Williams (Phoenix Suns)

Arrivé second la saison dernière derrière Tom Thibodeau (qui ne sera pas dans ce classement on vous rassure), Monty Williams semble avoir encore plus la main sur son équipe cette saison et se place légitimement dans la course cette saison encore. Il est le chef d’orchestre de la meilleure équipe de NBA cette saison, quelle raison nous faut-il pour le mettre tout en haut du classement? La compétition est serrée, et se joue surtout sur le contexte de cette saison.

Mais avant de parler du n°1, rappelons que les Suns sont tout en haut de la NBA sans discussion possible, pratiquent un jeu léché et semblent encore plus fort que la saison dernière. Confronté à des critiques attribuant leur place en Finale NBA à la faveur de blessures importantes chez leurs adversaires, Monty et les Suns veulent montrer que ce qui avait été vu la saison dernière n’était pas le fruit du hasard mais bien d’un travail étroit entre un coach et des joueurs totalement acquis à sa cause. Profitant d’un groupe quasi identique à la saison dernière, les joueurs qui ont été ajoutés ont été parfaitement intégrés au groupe, comme l’illustre le retour de Bismack Biyombo dans la ligue, lui qu’on pensait perdu après son expérience à Charlotte.

Cerise sur le gâteau cactus nous avons affaire à une équipe élite dans tout les compartiments du jeu : 4ème meilleure attaque, 3ème défense, reste à voir comment la récente blessure à la main de Chris Paul va être gérée par Monty Williams, première situation de ce genre pour la franchise de l’Arizona cette saison.

1) Erik Spoelstra (Miami Heat)

Mais tous ces concurrents doivent pour le moment s’incliner devant Erik Spoelstra, le magicien du Miami Heat cette saison. Contrairement à d’autres dans ce classement, ses qualités de coach ne sont plus à prouver en NBA, mais ce que Spo’ est en train de réaliser est tout bonnement impressionnant. Sur la quasi-soixantaine de matchs joués cette saison, Miami n’a pu compter sur son Big 4 (Lowry – Butler – Adebayo – Herro) que pour une quinzaine de matchs. Une cascade de blessures, de protocole COVID qui ont empêché le Heat d’installer leur 5 majeur sur la durée mais les résultats de l’équipe n’ont jamais pâtis de cette situation instable.

Seulement Spoelstra n’en a rien à faire, donnez lui deux bout de bois, du scotch et un trombone il vous fait une équipe de playoffs NBA. Malgré les difficultés cette saison, Miami est au sommet de la Conférence Est à la lutte avec d’autres équipes pas si loin que cela certes, mais la performance est folle. La décision de placer Tyler Herro en 6ème homme est une réussite totale, et le collectif tourne tout autant, quelle que soit l’équipe mise en place. Gabe Vincent, Max Struss, Ömer Yurtseven, autant de joueurs qui ont intégré le groupe et qui ont eu des opportunité lorsque les titulaires étaient absents, sans pour autant diminuer la qualité du jeu proposer par le Heat.

Si la franchise de South Beach continue sur cette lancée on ne voit pas comment le trophée pourrait lui échapper, mais comme on l’a dit la lutte est très serrée et il suffirai que Cleveland passe devant, Que les Warriors retrouvent Draymond Green et enchainent les victoires pendant que les Suns peinent à pallier la blessure de CP3, et ce classement pourrait bien bouger.

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