Défenseur de l’année en NBA: Rudy Gobert vers un 4ème titre ?

Suite de notre focus sur les Trophées NBA aujourd’hui où on fait la part belle aux défenseurs, aux joueurs qui brillent par leur travail de l’ombre. Une course intéressante pour nous français puisque Rudy Gobert peut décrocher un 4ème titre historique en NBA.

Où se place Rudy Gobert dans cette liste ?

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Mention honorable : Draymond Green (Golden State Warriors)

Longtemps un des favoris pour remporter le trophée de défenseur de l’année en fin de saison, l’aboyeur des Warriors semble désormais faire figure de mention honorable tant il aura manqué de matchs depuis quelques semaines. Sur le flanc depuis le 6 janvier en raison de douleurs au mollet gauche, Draymond n’a plus foulé le parquet depuis à part lors du retour de Klay Thompson dans le 5 majeur juste pour l’hommage. Plus le temps avançait, plus cette blessure trainait en longueur et on a fini par découvrir que cette douleur au mollet était due à un problème aux lombaires, et les problèmes de dos en NBA sont très handicapant, ce qui explique que Steve Kerr ne prenne aucun risque.

Cette blessure le prive de cette course parce qu’avant cet évènement, l’ailier-fort était LE favori pour succéder à Rudy Gobert. Général en chef de la meilleure défense de la Ligue, Green faisait étalage durant chaque match de sa science du jeu et de son intelligence lorsqu’on parle de défense. Pas le plus impressionnant lorsqu’on regarde les statistiques, mais l’impact de Draymond Green est incroyable sur la défense des Warriors. Dommage pour lui, mais sa place est en mention tant qu’il ne reviendra pas sur les parquets.

Draymond Green, dossier plombé par les blessures (Getty Images)

5) Evan Mobley (Cleveland Cavaliers)

Oui Evan est un rookie mais qu’est ce qu’il est impressionnant dans cette défense des Cavs ! Elément important dans la progression de son équipe. Son association avec Jarrett Allen et Isaac Okoro fait trembler toutes les équipes de la ligue lorsqu’il faut attaquer sur eux et Mobley représente le grand patron de cette défense. 8 rebonds, 1.6 contre et près d’une interception par match, son activité visible au niveau des stats est très bonne. Seulement, en plus de ces stats nous devons noter que Mobley se place à la troisième place des joueurs qui ont le plus contesté de tirs par match avec un peu plus de 12 tirs contestés par match. De plus, selon les stats avancées de basketball-reference.com, sa contribution défensive a permis à son équipe de gagner trois matchs, plus qu’un certain Giannis que nous retrouverons peut-être dans ce classement (2.7).

Sa capacité à défendre sur tous les postes en fait une arme redoutable pour les Cavs et le place légitimement dans cette course au trophée de défenseur de l’année. Peut être lui manque-t’il quelques stats en plus pour lui faire gagner des places dans ce classement.

Peut-être pas pour cette année, mais rendez-vous dans le futur pour Mobley?

4) Mikal Bridges (Phoenix Suns)

On continue dans les meilleures défenses de la Ligue avec Mikal Bridges qui a confirmé cette saison les prédispositions défensives entrevues la saison dernière. Sa présence ici n’a rien d’étonnant tant l’ailier de Phoenix fait passer un calvaire aux attaquants adverses. Steph Curry a passé une de ses pires soirées en étant défendu par Bridges, un parmi tant d’autres. Sa longueur de bras couplée à sa rapidité latérale permet de très bien défendre sur les 3 postes extérieurs. Son « Defensive Win Shares » est lui aussi très bon avec 2.1 matchs gagnés grâce à sa contribution défensive, ce qui le place à la 10ème place.

Vrai monsieur + de cette équipe des Suns des deux cotés du terrain, il s’occupe parfaitement des missions défensives qu’on lui donne et permet à Booker et CP3 de se concentrer pleinement sur les tâches offensives. Une meilleure défense globale et des performance individuelles qui restent dans les esprits, voilà pourquoi Mikal se place devant Evan Mobley.

La tête de Stephen Curry en dit long sur sa soirée avec Mikal Bridges. (Credit: Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports)

3) Jaren Jacskon Jr (Memphis Grizzlies)

Avec Triple J, on rentre dans le cercle fermé des cadenas de la NBA. Grand artisan de la très bonne saison de Memphis, l’intérieur a vraiment progressé cette saison en étant encore plus impactant en défense. Du coté des statistiques les chiffres sont là puisqu’il possède le plus haut total de contres en NBA avec 125, mais il se place aussi 3ème en moyenne de contres par match avec 2.2. La propreté de sa défense est telle que son nombre de fautes sur tir est inférieur au nombre de contre effectués (125 contres pour 107 fautes). Son impact est tel que lorsque Jaren Jackson Jr fait 3 contres ou plus, son équipe gagne presque à chaque fois (un bilan de 15-1 dans cette situation). Son Defensive Win Shares est lui aussi impressionnant, avec un total de 4.1 ce qui en fait un des joueurs les plus impactant en défense dans les résultats de son équipe.

Déjà lors de sa draft on voyait le potentiel dingue du gamin en défense, mais cette saison il a pris une autre dimension. C’est d’ailleurs la seule saison de sa carrière ou il cumule moins de 5 fautes de moyenne par match (4.4 cette saison). Mais peut être la statistique qui impressionne le plus chez lui, c’est l’influence qu’a sa défense sur la réussite au shoot de l’adversaire. Lorsque l’adversaire tente un tir près du cercle, son pourcentage de réussite et 13.7% moins haut que lorsque ce n’est pas lui qui conteste le shoot. Une influence notable qui fait de lui un des meilleurs défenseur intérieur de la ligue cette année.

Ne trainez pas dans la raquette des Grizzlies, sinon… (Joe Murphy/NBAE via Getty Images)

2) Giannis Antetokounmpo (Milwaukee Bucks)

Mentionner le Grec dans la course au défenseur de l’année devient une habitude depuis près de 6 ans. On ne présente plus ses qualités physiques hors-normes qui permettent de défendre sur n’importe quel joueur, mais encore faut-il savoir les utiliser, ces qualités. 11.2 rebonds, 1 interceptions et 1.4 contre par match, les chiffres sont là pour Giannis mais cette saison il a vraiment brillé par sa défense intérieure, surtout en l’absence de Brook Lopez. On ne compte plus les actions défensives décisive pour son équipes, dans la lignée de ce qu’on avait pu voir en playoffs la saison dernière (le contre sur DeAndre Ayton reste encore dans les mémoires).

Sa contribution en défense est essentielle dans la réussite des Bucks cette saison, et les différents defensive ratings nous le prouvent. Lorsque Antetokounmpo est sur le terrain les Bucks encaissent 105 points toutes les 100 possessions, alors que lorsqu’il n’est pas sur le parquet, ce chiffre monte à 110. En termes de rating d’équipe, c’est la différence entre la 3ème et la 17ème défense de la ligue. Un vrai impact pour un joueur qui a autant d’importance dans l’animation offensive, vraie performance mais passez pour se placer au sommet de notre classement.

Une image qui fait trembler tout l’Arizona (Getty Images)

1) Rudy Gobert ( Utah Jazz)

Cocorico, Rudy Gobert est bien parti pour remporter son 4ème titre de défenseur de l’année, ce qui le ferait rentrer dans un cercle très fermé puisque seuls Dikembe Mutumbo et Ben Wallace ont remporté 4 fois cet honneur. Et cette première place n’est pas le fruit d’un chauvinisme exagéré, le pivot français réalise encore une fois une très grosse saison sur le plan défensif. 4ème plus grand total de contres réalisés pour le moment (95) et second en moyenne de contre par match (2.3), associez à cela ses quelques 15 rebonds par match et vous avez l’illustration de l’impact de Gobert sur son équipe.

En se penchant sur les statistiques avancées on se rend compte qu’il mène la ligue en aide défensive au cercle, en pourcentage de contre sur les contests (2ème plus grand total de shoot contesté par match de la ligue), ou les rebond défensifs sur 75 possessions. Domination on vous a dit. Sa domination est aussi visible dans le contenu des match, avec une dissuasion incroyable au cercle pour tous les plus courageux qui oseraient s’aventurer dans la raquette du jazz. Si sa présence marque les esprits dans cette course au trophée, son absence a peut-être fait encore plus de bruit.

La même scène et un 4ème titre de défenseur de l’année en fin de saison?

Le Français a manqué 10 matchs cette saison, et les chiffres sont effarants pour le Jazz. Si sur la saison régulière le Jazz a le 10ème Defensive Rating de la ligue, la réalité fut toute autre sans Gobert. Selon le très fiable Statmuse, le Jazz était tout simplement sur les bases de la pire défense de l’histoire de la NBA. 121 points encaissés sur 100 possessions, en comparaison les Kings 2020-2021 (117.2) et les Cavs de 2018-2019 (117.6) sont les deux équipes avec le pire défensive rating de l’histoire. Il vous en plus pour placer Rudy Gobert au sommet de la course au DPOY? Chez nous la question est réglée pour le moment.

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