Rookie de l’année en NBA: la remontada de Cade Cunningham?

Une cuvée all-time cette Draft 2021? (Corey Sipkin / AP photos)

Avant-dernier épisode de notre série sur les trophées NBA et pas des moindres puisque nous abordons peut-être une des courses au titre les plus excitantes de la saison. La cuvée de rookies semble être millésimée, difficile de ressortir 5 noms pour cette course mais nous avons tranché.

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5) Franz Wagner (Orlando Magic)

On savait que la saison du Magic serait longue, très longue pour les fans, mais heureusement Franz Wagner est là pour leur donner du baume au cœur. Le numéro 8 de la dernière draft est LA grande satisfaction d’Orlando dans le marasme collectif et peut être considéré comme l’une des pièces centrales de la reconstruction entamée déjà depuis…. depuis trop longtemps.

Franz montre une vraie maturité dans son jeu pour sa première année, et on ne compte plus les matchs où l’ailier a pris les rênes de son équipe. Pour preuve, son usage rate monte déjà à 23%, le troisième plus haut total de l’équipe derrière Jalen Suggs (25.7%) et Cole Anthony (25.9%). Ses statistiques sont très bonnes aussi, parfait illustration de son importance pour le Magic. 15.6 points, 4.6 rebonds et 3 passes par match à 46% au tir dont 35% à trois points.

Il est d’ailleurs le rookie qui a joué le plus de match cette saison, de surcroit en n’en loupant aucun ! Deuxième plus haute moyenne de points par match, si le Magic n’était pas aussi mauvais cette saison, son dossier serait très solide et le frère de Mo Wagner ne se contenterait pas d’une 5ème place.

Franz Wagner, une superstar en devenir? (Steven Ryan/Getty Images)

4) Cade Cunningham (Détroit Pistons)

Arrivé dans la grande ligue précédé d’une sacrée réputation, il nous a fallu attendre un peu avant d’admirer ce que pouvait apporter le meneur à des Pistons au fond du trou. Touché à la cheville en pré-saison, Cade a loupé les 4 premiers matchs de la saison mais a multiplié les petites absences jusque là, portant son total de matchs joués à 45, le plus bas parmi les joueurs présents dans cette liste.

Mais depuis quelques semaines l’ancien d’Oklahoma State montre clairement l’étendue de ses qualités. C’est le rookie qui score le plus de points par match (15.8) et il possède aussi la seconde moyenne à la passe (5.2 passes par match), étant seulement devancé par quelqu’un qu’on retrouvera par la suite. 5.4 rebonds par match pour couronner le tout avec des bons pourcentages même s’ils pourraient être mieux (39% au tir dont 33% de loin), le dossier est complet pour Cade. Dommage que ces absences et le bilan désastreux des Pistons viennent ternir sa candidature. Le titre de MVP du Rising Stars Challenge vient épaissir son dossier, quelques highlights et des grosses performances pour monter dans le classement?

Encore une vingtaine de matchs à jouer, Cade peut-il viser plus haut? (Getty Images)

3) Josh Giddey (Oklahoma City Thunder)

Les plus belles bouclettes de la NBA ont fait une entrée tonitruante cette saison! Choisi en 6ème position de la Draft 2021, ce choix pouvait paraitre osé, l’Australien n’apparaissant que très peu si haut dans les Mock Drafts. Mais force est de constater que Sam Presti a bien choisi son homme, Giddey est une parfaite addition à son noyau de jeune talent.

Son association avec Shai est très bonne et il forme même un sacré trio si on inclut Lugentz Dort dans l’équation. Ses statistiques ne sont pas aussi clinquantes que ses homologues rookies, mais lequel joue avec une superstar en devenir telle que SGA? Il faut donc aller au-delà des stats, et étudier vraiment le contenu de ses matchs. Doté d’un excellent QI basket, il se régale à la passe (meilleur passeur de la cuvée 2021 avec 6.4 passes décisives par match) et au rebond. Il a démontré toutes ses qualité de joueurs all-around, des qualités qui ont fait de lui le plus jeune joueurs à réaliser un triple-double dans l’histoire de la NBA. Pour être précis, Josh Giddey a battu deux fois son propre record, il possèdent donc les trois triple-double les plus précoces de l’histoire. Juste avant le All-Star break il s’est même fendu de trois triple doubles d’affilées, faisant de lui le premier rookie depuis Oscar Robertson à réaliser pareille performance. On voulait des grosses performances chez Cade, Giddey coche la case.

12.5pts, 7.8 rebonds et 6.4 passes à 42% au tir dont un tout petit 26% à trois points, la ligne de stats est bonne mais l’impression laissée sur le terrain est bien plus parlante dans sa course au ROY.

Si jeune mais déjà si important pour OKC (Getty Images)

2) Scottie Barnes (Toronto Raptors)

Tout comme Josh Giddey, lorsque Toronto décide prendre Scottie Barnes en n°4 les suiveurs de NBA se demande où vont ces raptors. Avec le départ de Kyle Lowry le choix d’un meneur (et donc de Jalen Suggs, disponible à cette place là) semblait logique. Mais que les Raptors ont bien fait ! Dès le début de saison Scottie a fait étalage de ses qualités, en attaque et en défense. Complémentaire de Fred Van Vleet, il est rapidement devenu le chouchou de tout le Canada.

On savait qu’avec sa longueur de bras et sa présence athlétique son impact défensif serait appréciable pour n’importe quel équipe, mais c’est de l’autre coté du terrain que l’ailier / ailier-fort s’est montré, avec de nombreuses lignes de stats bien remplies. Une moyenne de 14.4 points par match, 7.4 rebonds et 3.3 passes décisives par match, l’impact est bien là et sa présence n’est pas anodine à la saison des Raptors. Annoncés par beaucoup luttant pour le Play-in, les Raptors sont finalement plus près d’une qualification directe en playoffs. Scottie a donc tout pour être élu ROY, il faudra tout de même batiller avec un sacré candidat, situé à la première place pour le moment.

Scottie Barnes s’est déjà imposé comme essentiel pour les Raptors (Getty Images)

1) Evan Mobley (Cleveland Cavaliers)

Mobley comme une évidence ? Déjà cité dans notre top 5 des défenseur de l’année à l’instant T, le rookies des Cavs impressionne tout le monde cette saison et est une des pièces centrales de la très bonne saison de la franchise de l’Ohio. Des doutes existaient tout de même avant sa draft notamment sur la cohabitation avec Jarrett Allen au sein de la raquette de Cleveland. Mais il aura fallu peu de temps à Evan pour mettre tout le monde d’accord, son duo avec le pivot formant l’un des secteurs intérieurs les plus compliqué à attaquer.

L’ancien d’USC se fond parfaitement dans le collectif mis en place par J.B Bickerstaff et offensivement, Mobley n’est pas du tout en retard sur ses compères rookies. 14.8 points par matchs, c’est tout simplement la troisième meilleure moyenne de la cuvée 2021 devant des garçons très sérieux comme Scottie Barnes, Jalen Green, Jalen Suggs, Josh Giddey… Ajoutez à cela quelque 8.1 rebonds et 2.6 passes, vous obtenez une très belle moyenne statistique pour un rookie qui a un vrai rôle dans son équipe, qui plus est une équipe qui joue le haut de sa conférence! Petit bémol tout de même, un pourcentage à trois points assez mauvais (26.1%), mais le garçon n’a pas l’air feignant et du travail à l’intersaison pourra rapidement faire d’Evan Mobley un des joueurs les plus compliqués à jouer.

Du coté des highlights, on est pas mal non plus avec une multitude de présence des les Top 10 grâce à des interventions défensives, une présence au Rising Star Challenge qui a fait grand bruit avec un total de 18 points et 11 rebonds en 2 matchs pour gagner la première édition du tournoi et un shoot du milieu de terrain pour faire gagner l’équipe de Cleveland au Skills Challenge, Cleveland brille mais Evan Mobley attire un peu de lumière à lui aussi.

Mobley, un vrai casse-tête pour les scouting reports

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