Édito : Le BO n’aura pas été épargné

Les Biarrots vont devoir rester soudés jusqu’au bout de la saison (Icon Sport)

La saison du BO s’annonçait difficile, mais jusqu’à ce match décisif contre le RC Toulon, bien mal en point lui aussi, tous les espoirs étaient encore permis pour les Basques.

Las, pulvérisés sur le score sans appel de 17 à 45, Biarritz a officieusement signé sa relégation à l’étage inférieur ce samedi. Malgré des internationaux recrutés aux quatre coins de l’ovalie, l’effectif s’est avéré trop fragile pour survivre à un Top 14 toujours plus exigeant. Ils se sont bien battus pourtant, les BOys. Ils luttent malgré les vents contraires depuis plusieurs mois. Avec du courage, ils ont même réussi à faire tomber certains cadors, donnant l’illusion de pouvoir rivaliser dans la cour des grands.

Ces vents contraires, ce sont d’abord les terribles blessures de certains hommes de base. L’absence depuis de longs mois de Lucas Peyresblanques, puis de son remplaçant, Romain Ruffenach, aura pesé lourd. Certes, la profondeur de banc est l’une des qualités des grandes équipes. Certes, le BO s’est peut-être trompé sur certains joueurs, comme sur Tevita Kuridrani, la recrue australienne de Jean-Baptiste Aldigé.

Mais en même temps qu’il s’essoufflait, cet effectif s’est soudé. Les dissensions internes, et la terrible guerre menée entre la direction et la mairie, semblaient pouvoir être surpassées. Biarritz a eu du coeur, cette saison. La victoire dans les derniers instants contre le Stade Rochelais, vice-champion d’Europe et de France, l’a récemment rappelé.

Cette semaine, à l’approche du match décisif contre le RCT, Biarritz a pourtant une nouvelle fois encaissé un coup dur. Celui de trop, probablement. L’annonce du départ de ses deux pépites, Peyresblanques et Hirigoyen, en direction du Stade Français dès la saison prochaine. A quoi bon de lutter alors, puisque l’avenir du club est si incertain, au delà même des résultats à court terme ?

Le cas BOPB doit servir d’exemple et de leçon. Sans stabilité institutionnelle et sans la construction d’un effectif engagé pour plusieurs années, difficile d’espérer mieux que des exploits ponctuels. L’accession de l’an passé, magnifique pour le club, ne s’est pas inscrite dans la continuité d’un projet réfléchi sur plusieurs exercices.

Dans quelques mois, il sera temps de tirer les conclusions définitives de cet échec. Pour l’heure, les joueurs doivent terminer leur saison, avec l’énergie du désespoir et le poids de ce maillot mythique à honorer. Les prochaines semaines risquent d’être longues sur la côte basque…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :