Porto-Lyon (0-1) : Il n’y a pas de mauvaise technologie, seulement des mauvais arbitres

Monsieur Sanchez a parfaitement arbitré les débats (AFP)

Il y a des soirées européennes qui ne méritent pas d’être entachées par des erreurs d’arbitrage. Celle, qui voyait hier le FC Porto recevoir l’Olympique Lyonnais, fut l’une d’entre elles. Un match très plaisant, avec de l’intensité et des occasions. Une très belle performance de l’OL, aussi. Les joueurs de Peter Bosz ont réalisé une grande prestation collective, qui les a mené à la victoire, sur une pelouse ou le seul club français à s’être imposé était le FC Nantes en 1972.

Cette rencontre, Lyon aurait pourtant pu la perdre. Dans un temps pas si lointain, dépourvu de l’arbitrage vidéo, les Gones se seraient inclinés deux buts à zéro et auraient fortement compromis leurs chances pour le match retour. La technologie a en effet permis d’invalider un penalty et un but pour les Portugais. De l’autre côté, celui de Lucas Paqueta était finalement accordé, alors qu’une position de hors-jeu avait été préalablement signalée.

Alors, la VAR n’est parfois pas toujours utilisée à bon escient. Ce n’est d’ailleurs pas aux Lyonnais que l’on va expliquer cela. Eux, qui ont été victimes d’erreurs manifestes contre le PSG et Lille cette saison, malgré l’outil vidéo. La soirée d’hier a prouvé que des injustices pouvaient être gommées. Elle doit permettre aux acteurs, aux médias, et aux supporters qui en doutent encore, que la VAR n’est jamais un problème. En revanche, son utilisation peut être désastreuse.

La technologie, que l’on craignait usurpatrice de l’arbitrage, a finalement eu l’effet inverse. Elle permet de mettre en lumière le niveau de cohérence et de pédagogie de l’homme au sifflet. Elle est vectrice de secondes chances en cas d’erreur du corps arbitral. Lorsque ce dernier n’en fait pas bon usage, ce n’est pas la technologie qu’il faut remettre en question. Mais bien la compétence de ceux qui l’utilisent.

Nous tirerons les conclusions de cette analyse en temps voulu, pour relancer une fois de plus la question du niveau des arbitres français. A Porto, l’Espagnol José Maria Sanchez a tenu son match d’une main de maître, malgré les nombreux litiges qui lui ont été soumis. Peu d’entre nous pourront affirmer avec la même assurance que les meilleurs arbitres de Ligue 1 en auraient été capables. Et c’est bien à cette problématique que nous devrons remédier…

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