Grand Chelem : Les tops et les flops de la victoire des Bleus sur l’Angleterre (25-13) !

12 ans après son dernier Grand Chelem, la France a repris place sur le toit de l’Europe au prix d’une dernière victoire de gala sur l’Angleterre (25-13). Voici les tops et les flops de cette rencontre.

Les Bleus ont remporté le dixième Grand Chelem de leur histoire (AFP)

LES TOPS


Antoine Dupont sans pitié

Un essai inscrit pour donner un avantage décisif, des montées défensives rageuses, et des sorties de camp propres, Antoine Dupont a signé un match presque parfait samedi soir. Le natif de Castelnau-Magnoac a pleinement assumé son statut de meilleur joueur du monde et de capitaine. Eddie Jones n’aura donc pas réussi à le « réduire au silence », comme il l’avait annoncé avant la rencontre.

François Cros toujours plus fort

Lui aussi auteur d’un essai, François Cros a été dans la lignée de son superbe tournoi en découpant tout ce qui bougeait. Le Toulousain est un joueur indispensable ou presque aux Bleus, et est très complémentaire avec Anthony Jelonch et Grégory Alldritt, eux aussi très bons à l’occasion de cette ultime rencontre. Si la défense française est si difficile à prendre à revers, ces joueurs n’y sont pas pour rien.

Romain Ntamack dans un fauteuil

Parfois critiqués par certains observateurs, Romain Ntamack a réussi à jouer tout le tournoi dans un fauteuil. S’il s’y file en défense, l’approche tactique du staff de Bleus de ne pas trop exposer l’ouvreur toulousain a payé. Jonathan Danty et Gaël Fickou ont d’ailleurs de nouveau livré un très bon match face à la Perfide Albion, pour mettre de la densité au centre du terrain. Très propre, Ntamack a prouvé qu’il était le meilleur ouvreur d’Europe.

Le rôle clé des finisseurs et des joueurs hors-du groupe

Un Grand Chelem ne se remporte pas à 15, mais à 42. Les finisseurs, avec notamment Peato Mauvaka, Romain Taofifenua ou Jean-Baptiste Gros ont permis aux Bleus de tenir 80 minutes à très haute intensité sans flancher. La profondeur de banc du XV de France explique autant son succès, que le talent de ses titulaires. Les joueurs appelés à Marcoussis en semaine pour faire des oppositions sont eux aussi très précieux au développement de l’équipe, et à l’émulation dans le vestiaire. Bravo à eux.

LES FLOPS


L’Angleterre a perdu son rugby

Après la cinquième place de l’an passé, l’Angleterre termine son tournoi sur la troisième marche du podium. Un classement honorable seulement en apparence, puisque les joueurs d’Eddie Jones ont en réalité perdu trois matchs sur cinq. Au Stade de France, ils ont été battu dans tous les compartiments, en dehors du jeu aérien. Preuve de leur manque d’idées et de leur régression permanente depuis 2019. Seule satisfaction du tournoi, Marcus Smith représente un espoir de lendemains plus joyeux du côté de Twickenham.

Eddie Jones, démission ?

Dans l’oeil du cyclone au pays, ce triste match des Anglais ne va pas arranger la situation d’Eddie Jones. En alignant régulièrement des joueurs pas à leur poste, ou en mettant du temps à lancer une nouvelle génération, l’entraîneur australien a fini par casser le formidable jouet qu’il avait récupéré en 2015. Ses tentatives de passer pour un magicien du rugby et son virage vers un jeu d’occupation stérile pourrait bien lui coûter cher.

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