F1 : Qu’attendre de Djeddah après le Grand Prix de Bahreïn ?

Une semaine après la victoire du Monégasque Charles Leclerc à Bahreïn, les pilotes se retrouveront ce dimanche en Arabie Saoudite pour le Grand Prix de Djeddah. Doit-on s’attendre à un remake de 2021 ou les modifications seront-elles suffisantes pour éviter un tel scénario ?

Seconde édition du Grand Prix d'Arabie saoudite
Le Grand Prix de Djeddah fait sa deuxième apparition au calendrier des pilotes. ©AFP

Victoire de Charles Leclerc et scénario improbable à Bahreïn

Le 20 mars, le Grand Prix de Bahreïn a ouvert la saison 2022 de Formule 1. Et si les pilotes ont pu prendre connaissance du circuit grâce aux essais hivernaux une saison plus tôt, cette manche d’ouverture a réservé quelques surprises au paddock, magiques pour certains, cauchemardesques pour d’autres.

Ce premier Grand Prix a permis d’observer les réelles avancées des écuries. 2022 est une saison révolutionnaire techniquement parlant. Entre le retour de l’effet de sol, la réintégration des tunnels Venturi sur les monoplaces et l’augmentation du diamètre des pneus, les ingénieurs n’ont pas eu le temps de s’ennuyer cet hiver. Tous ont rencontré un sacré pépin lors de la première salve d’essais hivernaux à Barcelone : le marsouinage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la sensation n’est pas des plus agréables pour les pilotes. Digne de la fête foraine. La plupart des équipes ont résolu (au moins en apparence) ce phénomène imprévu mais pas nouveau. À l’exception de Mercedes apparemment.

L’écurie allemande est apparue bien plus fébrile qu’à l’accoutumée. À la traine par rapport à ses deux rivales, Red Bull et Ferrari, Mercedes a admis avoir encore quelques progrès à faire sur ses W13. Néanmoins, les deux pilotes britanniques Lewis Hamilton et George Russell ont décroché respectivement la troisième et la quatrième place du Grand Prix. Ironie du sort, c’est grâce à Red Bull. Explications.

Avant toute chose, rappelons que Sebastian Vettel a été privé de cette première manche par ce rabat-joie de Coronavirus. L’Allemand a donc été remplacé au pied levé par son compatriote Nico Hülkenberg chez Aston Martin. Sur le tracé de Bahreïn, alors bien connu des équipes, les pilotes ont dû effectuer 57 tours de piste avant de voir apparaître le drapeau à damiers. RAS pendant la majeure partie de la course. À l’avant, Charles Leclerc et Max Verstappen nous ont offert une bataille épique, l’un dépassant sans cesse l’autre. Toutefois, le Monégasque a su conserver sa place de leader.

Mais voilà. On savait bien que c’était trop beau pour durer. Au 47ème tour, Pierre Gasly est obligé de garer sa monoplace sur le bas-côté et d’en sortir au plus vite. L’AT03 ayant pris feu sans que quiconque n’ait pu le prévoir, la toute nouvelle safety car fait son apparition sur la piste. Bien que jugée trop lente par Leclerc, la course reprend normalement quelques tours plus tard. L’ordre n’a pas changé à l’avant, avec Leclerc, Verstappen, Sainz, Pérez et Hamilton. Au 55ème tour, c’est l’hécatombe pour Red Bull. Le champion du monde en titre Max Verstappen se plaignait d’un blocage au niveau de sa direction depuis un certain temps, mais c’est tout autre chose qui l’a contraint à l’abandon.

La RB18 du #1 refuse d’accélérer et le Néerlandais rentre difficilement au stand. Impossible pour lui de repartir. Et de un. Au tour suivant, Sergio Pérez fait tout son possible pour contrer Lewis Hamilton et garder sa position. Seulement, il aura suffi d’un virage pour que le moteur de sa monoplace ne cède. Le voilà arrêté sur la piste à un tour de l’arrivée. Au final, la Scuderia Ferrari sort grande gagnante du jour, avec un doublé sur le podium, Charles Leclerc remporte la course et réalise un Hat-trick (pole position, victoire et meilleur temps au tour), juste devant Carlos Sainz Jr. Quant à Lewis Hamilton, il a bénéficié du double abandon de Red Bull pour accéder au podium.


Un tracé (légèrement) modifié à Djeddah

Pour sa première apparition au calendrier l’an passé, le Grand Prix d’Arabie Saoudite avait fait parler de lui. Lewis Hamilton en était sorti victorieux après trois départs et deux drapeaux rouges. Pour reprendre les mots de Kevin Magnussen, cette course était « folle ». Afin d’éviter une répétition du scénario catastrophe, les organisateurs de ce Grand Prix ont fait état de plusieurs modifications sur ce tracé des plus rapides.

Primo, les virages 2, 3, 14 et 21 ont été élargis d’1m50, tout comme l’a été le 27ème et dernier virage. En effet, les pilotes avaient évoqué une visibilité extrêmement réduite sur le circuit, ce à quoi les organisateurs ont voulu remédier. Deuxio, les virages 4, 16, 22 et 22 ont été aussi eu droit à leur lot de modifications. À la demande des pilotes, des plaques en métal ont été installées sur les murs, afin de permettre aux monoplaces de frôler les murs sans risquer d’être endommagées.

Si pour les pilotes Ferrari ces modifications sont dérisoires, au sens où elles n’améliorent pas réellement la visibilité, Lewis Hamilton aurait préféré ne pas les voir du tout. Le septuple champion du monde espère que ce tracé est semblable à celui qu’il a connu en 2021. De plus, en tant que « défenseur des droits », il s’interroge sur les raisons qui ont poussé la F1 à revenir dans ce pays, au vu de la situation politique.

En bref, on attend de voir si le scénario catastrophique de l’an passé aura droit à un remake ou à une pâle copie ennuyeuse. D’autant plus avec les nouveaux pneus. Les équipes vont devoir récolter un maximum d’informations sur ces pneus bien plus grands et étudier leur comportement sur ce circuit urbain.

Par ailleurs, Kevin Magnussen est attendu au tournant ce dimanche. Le Danois a fait son grand retour chez Haas cette saison, appelé à la dernière minute pour remplacer Nikita Mazepin, évincé de l’écurie. De nationalité russe, Mazepin a subi les mesures prises à l’encontre de son pays. Lors du Grand Prix de Bahreïn, Kevin Magnussen s’est octroyé une magnifique cinquième place, offrant à son écurie une véritable bouffée d’air frais. Toutefois, le Danois fait ses premiers pas sur ce circuit d’Arabie Saoudite et n’a pas eu l’occasion de le tester sur le simulateur.

Enfin, le comportement des Mercedes va être étudié à la loupe, car tous craignent un retour en force des Flèches d’Argent. Retour qui pourrait bien être plus rapide que nous ne l’imaginons. Nonobstant, les W13 ne sont pas seules dans leur galère. Également équipées de moteurs Mercedes, les MCL36 connaissent elles aussi quelques déconvenues. Les pilotes McLaren Lando Norris et Daniel Ricciardo ont pris les 15ème et 14ème places du Grand Prix de Bahreïn. Pour le Britannique, les voitures n’ont qu’un seul et unique problème : le manque d’appui. McLaren parviendra-t-elle à régler ce problème dans les temps ?


Ce week-end de Grand Prix connait un début des plus complexes. D’un côté, Sebastian Vettel est de nouveau privé d’une course et sera remplacé par Nico Hülkenberg. De l’autre, des explosions ont retenti à seulement quelques kilomètres du circuit, où un missile lancé par des rebelles Houthis a touché l’installation pétrolière d’Aramco, sponsor d’Aston Martin. Si une réunion de crise s’est tenue ce vendredi soir entre les pilotes, les directeurs d’écurie et la FIA, il semblerait que le Grand Prix d’Arabie Saoudite soir maintenu.

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