Revivez une expérience foot au Canada à travers le CF Montréal !

Il y a un mois, le CF Montréal disputait son huitième de finale retour de Ligue des Champions de la CONCACAF, dans son Stade Olympique, face aux Mexicains de Santos Laguna. L’occasion de vivre l’ambiance d’un match de « soccer » en Amérique du Nord !

Le Stade Olympique de Montréal a accueilli 15 000 personnes pour la réception de Santos Laguna (John Abott / Le Club 115)

CF Montréal – Santos Laguna


Ce huitième de finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF avait un goût de revanche pour les Canadiens. Pour le comprendre, il fallait remonter à la saison 2008-2009. Vainqueur au match aller (2-0), l’Impact Montréal, devenu le CF Montréal, s’était effondré au Mexique (5-2) pour finalement se faire éliminer (4-5). Alors, à notre arrivée au stade (2h avant le coup d’envoi), une banderole « Réparons l’histoire » est déjà suspendue dans la tribune réservée au club de supporters du club. En raison des mesures sanitaires, seulement 15 000 personnes étaient par ailleurs autorisées à assister à la rencontre.

Le match bien négocié

Avant de vous partager notre ressenti sur l’ambiance et bien d’autres points, un petit retour sur le match s’impose. Il s’agissait ici du match retour entre le CF Montréal et Santos Laguna. Les Mexicains de Torreón s’étaient imposés sur le score de 1-0 deux semaines avant de se rendre au Canada. Tout restait donc à faire pour les hommes du Français Wilfried Nancy. 

Conscient de la nécessité de marquer très tôt pour revenir à égalité, les Montréalais attaquaient le match pied au plancher et trouvaient très tôt la solution, à la neuvième minute, par l’intermédiaire de leur attaquant hondurien Romell Quioto. À la suite d’un centre venu du côté droit, Quioto poussait le ballon un peu trop loin pour éliminer le gardien mais parvenait à recentrer le ballon pour un poteau rentrant. 

Qualifiés pour les quarts !

Revenu à égalité sur les deux matchs, et dominateurs, les Montréalais étaient encore et toujours à l’attaque et pilonnaient le but mexicain. Sur un exploit individuel Djordje Mihailovic doublait la mise et envoyait virtuellement les champions du Canada 2021 en quart de finale. La domination des locaux se poursuivait pour le reste de la première mi-temps, mais le score ne bougeait pas. Les applaudissements retentissaient logiquement dans le Stade Olympique de Montréal au moment d’accompagner les équipes au vestiaire. 

La deuxième mi-temps était un presque copié/collé de la première; malgré les tentatives de marquer le but de la qualification côté Mexicain (la règle du but à l’extérieur est toujours en vigueur ici). Mais c’était bien les Québécois qui validaient leur ticket grâce au tout jeune Ismaël Koné pour sa première saison professionnelle. 3-0 score final, après un match plein qui étonnait plus d’un observateur côté canadien, tant l’ancien Impact de Montréal n’avait pas montré un tel visage depuis bien longtemps. Depuis, il s’est malheureusement fait éliminer par d’autres Mexicains, ceux de Cruz Azul (1-2).

L’ambiance


Dans un pays ou le Hockey est le roi des sports et ou le géant américain a exporté son football, la place du football européen est plus que secondaire. Malgré ça, et dans un stade au quart de sa capacité, les Canadiens ont donné de la voix. Avec l’aide du stade fermé (et qui ne peut pas être réouvert), le brouhaha se fait très fort dans l’enceinte des Jeux Olympiques 1976. La ferveur des supporters est donc réelle, tout comme la tentation de soutenir l’équipe locale.

La ferveur se reflète bien également dans le groupe de supporters installés proche de l’entrée des joueurs. Il n’hésite pas à apporter des banderoles ou des drapeaux aux couleurs classiques du club. Une cloche trône aussi proche de la tribune et les supporters les plus effrénés peuvent venir la sonner lors des buts de leur équipe favorite. 

A la différence de nombreux stades en Europe, il n’existe cependant pas de chants caractéristiques du club. Exit les entrée à la “You’ll never walk alone” de Liverpool. De simples « Montréal allez allez » retentissent au milieu des cris d’encouragements et des classiques huées, lorsque l’arbitre ne prend pas la même décision que les 15000 Montréalais auraient, bien évidemment, prise en toute impartialité !

Le public est assez connaisseur mais a parfois besoin de l’aide de l’écran géant pour se mettre à pousser derrière son équipe lors de corners ou coup francs bien placés. C’est une action récurrente en Amérique du Nord car même dans les matchs de hockey ou de football américain, les écrans ou le speaker haranguent la foule lors des actions chaudes. 

En résumé, nous avons pris beaucoup de plaisir à nous rendre au Stade Olympique de Montréal pour voir ces deux matchs et nous avons eu la chance d’avoir d’excellentes places grâce à nos contacts et nous souhaitons remercier Stefan et Marta pour cela. 

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