Le Sénégal bat l’Egypte et se qualifie pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar

Après la victoire en finale de la CAN, les Lions de la Teranga écœurent une nouvelle fois les Pharaons en barrage du Mondial 2022. Battus à l’aller, les coéquipiers de Sadio Mané ont refait leur retard pour finalement s’imposer aux tirs au but. Le Sénégal verra le Qatar !

L’équipe du Sénégal célèbre le but de Boulaye Dia. STEFAN KLEINOWITZ / AP

Le choc de ces barrages de la zone Afrique pour la prochaine coupe du Monde au Qatar, remake de la finale de la CAN 2022 au Cameroun, avait vu l’Egypte remporter le match aller sur ses terres vendredi dernier. Le retour à Diamniadio ce mardi 29 mars promettait un duel titanesque entre les deux stars de Liverpool Sadio Mané et Mohamed Salah, peut-être le plus important volet de cette trilogie sénégalo-égyptienne. Dans l’ultramoderne Stade Abdoulaye-Wade, qui accueillait le premier match officiel de son histoire, plus de 50 000 Sénégalais s’étaient donnés rendez-vous pour enflammer les tribunes, et ce parfois à la limite du raisonnable.

Boulaye Dia : libérateur de tout un peuple

La rencontre commence sur les chapeaux de roues par l’ouverture du score dès la quatrième minute de jeu ! A la suite d’un coup franc tiré côté gauche par Idrissa Gueye, le ballon est mal dégagé par une tête égyptienne. Il revient dans les pieds de Boulaye Dia, plus prompt que les défenseurs autour de lui pour pousser le ballon au fond des filets (1-0, 4e). L’effusion est totale dans les tribunes d’Abdoulaye-Wade.

Le Egyptiens ne se montreront jamais dangereux durant ce premier acte. Handicapés par les sorties prématurées des défenseurs Hamdy (29e) et Gabeur (36e), ils se contenteront de repousser les assauts répétés des Sénégalais. Compact et reculé, le bloc égyptien a su comme à son habitude cadenasser sa surface de réparation, empêchant toute incursion, forçant les Sénégalais à s’essayer de loin par l’intermédiaire d’Ismaïla Sarr (28e, 32e) et Nampalys Mendy (42e). Les hommes de Carlos Queiroz parvinrent à conserver ce retard d’un but à la pause, au terme d’une première période hachée. Outre les nombreuses fautes et les sorties sur blessures, le public a également entailler ces 45 premières minutes, avec notamment des jets de projectiles sur le gardien égyptien El-Shenawy.

Les supporters sénégalais ont rendu la rencontre difficile aux Egyptiens. El-Shenawy fut la cible de laser jusqu’à la fin. @L’Equipe

Zizo et Sarr proches de la délivrance

Revenus avec plus d’allant offensif, les Egyptiens montèrent leur intensité d’un cran à l’image de la frappe de Trézéguet détournée au sol par Mendy (51e), mais cela aux dépends d’espaces libérés dans leur dos. Dia s’y engouffra, et aurait peut-être pu bénéficier d’un penalty suite au retour musclé de la défense égyptienne (54e). La VAR ne broncha pas. Les débats s’équilibrèrent, et alors qu’Idrissa Gueye vit son coup franc filer au dessus des cages d’El-Shenawy (64e), Zizo faisait une rentrée fracassante. Sur son tout premier ballon, l’ailier gauche du Zamalek manquait de peu sa tête sur un centre de Salah (71e), avant de mystifier la défense sénégalaise d’un double contact pour enchainer sur une frappe qui frôla le montant gauche d’Edouard Mendy (76e). Côté Sénégal, le héros aurait pu s’appeler Ismaïla Sarr. Parfaitement lancé par Sadio Mané, l’ailier de Watford se retrouva seul face au but mais manqua son un contre un, croisant trop sa frappe (82e).

Egalité parfaite sur l’ensemble des deux matchs à l’issue du temps réglementaire, et trente minutes de prolongations restaient encore à disputer avant une éventuelle séance de pénalty. Des tirs au but qui n’auraient pu ne jamais voir le jour si Sarr, encore lui, ne ratait pas l’immanquable sur un nouveau caviar de Mané. L’ancien rennais tira sur le gardien alors que toute la moitié droite des cages était ouverte (95e). El-Shenawy s’était déjà montré décisif par une double intervention devant Cissé puis Dieng (93e), et sauvait une nouvelle fois les siens face à Cissé (103e) pour pousser la décision aux tirs au but.

Emam Ashour aux côtés d’Ismaila Sarr. Crédit: Getty Images

Une séance de TAB lunaire

Il fallait bien un final des plus légendaires à ce match pour l’histoire. Sénégal et Egypte nous l’ont offert sur cette séance de pénalty.

  • Premier tireur, le capitaine de Lions Koulibaly fracassa la barre d’El-Shenawy (0-0).
  • Alors qu’il avait l’occasion de donner l’avantage aux siens, celui qui n’avait pu tirer le cinquième penalty en finale de CAN Mohamed Salah dévissa complètement sa frappe, au dessus (0-0).
  • Saliou Ciss vit son pénalty sortie par El-Shenawy (0-0).
  • Bis, bis et bis repetita pour Zizo, dont le tir passa à gauche des montants de Mendy (0-0).
  • Le cinquième pénalty fut le premier convertit, par Sarr qui rattrapa ses occasions manquées (1-0).
  • Egalisation d’El Solia d’une barre rentrante (1-1), avant que Dieng ne convertisse également (2-1).
  • L’attaquant de Galatasaray Mostafa Mohamed s’élança à son tour, mais sa frappe axiale fut détournée par Mendy (2-1).
  • Scénario fou, et Mané avait, comme lors de la finale de CAN, la victoire et la qualification des siens au bout du pied. Le sang-froid et la classe du Sénégalais faisaient le reste. D’une frappe puissante, la star des Reds envoyait les champions d’Afrique au Qatar (3-1)!

Aliou Cissé continue son idylle à la tête de l’équipe nationale Sénégalaise. Après avoir disputé la phase de poule de la coupe du Monde 2018 en Russie, puis le premier sacre des Lions à la CAN au Cameroun, le sélectionneur qualifie une nouvelle fois son pays pour un Mondial.

Le Sénégal rejoint le Ghana

Le milieu d’Arsenal Thomas Partey, capitaine des Black Stars, envoie les siens au Mondial 2022. Crédit: Getty Images

Au bout de la nuit, les Lions décrochent leur billet pour le Mondial qatari. Ils rejoignent ainsi le Ghana, qualifié en 90 minutes face au Nigéria. Accrochés à l’aller (0-0), les Black Stars ont une nouvelle fois concédé le nul à Abuja. Troost-Ekong a marqué sur pénalty (21e) alors que Thomas Partey avait ouvert le score (10e). La règle du but à l’extérieur permet aux Ghanéens de valider leur présence au Qatar. Après être passé compétemment à côté de leur CAN au Cameroun, les coéquipiers de Jordan Ayew respirent à nouveau et retrouvent la coupe du Monde, huit ans après. Dominateurs mais coupables de trop de déchets à la finition, les Super Eagles manquent leur premier Mondial depuis 2006.

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