Serie A : Venezia, un promu très fragile

Le club de Venise vient d’enchaîner sa cinquième défaite consécutive. Une mauvaise passe qui pourrait bien leur être fatale et les propulser en Serie B la saison prochaine. Le Club 115 s’est penché sur leur cas.

Une saison délicate pour le promu (© Getty Images)

Des débuts difficiles

Pour sa première saison dans l’élite italienne depuis la saison 2001/2002, l’équipe vénitienne s’est faite surprendre dès le début du championnat avec quatre défaites lors de leur cinq premiers matchs. Respectivement face à Naples, l’Udinese, Empoli, Spezia et l’AC Milan.

Si l’on reprend les cinq premier match on remarquait déjà le début d’une fragilité. Lors de la première journée, face à Naples, le club s’incline 2-0 en étant onze contre dix dès la 23e minute. Ils ont réussi à tenir tête au Napolitains sans succès. Un match qui montrait que le promu n’était pas venu pour faire de la figuration. Pourtant la deuxième journée face à l’Udinese a été tout l’inverse. Totalement dominé, la défaite 3-0 dont un but à la 92e minute a été un vrai frein. Les efforts vus face à Naples ont vite été effacés.

Le club de Venezia s’est fait surclassé contre l’Udinese (© Getty Images)

La troisième journée amène une victoire 2-1 face à Empoli. Une rencontre où les Vénitiens après avoir mené 2-0 ont vu leur adversaire revenir dans la rencontre. Totalement en manque de maîtrise, la réduction du score d’Empoli à la 89e minute a donné des sueurs froides pour la fin du match. L’efficacité était au rendez-vous et c’est assez rare pour le souligner.

Rappelons les deux derniers matchs, deux buts concédés dans les cinq dernières minutes. L’un alors que la défaite était déjà plié et le suivant lorsque le club possédait deux buts d’avance. Cette quatrième journée était une suite logique. Un but de la Spezia dans les arrêts de jeu de la seconde période pour empocher une victoire. Le début d’un traumatisme pour Venezia.

Un money time peu en réussite

Ce fameux money time dont l’équipe de Venise ne sait pas gérer a continué à les hanter. Bien sûr ils sont réalisés quelques exploit lors de cette fameuse période mais la fragilité du moment reste visible.

Un match qui doit parler à tout le monde, concerne le déplacement à San Siro pour affronter l’Inter en janvier dernier. Un match qui s’annonçait compliqué mais qui a vu les coéquipiers de David Okereke menés rapidement au score dès la 19e minute par l’intermédiaire de Thomas Henry, l’un des maillons forts de Venezia cette saison.

Thomas Henry, l’un des éléments moteurs de l’équipe vénitienne (© NurPhoto)

L’égalisation de Nicolo Barella a encore donné une nouvelle source de motivation aux Intéristes. Avec leur 24 tirs tentés, les coéquipiers de Brozovic ont tout donné et voyait les vaillants vénitiens tenir le point du match nul. Une performance honorable qui se profilait. Malheureusement les démons sont réapparus. L’infatigable Edin Dzeko, donne la victoire à l’Inter d’une tête rageuse à la 90e minute.

Samedi dernier Venezia a subit une défaite dans les arrêts de jeu de la seconde période encore une fois face à Spezia. Ces points perdus sont entrain de trahir le club.

Un mercato hivernal sans réussite

Conscient de ses difficultés, le club décide lors du mercato hivernal de faire des paris. Les plus grosses arrivées se nomment J-P Nsamé, Nani et Mickael Cuisance. Tous n’ont pas la même réussite.

Les deux premiers nommé ont du mal à se fondre dans le collectif vénitien. Le Camerounais, J-P Nsamé, prêté par les Young Boys n’a disputé que 200 minutes en 8 matchs. Lors de ces matchs, il n’a été titulaire qu’à une seule reprise. Longtemps blessé dans son ancien club, le numéro 9 de Venezia tarde à retrouver son niveau de jeu qui a fait de lui une star en Suisse. Un prêt non concluant.

Un prêt sans grande réussite (© Venezia)

Le deuxième prêt est celui du Français Mickael Cuisance. Arrivé de Bavière cet hiver, le joueur n’est pas le plus mauvais des nouveaux arrivants. Toujours titulaire depuis la fin du mercato hivernal. Le joueur retrouve peu à peu un bon niveau de jeu. Assez en tout cas pour être titulaire dans l’équipe. Malgré tout son bilan reste de zéro but et zéro passe décisive comme J-P Nsamé.

La recrue phare de cet hiver reste Nani. Le portugais âgé de 35 ans n’est pas non plus dans une grande forme. Avec seulement une seule passe décisive, réussie lors de son premier match, l’ancien Mancunien est victime de sa vieillesse. À la manière d’un Franck Ribéry à Salernitana, il a sans doute été recruté pour former les jeunes et mobiliser le groupe dans cette fin de saison. Un échec à l’heure actuelle

L’âge rattrape le joueur portugais (© ANSA)

Que peut espérer Venezia pour la fin du championnat ?

Voilà la grande question que l’on se pose, le club vénitien peut-il se maintenir à l’issue de la saison. À la vue du calendrier, c’est possible.

Sur les huit matchs qu’il leur reste à disputer, quatre d’entre eux sont contre la première moitié de tableau. Il s’agit de la Fiorentina, la Juventus, l’Atalanta et la Roma. Des adversaires où un match nul serait déjà perçu comme une victoire. Pour les cinq autres rencontres, tout est permis.

Parmi les adversaires restants on retrouve l’Udinese, Salernitana, Bologne ainsi que Cagliari lors de la dernière journée. Des rencontres plus qu’abordables si la motivation est de mise. Quoiqu’il en soit, le club devra se battre jusqu’au bout et sa dernière rencontre dans la championnat sera sans aucun doute une finale.

C’est ensemble que le club réussite à se maintenir (© Getty Images)

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