R92-SF (53-20) : les tops et les flops de la large victoire du Racing dans le derby

Le Racing 92 a étrillé le Stade Français à l’Arena (53-20) pour prendre la sixième place et enterrer son adversaire du soir dans la course à la qualification. Voici les tops et les flops de la rencontre.

Teddy Thomas a livré une très belle prestation dans le derby (AFP/Julien de Rosa)

LES TOPS


Teddy Thomas se régale

Auteur d’un doublé (36′, 42′), Teddy Thomas a fait parler ses qualités et toute sa palette rugby à l’occasion de la réception du Stade Français. Souvent dans l’avancée, il a su faire jouer derrière lui et prendre ses adversaires de vitesse. Le revoir à ce niveau est plutôt encourageant en vue des échéances décisives qui attendent le Racing. L’ancien Biarrot a inscrit son neuvième et dixième essai dans le derby parisien.

Wenceslas Lauret hyperactif

Wen Lauret s’est lui aussi offert un doublé (54′, 67′) au coeur d’une seconde période à sens unique. L’ancien troisième ligne international s’est montré omniprésent dans le jeu du Racing, comme souvent cette saison. S’il soigne ses stats offensives, il reste présent en défense, qui demeure être son principal point fort. Dans une troisième ligne qui n’est pas la plus dense du championnat, Lauret garde une régularité indispensable au bon équilibre de son équipe.

Le Garrec cartone, Spring crochète, Russell s’amuse

Rentré en jeu à la pause, Nolann Le Garrec a confirmé son retour en forme. Le jeune international des moins de 20 ans a apporté de la vitesse et sa qualité de passe, notamment sur le deuxième essai de Thomas. Un pur talent, y compris face aux perches, ou il a enquillé des coups de pieds difficiles.

De son côté, Max Spring a fait parler sa classe, avec des crochets dévastateurs, comme sur le premier essai de Gomes Sa (5′). Finn Russell a lui aussi réussi un bon match, avec une déviation astucieuse sur le premier essai de Thomas, une interception bien sentie, et du jeu dans la défense adverse.

La 89 du Stade Français fait son match

Match solide du numéro 8 parisien, Loïc Godener. Très présent ballon en main, il a tenté de mettre ses partenaires dans l’avancée grâce à sa puissance. Il n’a pas non plus laissé sa part au chien en défense, pour réaliser une prestation d’ensemble de très bonne facture. Dans la même lignée, son demi de mêlée, Arthur Coville, a fait son match. A l’origine du premier essai de Lester Etien, Coville a bien animé le jeu parisien lors d’une première période équilibrée.

LES FLOPS


Paris a joué 40 minutes

Deuxième période atroce pour le Stade Français, surclassé dans tous les domaine après le retour des citrons. Un douloureux 38-7 encaissé dans le deuxième acte a donné lieu à une véritable correction au score final (53-20). Dans un match qui devait être capital pour l’avenir du club cette saison, les Parisiens ont baissé les bras dès que le Racing a su creuser un petit écart. Pas de très bon augure, avant une double confrontation européenne face au voisin francilien.

Adieu la qualif’

Car l’Europe est désormais le dernier challenge de la saison du Stade Français. Après la défaite contre l’UBB la semaine dernière à Jean-Bouin (16-32), Paris a définitivement abandonné ses rêves de top 6 ce soir. 11ème avec 11 points de retard sur la sixième place, l’écurie de Gonzalo Quesada n’a tout simplement pas le niveau pour lutter parmi les meilleurs, et se retrouve à sa place, comme le démontre sa performance du soir dans le derby.

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