Tour du Pays Basque – Izagirre impressionne, Martinez triomphe au général !

Au terme d’une dernière étape haletante, c’est Ion Izagirre qui s’est imposé après avoir été victime d’une chute dans la dernière ascension. Pour le général, Remco Evenepoel a craqué face aux assauts de ses concurrents. C’est Daniel Martinez qui remporte la course.

Martinez (au centre) célèbre sa victoire devant Izagirre (à gauche) et Vlasov (à droite). (Luis Gomez)

Une dernière étape folle !

Pour cette 61ème édition du Tour du Pays Basque, les organisateurs ont gardé le meilleur pour la fin. Une dernière étape courte de 135 kilomètres avec pas moins de sept ascensions répertoriées. Un beau terrain de jeu pour départager les coureurs.

Ce sont les INEOS qui ont roulé toute la journée pour leurs leaders Adam Yates et Daniel Martinez. Cependant, c’est Primoz Roglic qui a accéléré le premier à 42 kilomètres de l’arrivée. Ce qui a eu le mérite de lancer la course pour les prétendants à la victoire finale.

Les INEOS mènent le peloton avant le début des hostilités. (Luis Gomez)

Une descente vertigineuse

Finalement, c’est dans la descente qu’il y a eu le plus de mouvement. Pour une fois, la Movistar a été très juste tactiquement en envoyant Nelson Oliveira dans l’échappée, ce qui a permis à Enric Mas de le retrouver après l’ascension de Krabelin. Pour autant, cela n’a pas suffit puisqu’ils ont vu revenir une fusée de l’arrière en la personne de Pello Bilbao (Bahrain-Victorious). Le basque a mis la pression aux différents favoris et les deux coureurs de la Movistar sont tombés en essayant de le suivre.

Cette chute a rebattu les cartes puisque quatre coureurs ont profité de la cassure pour créer un écart. A 22 kilomètres de l’arrivée, Bilbao, Vlasov, Vingegaard et Izagirre possédaient vingt secondes d’avance sur le groupe de Remco Evenepoel et Daniel Martinez. C’est seulement au pied de la dernière montée que tout ce beau monde s’est regroupé. Le combat final peut commencer.

Les coureurs sont portés par la foule dans le Krabelin (ici Vingegaard et Mas). (Charly Lopez)

Une montée finale rocambolesque !

C’est Davide Formolo, l’italien de la UAE-Emirates qui a profité de l’apathie des favoris pour attaquer au pied de la montée après avoir déjà été à l’avant toute la journée. Malheureusement pour lui, derrière les leaders ont accéléré et la maigre avance qu’il avait réussi à obtenir n’a pas tenu bien longtemps.

Les multiples attaques ont eu raison du maillot jaune Remco Evenepoel qui a lâché prise à trois kilomètres du sommet de la dernière difficulté. A l’avant, Martinez, Vingegaard, Vlasov, Izagirre et Soler vont se jouer la victoire d’étape. Mais, fait rarissime, Ion Izagirre le coureur de la Cofidis va chuter en montée à la suite d’un écart de Jonas Vingegaard qui cumule les bourdes ces derniers jours après son coup d’épaule sur Vlasov hier.

Pourtant, Izagirre va revenir à l’avant après sa chute. Le basque va être porté par la foule pour faire le jump avant le sommet. Dans l’ultime kilomètre, il va suivre l’accélération de Marc Soler et le déborder avant le dernier virage pour s’imposer à domicile. Une victoire retentissante pour l’espagnol qui du même coup finit deuxième du classement général.

Ion Izagirre célèbre sa victoire devant Alexander Vlasov. (Charly Lopez)

Bilan de la semaine : des Français en demi-teinte

Les français ont connu des destins bien différents cette semaine : retour sur leurs performances.

Pour Julian Alaphilippe, tout avait bien commencé avec une victoire d’étape dès le deuxième jour mais la machine s’est déréglée ensuite avec deux places de dauphin les jours suivants derrière Bilbao et Martinez. Malgré tout, le champion du monde a prouvé à tout le monde que la forme était ascendante et qu’il sera prêt pour les ardennaises qui arrivent dans quelques semaines.

Alaphilippe lève les bras lors de la deuxième étape. Evenepoel en fait de même à l’arrière plan. (Alvaro Barrientos)

Globalement, il a manqué un petit quelque chose à nos bleus pour que la semaine soit excellente. Avec entre autres, un podium de Rémi Cavagna (Quick-Step Alpha Vinyl) sur le contre-la-montre inaugural qui ne lui correspondait pas, un podium pour Fabien Doubey (TotalEnergies) derrière Alaphilippe sur la deuxième étape. De son côté, Victor Lafay (Cofidis) a failli réussir un numéro lors de la quatrième étape. Il se fait reprendre à seulement 900 mètres de la ligne après avoir été échappé pendant toute l’étape.

Une petite déception quand même pour la Groupama-FDJ dont on pouvait légitimement attendre plus. Notamment de la part de David Gaudu, mais le breton n’est pas encore en pleine possession de ses moyens et cela se voit. Seulement un top 5 d’étape à signaler et une 18ème place au classement général final. Bien loin de ses standards habituels, lui qui avait remporté la dernière étape à Arrate l’an dernier.

Même constat pour la TotalEnergies qui a vécu un tour du Pays Basque mitigé avec l’abandon de son leader Pierre Latour sur chute mais qui a vu d’un autre côté Cristian Rodriguez remporter le classement du meilleur grimpeur.

Christian Rodriguez en plein effort avec son maillot de meilleur grimpeur. (Twitter TotalEnergies)

Des coureurs inquiétants ?

A l’heure du bilan de ce Tour du Pays Basque, l’inquiétude est de mise pour le slovène Primoz Roglic. Que se passe-t-il pour le leader de la Jumbo-Visma ? Alors qu’il était parti pour écraser la course, en remportant le contre-la-montre et en portant le maillot de leader pendant 3 jours, Roglic s’est écroulé dans les dernières étapes. Il termine finalement huitième au classement général à plus de trois minutes du vainqueur. Ce n’est clairement pas un résultat digne d’un coureur de sa trempe. Surtout que les Ardennaises approchent à grands pas. Pour le slovène, il va vite falloir récupérer de cette semaine pour revenir en forme dans quelques semaines.

Le classement général final du Tour du Pays Basque avec Primoz Roglic huitième. (Capture d’écran GCN)

Le récent vainqueur du tour de Catalogne Sergio Higuita était très attendu sur les routes du Pays Basque. Pourtant, il a lui aussi été inquiétant puisqu’il a été inexistant, il n’a jamais pesé sur la course. Le colombien a finalement abandonné au départ de la cinquième étape. Inquiétant alors qu’il était en grande forme et sur une bonne dynamique après sa victoire en Catalogne. A voir s’il aura retrouvé des jambes pour les ardennaises.

Pour finir, un petit mot sur le coureur hongrois de la Jumbo-Visma Milan Vader qui était dans un état critique après sa chute sur la cinquième étape. Son état serait stable aux dernières nouvelles. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

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