Vainqueurs face aux Spurs (113-103), les Pelicans iront défier les Clippers

L’affiche du match de la dernière chance pour participer aux playoffs 2022 de l’Ouest opposera donc les Pelicans aux Clippers. L’équipe de la Nouvelle-Orléans a obtenue son ticket dans la nuit en venant à bout d’une jeune équipe des Spurs dans un Smoothie King Center en fusion. Retour sur une rencontre de play-in passionnante.

McCollum a pris feu (crédits : Oregon Live)

Le match 

L’ambiance émise par les fans étaient digne d’un game 7 de play-offs, il faut dire que les fans des Pelicans ont peu souvent l’occasion de vivre de telles rencontres. Le premier quart-temps a démarré sur de petites bases, les deux équipes connaissant un manque d’adresse habituel dans ce genre de match couperet. Devin Vassel a lancé les Spurs grâce à deux trois points dans le bon tempo auxquels Brandon Ingram s’est chargé de répondre en se la jouant Baby KD.

Le deuxième quart-temps fût celui des Pelicans. Intraitables, ils se sont appuyés sur un CJ McCollum impérial pour prendre les devants et faire exploser définitivement le public. Entre cassage de cheville, tirs de loin, à mi-distance ou dans la raquette, l’ancien coéquipier de Damian Lillard a tout fait au Spurs en inscrivant 19 points en 9 minutes. En face, les titulaires des Spurs peinaient à régler la mire et le banc se chargeait de limiter la casse par l’intermédiaire de Josh Richardson où Lonnie Walker. Score à la pause : 61-50.

Au retour des vestiaires, le match semblait acquis aux hommes de Willie Green tant son équipe rayonnait. Jonas Valenciunas a pris le relai au scoring, profitant de l’absence d’un Jakob Poeltl l’ayant bien contenu en première période. Le rookie Herbert Jones nous a fait vivre une folle séquence enchaînant contres, interceptions et shoots à 3 points sous les rugissements de la foule. Dejounte Murray et Keldon Johnson paraissaient démunis, incapables de rentrer un tir dans une équipe désorganisée.

Alors que le dernier quart-temps aurait dû être un moment tranquille pour les Pelicans, il en fût tout autrement. Petit à petit, les Spurs ont commencé à revenir dans le match sur des actions isolées tandis que les Pels connaissaient un passage à vide offensif (pas le moindre point inscrit durant plus de 5 minutes). Mais les limites de la jeune équipe de Popovich sont apparues lorsqu’ils sont revenus à -6, se précipitant alors et restant incapable de revenir au score. Brandon Ingram s’est alors chargé de mettre le couvercle sur un match rappelant à la ligue que cette équipe des Pelicans était à prendre au sérieux, d’autant plus qu’un certain Zion Williamson a assisté à ce beau spectacle depuis le banc de touche.

Incertain avant la rencontre, Ingram a mis le couvercle sur la rencontre (crédits : NBA.com)

L’expérience de New-Orleans a fait la différence

On entend souvent que lors des rencontres décisives de post season, l’expérience est un facteur primordial. Cela s’est prouvé ce soir, l’effectif des Pelicans proposant un bon mix entre jeunesse et maturité. Le recrutement de CJ McCollum à la trade deadline a pris tout son sens cette nuit, l’ex arrière de Portland ayant tout vécu aux côtés de Damian Lillard et que ce genre de rencontre est loin d’effrayer. C’est lui qui a lancé son équipe sur les bons rails et permit à des jeunes joueurs telles que Herbert Jones ou encore José Alvarado de profiter de l’engouement général pour se transcender. Brandon Ingram n’en est pas non plus à son coup d’essai et a su prendre les devants lorsque les Spurs se montraient menaçant en fin de rencontre.

A l’inverse, l’effectif des Spurs a montré ses carences en terme de gestion de match à enjeu. Dejounte Murray, néo All-Star, a peiné l’intégralité du match sans parvenir à retrouver l’efficacité et la fluidité l’ayant caractérisé cette saison. Focaliser sur le scoring, il a voulu tout faire trop vite afin de porter son équipe sans y parvenir, se crispant un peu plus au fur et à mesure de ses échecs. Keldon Johnson, auteur de 15 points à 6/20 au tir, s’est également heurté à un mur. Le seul semblant s’être démarqué s’appelle Devin Vassell avec ses 23 points à 7/13 de loin, son rôle de catch and shooter lui imposant moins de poids sur les épaules. Globalement, les Spurs n’ont pas su rester organisé et calme dans un match ou tout a semblé aller trop vite pour eux. Les bons temps-morts de Gregg Popovich leur on permis de ne jamais trop se faire distancer mais la marche était trop haute pour eux ce soir. Le talent est bel et bien là, ce n’est que partie remise.

Murray a perdu sa match-up avec McCollum (crédits : NBA.com)

Gregg Popovich, clap de fin ?

Il ne l’a pas annoncé officiellement mais l’avait laissé entendre la saison dernière, il se pourrait bien que la saison 2021-2022 de Gregg Popovich soit la dernière de sa carrière et que l’on vienne donc de vivre les derniers instants du coach mythique des Spurs en NBA. Si cela venait à se confirmer, le coup de tonnerre serait immense pour la ligue qui dirait au revoir à un des plus grands coachs de l’histoire à l’issue de sa 26ème saison. Ses adieux n’arriveraient pas dans les pires conditions après qu’il ai amené une équipe de jeunes pleine d’envie aux portes des playoffs.

Les temps morts au bout de 40 secondes, les interviews rocambolesques, sa relation avec ses joueurs… si la carrière de Pop devait prendre fin aujourd’hui, l’héritage et les souvenirs laissés derrière lui sont immenses. Ses cinq titres auront fait de lui l’entraîneur le plus glorieux des années 2000 et 2010 mais après tout avec lui, l’annonce d’une saison supplémentaire ne surprendrait personne.

Merci pour tout Monsieur Popovich (crédits : San Antonio Express-News)

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