NBA Playoffs : Le Jazz arrache le game 1 à Dallas (99-93)

Le coup d’envoi des Playoffs 2022 a été donné à Dallas pour le premier match des Mavericks face au Jazz. Privés de Luka Dončić, les joueurs de Jason Kidd ne sont pas passés loin d’aller chercher la victoire mais les limites de l’équipe ont été exposées par les stars d’Utah. Voici un retour sur les points clés de cette rencontre.

Bogdanovic a fait très mal aux Mavericks (crédits : Getty Images)

La taille a manqué à Dallas

Quin Snyder et le Jazz nous ont bien eu. Sur les deux premières possessions, Rudy Gobert a été recherché offensivement afin de profiter du déficit de taille de Dwight Powell. A la fin du match ? Le pivot français totalise 1 seul tir pour 5 petits points. Le Jazz n’a pas changé sa philosophie et a basé son jeu sur les tirs à trois points sans chercher à exposer Powell. Malgré ce boycott offensif, « Gobzilla » a été l’un des joueurs les plus dominants de la rencontre. Ses 17 rebonds ont fait mal à Dallas ayant eu du mal à rivaliser dans la raquette. Défensivement, il a fait preuve d’une dissuasion permanente pour tout joueurs des Mavericks essayant d’aller au cercle, Dinwiddie en fera probablement des cauchemars jusqu’à la fin de la série. Ses 3 contres ne traduisent pas le nombre de tir empêché, il a été l’un des grands artisans de la victoire du Jazz.

Au-delà du pivot, Dallas s’est fait globalement dominer sous le cercle, notamment en seconde mi-temps. Dwight Powell s’est bien débattu sur les deux premiers quarts-temps avec un excellent apport des deux côtés du terrain et une énergie débordante. Cependant, il ne pouvait pas lutter face aux pivots adverse, que ce soit Gobert ou Whiteside. Durant ses minutes sur le banc, le 5 small ball des Mavs n’a pas gêné le Jazz qui au contraire a appuyé sa domination physique. Au terme de la rencontre, les statistiques affichaient 63 rebonds à 42 en faveur de Utah. Un écart trop grand ayant fait la différence dans ce match pourtant accroché.

Rien ne passe quand Rudy est la (crédits : KSL Sports)

Des attaques en berne

99-93, un score devenu très en dessous des standards dans la NBA 2022. Les circonstances étaient cependant atténuante. Les playoffs favorisent un jeu plus lent et défensif, le match avait lieu à 12h00 heure locale et la défense des Mavericks a été étouffante tout au long du match. Comme annoncé, la version Jason Kidd de cette équipe de Dallas a tout donné pour empêcher le Jazz de développer une leur jeu offensif avec un grand succès en première période. Dorian Finney Smith, Reggie Bullock ou encore Dwight Powell n’ont pas ménagé leurs efforts et aucun tir n’était facile pour Donovan Mitchell et compagnie. L’absence de volonté d’utiliser Rudy Gobert en attaque a bien aidé les Mavericks à se concentrer sur la défense extérieure, leur point fort. Résultat : le Jazz a manqué ses 9 premiers tirs à 3 points et a shooté à 31% de loin sur l’ensemble de la rencontre.

Cependant, le Jazz a démontré que durant les Playoffs, le talent individuel est primordial pour faire la différence. En première période, Bojan Bogdanovic a tout fait tout seul profitant majoritairement de son avantage de taille face à son défenseur direct et une adresse bien au-delà des standards de la rencontre. Avec 20 points dans les deux premiers quart-temps, il a permit au Jazz de mener à la mi-temps. Donovan Mitchell a pris les devants en seconde période, redevenant l’impressionnant joueur de Playoffs qu’il a toujours été. Dallas est donc parvenu à endiguer la jeu collectif du Jazz mais face à de tels talents individuel il faut également être capable de répondre de l’autre côté du terrain.

En l’absence de Luka Dončić, la fluidité offensive des Mavs est loin d’être la même. Tous les espaces libérés par le Slovène ne sont plus présents et il devient difficile de trouver des joueurs isolés à 3 points. Les attaques sont restés dans unidimensionnelles dans l’ensemble avec un ballon porté alternativement par Spencer Dinwiddie et Jalen Brunson. Les deux meneurs ont dû essayer de se débrouiller seul et malgré quelques fulgurances ou de belles passes trouvées, c’était trop compliqué. Jalen Brunson a fini avec 24 points à 9/25 au tir et Spencer Dinwiddie avec 22 points à 6/15. Le dernier nommé a d’ailleurs vécu une fin de match catastrophique, ratant un grand nombre de lancers francs qui auraient pu permettre à Dallas de revenir et il s’est également fait cibler de l’autre côté du terrain. Les role players tels que Finney Smith, Bullock où Kleber ont eu de bonnes phases mais n’ont pas assez pesé offensivement.

Jalen Brunson a du forcer en l’absence de Dončić (crédits : Sports Illustrated)

Donovan Mitchell : le réveil de la superstar

A la mi-temps, Donovan Mitchell totalisait 2 points avec une adresse bien évidemment exécrable. Il a dû attendre 18 minutes pour marquer son premier panier, de quoi le faire souffler de soulagement. Réputé pour sa capacité à se transcender en post season, cette entame était inhabituelle pour lui et il s’est empressé de rectifier le tir en deuxième période. Beaucoup plus agressif, il a pris le jeu à son compte et enfoncer les joueurs des Mavericks dans la raquette. Avec 26 points inscrits dans le 3ème quart-temps, les pendules étaient remises à l’heure. En 1v1, personne ne s’est montré capable d’arrêter ce parfait mix entre vitesse, puissance et adresse. Son dernier quart-temps ne fût en revache pas à la hauteur, retombant dans ses travers en forçant des shoots face à une défense qui avait retenu la leçon. Son mauvais finish aurait d’ailleurs pu permettre aux Mavs de revenir si ils n’avaient pas vendangés leurs occasions. 32 points à 10 sur 29 au tir, 6 passes et 6 rebonds au final pour le franchise player du Jazz qui devra tout de même montrer plus de régularité sur le reste de la série et pourquoi pas, après tout, jouer avec Rudy Gobert ?

Mitchell a réalisé un match sur courant alternatif (crédits : theScore.com)

Les Mavs sont limités en l’absence de Luka Dončić et ne pourront pas se passer de lui trop longtemps face à une équipe du Jazz semblant à leur portée en présence du Slovène. Rendez-vous lundi pour le deuxième match de la série, toujours au American Airlines Center.

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