Sixers – Raptors (131-111) : Une victoire autoritaire d’Embiid and co.

Peut-être une des séries les plus intrigantes de ce premier tour des playoffs. Deux équipes à l’approche du jeu différente, qui avaient des arguments pour prétendre à la victoire. Retour en plusieurs points sur une victoire pleine d’autorité des Sixers.

Les Raptors auront tout tenté, en vain. (Crédits : NBA)

Tyrese Maxey superstar

IL est arrivé avec sa gueule d’ange et ses tresses toujours bien faites, Tyrese Maxey avait avant le début de cette série une bonne tête de facteur X. Tournant autour des 18 points de moyenne cette saison, il devait forcément répondre à certaines attentes lors de cette post-season. Libéré d’une grosse partie de l’organisation du jeu avec l’arrivée de James Harden lors de la Trade Deadline, le choix 21 de la Draft 2020 peut donc désormais se concentrer quasi exclusivement sur le scoring, et profiter des espaces créés par la gravité du barbu, et de Joël Embiid.

Maxey a totalement fait exploser les Raptors hier soir (Crédits : NBA)

10 points dans le premier quart-temps pour montrer que le danger viendra de partout pour les Raptors, et puis cette explosion à la sortie des vestiaires, comme lui seul à le secret. 21 points dans le seul troisième quart-temps pour donner une avance décisive aux Sixers. La vitesse d’un TGV en pénétration s’il voit le moindre espace laissé libre par la défense canadienne, la qualité de shoot s’il se retrouve un peu trop seul derrière la ligne, le sophomore leur a tout fait et termine en établissant son carreer-high au scoring. 38 points, 4 rebonds, 2 passes à 14/21 au tir dont un excellent 5/8 à trois points, tout comme ses compères Ja Morant, Anthony Edwards ou Jordan Poole, la jeunesse a tapé du poing sur la table en cette première soirée de Playoffs.

Des Raptors exposés, mais malchanceux.

Lorsqu’on vous présentait cette série, la dimension collective jouait un grand jeu dans l’approche des matchs par les Raptors, surtout dans leur capacité à défendre ensemble. 48 minutes plus tard et 131 points encaissés, les maux de tête apparaissent pur Nick Nurse.

On savait que Joël Embiid serait la principale menace et que la stratégie serait de doubler sur chaque possession, mais la défense au global n’a pas été suffisante pour les Raptors qui ont laissé bien trop d’espaces aux lieutenants. Des rotations et des aides qui arrivaient en retard, des fautes très rapidement prises et l’impression que les Sixers jouait avec leur proie plutôt que d’assister à un véritable match de playoffs NBA. James Harden s’est régalé à la passe, Joël Embiid a fait le strict minimum sans forcer quoi que ce soit, les têtes tournaient du coté du Canada.

En plus du match, Toronto a perdu son rookie star. (Crédits : Bill Streicher-USA TODAY Sports)

Mais il serait malhonnête de parler du match des Raptors sans évoquer l’incroyable enchainement de mauvaises situations qui s’est abattu sur le Wells Fargo Center. Des problèmes de fautes pour VanVleet et Siakam (le meneur sera même exclu après sa sixième faute en début de dernier quart-temps), mais les gros points noirs de cette soirée sont les sorties sur blessure de Thaddeus Young et de Scottie Barnes. Le premier souffre d’une entorse au pouce, tandis que le second a vu sa cheville se mettre en angle droit sous le poids de Joël Embiid qui allait poser son appui. 120 kilos qui se posent sur la frêle cheville de Scottie, je ne vous fait pas un dessin, mais l’image est dure à voir. Tout allait de travers pour les Raptors, tout allait bien pour Philly, et un Game 1 très compliqué à avaler pour Toronto.

Embiid – Harden – Harris, trop complémentaires.

Dans une soirée déjà cauchemardesque pour les Raptors, les hommes de Nick Nurse ont été confrontés à une équipe des Sixers à qui tout souriait. En plus de Tyrese Maxey, le Big 3 de Philadelphie a été incroyablement complet, chacun connaissant son rôle et contribuant à sa manière dans la victoire de leur équipe. Joël Embiid bien évidemment a été la principale menace pour Toronto, qui s’est mis en tête de le ralentir. Mission réussie, puisque le pivot n’a marqué que 19 points, à 5/15 au tir. Seulement, la taille du Camerounais a fait extrêmement mal dans la raquette, provoquant les fautes, prenant 15 rebonds dont 4 offensif, l’impact numérique reste important.

La grande interrogation reposait sur la capacité de ces Sixers a être bon en même temps, et pas chacun dans son coin. Doc RIvers était scruté aussi, pour voir s’il pouvait gérer un tel roster et donner de l’importance à chacun, mission accomplie pour ce Game 1. Pendant que Maxey empilait les points, James Harden distribuait les caviars comme un soir d’élection présidentielle au Fouquet’s. L’ancien de Brooklyn a fait ce qu’on lui demandait de faire, peser sur la rencontre, qu’importe la manière. De bons efforts défensifs, 14 passes décisives à l’arrivée à lui seul, et du scoring lorsqu’il le fallait à coup de pénétration ou de step-back, belle performance pour lui.

James Harden a été très précieux dans l’organisation du jeu des Sixers (Crédits : NBA)

Enfin Tobias Harris aussi été attendu au tournant, lui qui enchainait les performances ternes ces dernières semaines et qui semblait avoir du mal à retrouver son niveau de la saison dernière. Et à coté de ses coéquipiers, Tobias a parfaitement rempli son rôle. De la bonne défense, des écrans et la capacité à sanctionner lorsqu’il en avait l’occasion, avec une grande propreté. 26-6-6 à 9/14 au tir, parfait complément pour les Sixers dans leur quête de titre à coté d’un Harden distributeur et un Embiid qui attire l’attention de la défense.

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