Les 3 choses à retenir du Game 3 entre Wolves et Grizzlies.

Après deux matchs dans le Tennessee et un bilan à l’équilibre sur la série, Wolves et Grizzlies se retrouvaient dans un Target Forum chauffé à blanc pour prendre l’avantage. Un match fou duquel nous avons choisi 3 points qui ont retenu notre attention.

Ja Morant maladroit, mais le collectif des Grizzlies a pris le dessus.

Chris Finch, du chaud au froid.

Que la nuit dernière était bizarre pour le coach des Wolves. Après la bonne prestation du Game 1 et la grosse défaite de match 2, le retour à domicile était attendu pour voir si Minnesota avait réellement les moyens de gêner Memphis. Et le début de match donnait raison à Finch, avec des loups très déterminés, submergeant totalement les joueurs de Tyler Jenkins. Un Pat Beverley très agressif, D’Angelo Russell plus impliqué en attaque et des role-players qui entrent dans le moule, et Minnesota prend très rapidement une large avance allant jusqu’à 26 points (47-21).

Mais le propre d’une très bonne équipe de playoffs, c’est de faire preuve de continuité au sein d’un match. Et petit à petit après ce carnage, les Grizzlies se remettent à l’endroit, identifient les menaces de Minnesota et s’adaptent, ce que Finch n’a pas su faire. Une avance de seulement 7 points à la mi-temps, la pause arrive à point nommé pour les Wolves qui ne montraient aucune réaction.

Le discours de Chris Finch a du faire effet, puisque Minnesota repart en deuxième mi-temps de la même manière qu’ils ont commencé le match. Beaucoup d’intensité, de l’adresse au tir et un Target Center qui est à deux doigts d’exploser lorsque son équipe reprend 20 points d’avance. Le choix de laisser Naz Reid sur le banc lors des sorties de Towns et de privilégier la longueur de bras du duo McDaniels / Vanderbilt portait ses fruits, de bons choix pour un résultat pour le moment très satisfaisant pour les Wolves.

Chris Finch a montré deux visages hier soir. (AFP)

Seulement voilà, Finch va gâcher tout le travail effectué jusque là à cause de son inaction. Lors du run incroyable de Memphis pour passer devant au score, le coach des Wolves n’a rien fat pour inverser la tendance, pour calmer ses joueurs ou tout simplement changer quelque chose. Pour une équipe aussi jeune et inexpérimentée comme Minnesota, le rôle du coach est primordial. Aucun temps mort pris lors du run de 24-2, c’est criminel, et même si après ce run le score restait serré, le momentum était totalement du coté des Grizzlies, le mal était fait.

Memphis : Next man up.

Pour Memphis en revanche, le réveil doit être bien plus doux. La nuit s’annonçait très longue, surtout lors du second run des Wolves, mais finalement les Grizzlies ont su faire ce que Minnesota n’a pas eu : la force du collectif. Aucun signe de panique, et des lieutenants prêts à prendre la relève d’un Ja Morant en grande difficulté malgré un triple double au final. Desmond Bane a été incroyable pour son équipe, salvateur grâce à son tir longue distance, et grâce à ses efforts défensifs. Il finit même meilleur marqueur de son équipe avec 26 points, et des shoots importants dans le money-time pour tuer définitivement les espoirs adverses.

Encore une fois gêné par les fautes, Jaren Jackson Jr a vécu une soirée difficile, mais rien d’inquiétant pour Memphis. Une line-up modifiée, un peu plus small-ball avec un Brandon Clarke qui réalisait un superbe match (20pts 8 rebonds à 6/9 au tir), next man up. L’adresse en berne, Memphis a su trouver les solutions collectives pour déstabiliser des Wolves qui ressemblaient plus à des chatons qu’autre chose. Tout le mérite de cette équipe qui durant l’entièreté de la saison régulière avait trouvé les solutions pour pallier l’absence de Morant et terminer avec le second bilan de tout la ligue.

Desmond Bane MVP du match pour les Grizzlies. (AFP)

Monsieur KAT est attendu à l’accueil

Il peut être considéré comme une des déceptions de ce début de playoffs. Un play-in difficile, une belle réaction lors du premier match mais maintenant deux rencontres très compliquées pour le pivot. Alors que Chris Finch optait pour un 5 sans Steven Adams, Towns devait dominer dans la raquette. Seulement, les problèmes des matchs précédents ont refait surface, et les fautes se sont accumulées pour lui, brisant son rythme de jeu et l’obligeant à sortir très rapidement. Mais prendre seulement 4 tirs au total en 32 minutes de jeu, le pivot des Wolves a totalement disparu du jeu offensif de son équipe.

8 points, 5 rebonds, 1 passe et 5 contres, pas du tout au niveau auquel on pouvait s’attendre. Dans cette série serrée, son rôle est très important, et il aurait du prendre les choses en main pour arrêter le run des Grizzlies lors du dernier quart-temps. La stat a commencé à sorti sur les réseaux sociaux : le nombre de fautes a été supérieur au nombre de tir rentrés lors de 3 des 4 matchs de post-season jusqu’ici. On l’attendait en tant que patron, pour l’instant il n’assume pas son rôle et son Game 4 a intérêt de tordre le cou aux critiques qui lui seront faites.

Towns a eu beaucoup de mal tout comme Morant, mais les Grizzlies ont remporté la victoire collective. (AP Photo/Andy Clayton-King)

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