NBA Playoffs : Les Bucks mettent les points sur les i face aux Bulls (111-81)

La défaite de Milwaukee en avait surpris plus d’un tant les champions en titre semblaient au-dessus d’une équipe de Chicago en difficulté contre les gros. Sans Khris Middleton, les coéquipiers de Giannis Antetokoumpo sont venu se venger à l’United Center en écrasant une équipe des Bulls dépassée dans tous les secteurs du jeu. Voici un retour sur les points clés de la rencontre.

Le champion en titre était piqué (crédits : Blog a Bull)

Sans Middleton, l’attaque des Bucks a brillée

Khris Middleton est sans l’ombre d’un doute l’option numéro deux de l’équipe des Bucks et son absence est préjudiciable. Il est impossible de remplacer sa capacité à scorer et défendre sur les extérieurs adverses tout en pouvant se montrer décisif dans le money time. Cependant, l’attaque de Milwaukee ayant fait si mal aux Bulls en première mi-temps n’a pas semblé orpheline de « Khash Money ».

L’équipe de Budenholzer était donc composé de Jrue Holiday, Giannis Antetokoumpo et une foule de joueurs tous capables de dégainer à trois points. Bobby Portis, Pat Connaughton, Grayson Allen, Wes Matthews ou encore Brook Lopez représentent tous une menace de loin que la défense des Bulls ne peut se permettre d’ignorer. Le Greek Freak a eu du mal à imposer sa domination en première partie de rencontre car souvent confronter à un mur de joueurs lui faisant barrage. Une technique déjà utilisée par de nombreuses équipes en playoffs pour l’arrêter mais cette fois ci, cela n’a pas empêché l’attaque de tourner. Antetokoumpo n’a simplement pas cherché à forcer et la circulation de balle des Bucks, en l’absence de joueurs portant le ballon à outrance, s’est révélé d’une fluidité belle à voir. Chaque joueurs était parfaitement positionné afin que la balle tourne sans erreurs jusqu’à trouver le joueur seul à trois points, la prise à deux sur Giannis en laissant toujours au moins un. L’adresse les a également bien aidé dans ce secteur de jeu, les Bucks shootant à 50% de loin dans le premier quart-temps.

L’écart s’est donc creusé rapidement et Milwaukee menait de 19 points à la pause. Au retour des vestiaires, l’équipe s’est cette fois ci reposée sur le duo Giannis Antetokoumpo – Jrue Holiday afin de conserver cette vingtaine de points, toujours aidés par les quelques tirs à longue distance des role players. Sans surprise, Milwaukee est donc capable de jouer sans Middleton même si le scénario ne leur sera pas toujours aussi favorable que cette nuit. Dans des rencontres plus resserrés où ils seront poussés dans leurs derniers retranchements, le manque d’un joueur capable de se créer ses propres tirs et exceller sous la pression sera beaucoup plus visibles. Les fans peuvent tout de même se rassurer, la maison Bucks est bien gardée le temps que le lieutenant se repose et revienne sur les parquets.

Le collectif des Bucks est épatant (crédits : Brew hoop)

DeRozan et Lavine muselés par la défense des Bucks

Contrairement à l’équipe en face, les Bulls n’ont pas une foule de cartouches offensives vers qui se tourner si les deux stars ne performent pas. En sortie de son career high en playoffs avec 41 points, DeMar DeRozan est retombé dans ses travers de post season en inscrivant seulement 11 points. En revanche, il ne s’agit pas d’un de ses matchs ou il force ses tirs à mi-distance pour finir à 5/19. Deebo n’a shooté que 9 fois en 32 minutes, statistique anormalement basse pour lui depuis son arrivée aux Bulls. De son côté Zach Lavine a encore semblé un ton en dessous physiquement, incapable de retrouver son explosivité lui permettant de faire mal en pénétration et d’être innarêtable dans les airs. Il s’est donc rabattu sur les shoots de loin ou à mi-distance mais l’adresse n’y était pas ce soir. Cette blessure au genoux semble malheureusement grandement l’handicaper pour sa première participation en playoffs.  

Si DeRozan a si peu tenter sa chance et Lavine n’a pas pu régler la mire, c’est à cause de la défense irrespirable imposée par les Bucks tout au long de la rencontre. Jrue Holiday n’a rien donné à l’option numéro 1 des Bulls, refusant systématiquement de switcher et ne le laissant jamais s’installer dans sa zone de confort à mi-distance. La capacité d’étouffement du meneur des Bucks a privé Chicago de son moyen le plus efficace de scorer et donc rendu leur tâche trop ardue pour rester dans la rencontre. De plus, le reste de l’équipe s’est mis au niveau pour démontrer que lorsque tout le monde est concentré, Milwaukee possède l’une des meilleures défenses de la ligue. Les champions en titre avaient vraiment à cœur d’envoyer un message à la concurrence après une défaite faisant tache, et ils l’ont envoyé des deux côtés du terrain.

Rien n’a été facile pour DeRozan (crédits : Sportal)

Les role players, une bataille perdue d’avance pour les Bulls  

Haï par la ville de Chicago, hué sur chacune de ses prises de balle au United Center, Grayson Allen a réalisé une superbe performance pour faire taire ses détracteurs. Lui, qui avait blessé la mascotte locale Alex Caruso pour plusieurs mois d’une vilaine faute, ne s’est pas laissé avoir par la pression du public et n’a certainement pas augmenté sa côte de popularité. Létal de loin, il a inscrit 22 points à 66% au tir, faisant de lui le meilleur scoreur de la rencontre. Loin de se cacher défensivement, il a largement contribué à l’édifice du cadenas des Bucks ajoutant une interception et un superbe contre à sa ligne statistique. Bobby Portis, remplaçant de Middleton dans le cinq de départ, a pris un coup de chaud dans le premier quart-temps et fini la rencontre à 18 points à 50% au tir. Il n’y a pas un joueur ne s’étant montré au niveau ce soir du côté de Milwaukee, apportant à minima une grosse énergie défensive.

Quant à eux, les Bulls apparaissent de plus en plus comme une équipe totalement dépendante de leur trois stars. Le reste de l’effectif n’a inscrit que 35 points, chiffre faisant pâle figure comparé aux 77 points des role players de Milwaukee (sans Antetokoumpo et Holiday). Alex Caruso, si précieux depuis le début de la série, n’a pas eu le même impact cette nuit, dominé de la tête et des épaules par Jrue Holiday en défense. Il a rappelé que malgré son excellente saison, il reste un joueur de complément et ne peut porter trop de responsabilités offensives et défensives. Le reste n’a presque pas existé, Ayo Dosunmu et Coby White ne semblant trop petits pour la scène gigantesque des playoffs. Ces joueurs n’en sont d’ailleurs pas responsables (Dosunmu n’est que rookie), mais c’est une preuve que l’effectif des Bulls n’est peut-être pas taillé pour ce stade la compétition, notamment lorsque ses stars ne sont pas au rendez-vous. 

La raison pour laquelle Allen est détesté à Chicago (crédits : Avresco)

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