Bilan des Classiques – Les Tops

Bilan des Classiques 2022 – Alors que l’on va entrer dans la période des grands Tours, il est temps de faire un bilan des Classiques du printemps. On commence par les Tops avec les formations qui ont réussi leur campagne ou qui ont sauver les meubles.

Il est l’heure de faire le bilan des Classiques de printemps… (Twitter Bahrain-Victorious)

Les INEOS imposent leur domination

C’est la formation qui a le plus impressionné en 2022 sur les flandriennes. Ils ont notamment remporté Paris-Roubaix par l’intermédiaire de Dylan Van Baarle dans une course qu’ils ont mené d’une main de maître. Les INEOS ont réussi à l’emporter sur l’Amstel Gold Race grâce à Michal Kwiatkowski dans un final rocambolesque.

La course qui symbolise le plus leur domination c’est la Flèche Brabançonne qui a vu Magnus Sheffield l’emporter notamment grâce au travail de Ben Turner et Thomas Pidcock qui ont tous deux finit dans le top 5 ce jour-là.

Magnus Sheffield serre le poing, il vient de remporter la Brabançonne. -AFP)

Au-delà des succès, c’est une équipe qui aura réussi à exister avec de nombreuses places d’honneurs. En témoigne la deuxième place de ce diable de Dylan Van Baarle sur le Tour des Flandres, deux semaines avant son succès sur l’Enfer du Nord. Thomas Pidcock a aussi réussi à accrocher un podium sur une course certes moins huppée mais quand même. C’est sur A Travers la Flandre qu’il a connu son meilleur résultat, une troisième place. C’est malgré tout insuffisant pour un coureur de sa trempe, il n’a pas réussi à répondre aux attentes cette année.

Ce qui a fait la force des INEOS cette année, c’est aussi leur densité avec pas moins de sept coureurs qui ont fait un Top 10 sur une classique (Van Baarle, Turner, Sheffield, Pidcock, Kwiatkowski, Narvaez et Martinez).

Daniel Martinez grimace à l’image de sa formation sur les ardennaises après de superbes flandriennes. (Twitter INEOS)

Pour finir avec les anglos-saxons, on peut dire que le bilan est un peu terni par les ardennaises où ils auront eu plus de mal à exister en comparaison avec les flandriennes. Daniel Martinez a fait ce qu’il a pu en manquant le podium de peu avec une cinquième place sur la Flèche et une quatrième place à Liège.

La Groupama-FDJ se révèle

C’est une des surprises de cette année, personne ne les attendait à ce niveau là. Les coureurs de l’équipe française ont surtout performé sur les flandriennes. Quelles performances ! Avec deux troisièmes places sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, leurs premiers podiums sur ces courses au 21ème siècle. C’est Stefan Küng qui a pleinement assuré son rôle de leader de la formation avec donc son podium à Roubaix et deux tops 5 sur l’E3 et le Tour des Flandres. Il faut ajouter à cela une sixième place sur A Travers la Flandre.

Stefan Küng s’arrache pour accrocher le podium à Roubaix. (ciclismomundialblog)

Cette année, c’est aussi la révélation de Valentin Madouas ou plutôt la confirmation de ses qualités sur les pavés. Il a réussi à obtenir un podium sur le Tour des Flandres, une performance extraordinaire pour le breton de 25 ans. Surtout un résultat qui en appelle d’autres dans les années à venir.

Toutes ces performances récompensent la bonne tenue de l’équipe française, cela met en valeur tout le travail réalisé dans l’ombre. Aussi, comment parler de la Groupama-FDJ sans évoquer Olivier Le Gac et Kevin Geniets qui n’auront pas eu de gros résultat individuel cette année mais qui ont épaulé leurs leaders comme jamais. Ils occupent une place prépondérante dans le succès de l’équipe.

Pour les ardennaises, le constat est plus mitigé avec Rudy Molard qui a tenté tant bien que mal de faire bonne figure. Il a finit huitième de la Flèche. Sur Liège-Bastogne-Liège, c’est Bruno Armirail qui a fait de son mieux mais il n’a pas pu suivre la fusée Remco Evenepoel, il finit seizième de la course, premier français malgré tout. Il faut dire que l’absence/méforme de David Gaudu a pesé sur le niveau de l’équipe pour les ardennaises.

Van der Poel le patron

Il est vraiment trop fort pour le reste du peloton. En l’absence de Wout Van Aert, il a remis les pendules à l’heure en s’imposant pour la deuxième fois sur le Tour des Flandres et sur A Travers la Flandre. Malheureusement, une fois son pic de forme passé, il a accusé le coup petit à petit avec une quatrième place sur l’Amstel Gold Race et une décevante neuvième place à Roubaix.

Le néerlandais était bien parti pour ne rien laisser à la concurrence après les Flandres. Mais, il est passé à côté de son rendez-vous avec l’histoire. Il aurait pu réaliser le doublé Tour des Flandres-Paris-Roubaix mais c’était trop compliqué cette année même pour un coureur de sa trempe. Ce n’est que partie remise pour le futur.

Van der Poel en tête va s’imposer sur le Tour des Flandres. (Eric Lalmand / AFP)

Evenepoel pour une première

Le coup de force du prodige belge, après une course magistrale, il s’est imposé pour la première fois dans un monument. A seulement 22 ans, il a marqué de son empreinte cette campagne des ardennaises. Evenepoel a parfaitement rempli son rôle en reprenant le rôle de leader après la chute d’Alaphillippe. En attaquant de loin, il a aussi montré sa confiance, sa force et sa capacité à prendre des risques. Le garçon est costaud et il n’a pas froid aux yeux.

C’est peut-être le début d’une nouvelle ère pour les classiques avec l’avènement d’un nouveau « Cannibale » ? Ce surnom si lourd à porter à pris tout son sens à Liège.

Evenepoel dans la roue de son leader Alaphilippe avant de s’imposer à Liège. (La Croix)

Enfin, il a sauvé le printemps de sa formation qui s’est complètement loupée sur les flandriennes. Malgré quelques performances honorables : Asgreen sixième sur l’Amstel et Lampaert dixième à Roubaix. C’est insuffisant pour une formation du niveau de la Quick-Step Alpha Vinyl. Même Alaphilippe n’a pas réussi à lever les bras sur la Flèche avec une quatrième place. C’est dire la performance de Remco Evenepoel en ces temps moroses pour l’équipe belge.

Le petit poucet qui bouge : la Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux

Girmay et Petit peuvent être fiers, ils ont réalisé de grandes performances. (La voix du Nord)

Quelle campagne de la part de l’équipe belge ! C’est une des équipes qui a été la plus impactante sur ce printemps des flandriennes aux ardennaises. Toutes les courses y sont passées avec pour commencer l’éclatante victoire de Biniam Girmay sur Gent-Wevelgem. Un exploit immense pour celui qui vient de prolonger jusqu’en 2026 avec son équipe. Il avait déjà montré les muscles deux jours avant sa victoire avec une cinquième place sur l’E3.

Mise à part les performances de l’érythréen, c’est toute l’équipe qui a impressionné le peloton. Sur Paris-Roubaix, deux coureurs dans le top 10, Tom Devriendt héroïque qui accroche une quatrième place et Adrien Petit qui réalise son meilleur Paris-Roubaix en finissant sixième sur le vélodrome. Sur le Tour des Flandres, malgré un résultat moins probant , c’est quand même un top 10 pour Alexander Kristoff.

Le norvégien qui a aussi levé les bras sur le Grand Prix de l’Escaut en solitaire, une première pour lui. Après une course maîtrisée, il a récompensé le travail d’un collectif. Andrea Pasqualon s’inscrit dans cette lignée en ne faisant comme meilleur résultat qu’une huitième place sur Het Nieuwsblad, mais en aidant ses coéquipiers à performer sur toutes les courses.

Enfin, Quinten Hermans a créé la surprise lors de Liège-Bastogne-Liège, en s’incrustant sur le podium d’un monument pour la première fois de sa carrière à 26 ans. Il a réalisé une grande course, au contact des meilleurs pour régler le sprint des battus derrière Evenepoel. Encore un résultat inattendu pour l’équipe belge qui aura décidément battu toutes leurs attentes cette année.

Quinten Hermans sur le podium de Liège-Bastogne-Liège. Quelle surprise ! (Sirotti)

La Bahrain-Victorious offensive

Dans le sillage d’un Matej Mohoric remuant, c’est toute la formation qui s’est mis à la planche cette année pour réaliser de grands résultats que ce soit sur les flandriennes ou les ardennaises. On peut noter les quatrième et cinquième places de Mohoric à l’E3 et Roubaix après de grandes courses.

La victoire de Dylan Teuns sur la Flèche vont donner de l’ampleur à la campagne de la Bahrain-Victorious. Il a effectué une course de patron pour s’imposer à Huy devant tous les cadors du peloton. Quelques jours plus tard, c’est une sixième place pour lui à Liège.

Enfin, là aussi c’est un collectif qui a marqué les esprits avec les performances de Fed Wright et Jan Tratnik respectivement septième sur le Tour des Flandres et neuvième sur A Travers la Flandre comme meilleurs résultats.

Matej Mohoric peut sourire, il a réalisé de grandes classiques. (Oasport)

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