[Focus] Manchester City peut-il perdre son avance ?

À quatre journées du terme de la Premier League, le club émirati-mancunien est toujours sous la menace de Liverpool (1 point derrière), mais rien ne semble pouvoir arrêter le rouleau-compresseur de Pep Guardiola.

City a vaincu Leeds sans briller samedi 4-0 et garde son avance en tête du championnat (source : Manchester Evening News)

Les Citizens filent droit vers leur 7e titre de champion d’Angleterre

Manchester City Football Club joue bel et bien outre-Manche, mais ne boxe pas dans la même catégorie que les autres clubs. Exception faite de Liverpool, avec qui ils partagent une rivalité bientôt historique, les Sky Blues étendent leur hégémonie sur la scène nationale. Samedi dernier, ils ont étrillé chez eux Leeds United (4-0)qui a pourtant paru davantage motivé. L’ancienne équipe de Marcelo Bielsa, désormais aux mains de l’Américain Jessy Marsch, est au cœur d’une mission maintien. La velléité de se sauver s’est heurtée à la froide et tranquille force du champion en titre. Titre que les mancuniens aspirent évidemment à rafler, mais au regard de la composition de départ, la Champions League a l’air prioritaire.

Effectivement, le manager hors pair Guardiola a préféré aligner une équipe remaniée en vue du match retour contre le Real Madrid mercredi prochain. Jesus et Foden étaient certes titulaires, mais Kevin de Bruyne Bernardo Silva et Riyad Mahrez sont restés sur le banc. C’est dire l’importance que le coach leur accorde. Même dans ce dispositif, City avait tout d’une équipe A, compétitive et taillée pour une première place de championnat. Rodrigo, qui ne cesse de nous impressionner, a prouvé sa polyvalence et son talent en ouvrant le score d’une tête bien sentie aux 5m 50 sur un magnifique coup-franc de Phil Foden, lui aussi en constante progression.

Le résumé de la victoire citizen de la 34e journée (source : Manchester City – Youtube channel)

La présence d’éléments essentiels du système guardiolien, à l’instar de Joao Cancelo sur le flanc droit, ont contribué à la solidité de la défense, quand celle-ci était en peine face à Madrid. Le latéral a pourtant failli provoquer le 1er but du match pour Leeds. Récupérant un ballon dégagé au niveau du rond central après une attaque de City, il glisse et l’offre à Rodrigo qui sprinte mais se fait rattraper. Il était accompagné par Raphinha mais a trop tardé à centrer. Cette action montre à quel point le collectif est solidaire, et ne se cantonne pas à une animation offensive. Par la suite, Cancelo s’est bien rattrapé en étant propre sur ses interventions et généreux dans son engagement.

Leeds peut donc avoir des regrets, mais il s’est révélé trop approximatif dans ses transmissions. Ses joueurs ont eu du mal à garder la possession et faire permuter leurs circuits. City n’était pas beaucoup plus précis, mais a su faire le dos rond pour piquer quand il le fallait. Ce fut un match globalement brouillon avec un terrain glissant, mais non sans intensité, comme d’autres affiches du week-end (Everton 1-0 Chelsea, West Ham 1-2 Arsenal). In fine, la victoire 4-0 ne peut être le fruit de la chance. Sans briller, les Citizens se sont largement imposés, et ce sans forcer. On le constate en visionnant les buts encaissés par les Peacocks.

Un calendrier favorable

Manchester City affronte certes Madrid en milieu de semaine, mais bénéficiera du court avantage de l’aller (4-3). S’il adopte la même stratégie que contre l’Atlético Madrid lors de la seconde manche, préserver ce score paraît plus que plausible face à des Merengue moins rigoureux tactiquement. On s’attend à ce que les Anglais privilégient cette compétition au championnat, sans pour autant négliger la Premier League. Ils sont toujours en passe de réaliser un doublé inédit (Ligue des Champions + championnat), les derniers et seuls à l’avoir réalisé dans l’ère moderne sont… les ennemis de Manchester United.

Après leur potentielle qualification pour leur deuxième finale européenne majeure d’affilée et de leur histoire (rappelons leur titre de Coupe d’Europe des vainquers de Coupe jadis, en 1970), les Skyblues affronteront à à l’Etihad stadium Newcastle, que leur concurrent Liverpool a justement battu. Il s’agira ensuite de battre les rude équipe de Wolverhampton et West Ham à l’extérieur. Pour finir – éventuellement – en beauté à la maison, un match plus abordable contre Aston Villa, adversaire qu’il ne faut pas sous-estimer pour autant. Le plus compliqué s’annonce les matchs en déplacement qui se succèdent, ils devraient cependant être à leur portée.

On sait le professionnalisme de City et qu’il ne se reposera pas sur le calendrier retors de Liverpool, jouant contre Tottenham 5e, Chelsea en FA Cup et les Wolves également (sans évoquer la qualif’ en CL presque acquise aux dépens de Villareal). Le point d’écart qui les sépare rappelle celui de la saison 2018-19, où les Reds étaient restés dauphins mais avaient raflé la coupe aux grandes oreilles. Manchester était parvenu à maintenir leur maigre distance, et il lui incombe de le réitérer pour réussir, peut-être, une saison sans précédent dans l’histoire du club.

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