Playoffs NBA : Les Warriors arrachent le game 1 à Memphis (117-116)

L’opposition promettait des étincelles et le game 1 de la série entre les Warriors et les Grizzlies n’a pas déçu. Les deux équipes n’ont pas eu besoin de round d’observation et son entré directement dans le vif du sujet dans un FedExForum en fusion. Golden State a eu le dernier mot sur un lay-up difficile manqué par Ja Morant, les hostilités sont lancées.

Jordan Poole a pris feu (crédits : CBS Sports)

Le spectacle était au rendez-vous

Lors du tour précédent, les Warriors avaient brillé collectivement pour écraser une équipe de Denver amoindri et incapable de répondre sur le plan offensif. Les Grizzlies avaient eux connu une série un peu folle entre deux équipes inexpérimentées et parfois désorganisées. L’équilibre a été trouvé au second tour avec une opposition de style merveilleuse. Les Warriors, équipe multiple fois championne, développant un jeu collectif maîtrisé à la perfection face aux Grizzlies, jeune équipe à l’intensité étouffante et highlights permanents.  

Le début du match aurait pu être inquiétant, les tirs à trois points fusants de tous les côtés, même en début de possession. La vague est cependant vite passée, Golden State retrouvant peu à peu son jeu de passes et les Grizzlies les mettant à l’épreuve physique. Steve Kerr ayant décidé de jouer petit en remplaçant Kevon Looney par Gary Payton II dans son cinq majeur, les joueurs sur le parquet étaient tous extrêmement mobile, permettant un rythme soutenu avec des équipes se renvoyant la balle des deux côtés du terrain à toute vitesse sans le moindre répit.

Au fil de la rencontre, certains joueurs ont pris feu pour permettre à leur équipe de recoller ou creuser l’écart. Ainsi, Jordan Poole a fini meilleur scoreur de son équipe en sortie de banc, avec 31 points à 12/20 au tir. Indécent à trois points, il a rentré des tirs longue distance affolants, signe d’une confiance retrouvé depuis une fin de série moyenne à Denver. Également excellent au playmaking, il a délivré 9 passes décisives en proposant des actions typiques des Warriors dans les jeux à deux. Pour Memphis, Ja Morant et Jaren Jackson Junior on fait résonner le public du FedExForum. Morant (34 points, 10 passes, 9 rebonds) a réalisé des premiers et derniers quart-temps de folie, prenant totalement en main le jeu de son équipe. Inarrêtable dans une raquette adverse rétrécie, il n’a pas cédé à la pression, malgré une dernière possession ratée où il serait dure de lui en tenir rigueur. « Triple J » a lui profité du small ball proposé par Steve Kerr et l’expulsion de Draymond Green (voir section 2) pour dominer de la tête et des épaules durant l’intégralité de la rencontre. Profitant de sa puissance dans la raquette, il a également été touché par la grâce à trois points dans le 3ème quart-temps, finissant le match à 6/9 de loin.

Le match fût serré jusqu’au bout, les deux équipes refusant de laisser l’autre s’envoler. La fin de match nous à offert ses gros shoots et actions défensives déterminantes, l’arbitrage a ajouté une dimension dramaturgique au spectacle, le troisième quart-temps était un récital de basket-ball des deux côtés… Ce game 1 a répondu à toutes les attentes et l’attente du prochain match est déjà longue.

« Triple J » a brillé (crédits : Nouvelles Du Monde)

L’arbitrage aurait pu tout changer

Le beau jeu proposé n’aura pas suffi à faire passer sous silence la question d’un arbitrage plutôt controversé. En playoffs, la théorie veut que le jeu se durcisse et les fautes se fassent plus rares, laissant place à un jeu plus physique et moins haché. Ce soir, les arbitres avaient le coup de sifflet facile et de nombreux contacts à première vue acceptables en post season ont été sanctionné. Si il s’agissait uniquement de cela, le mentionner aurait été superflu. Deux évènements majeurs liés à des décisions arbitrales ont bien failli changer le cours de la rencontre.

Draymond Green n’est pas un enfant de cœur mais son expérience lui permet la plupart du temps de rester dans la limite de l’acceptable pour ne pas se faire expulser. Il n’est pas passé sous les radars ce soir, les arbitres ayant décidé que sa faute sur Brandon Clarke méritait une flagrante 2 synonyme de retour immédiat aux vestiaires. La faute en question est toutefois contestable, non pas sur son existence mais son degré de gravité. Alors que Clarke saute dans le cercle pour inscrire un dunk, Draymond Green le tire par le maillot au niveau du col, provoquant la chute en avant de l’intérieur de Memphis. Sur les ralentis, la faute ne paraît pas énorme bien que potentiellement dangereuse et sans aucune relation avec le basket. Green essaye néanmoins de retenir la chute de Clarke et de nombreuses fautes de la sorte afin d’éviter un lay-up facile en contre-attaque se sont vues sanctionnées d’une flagrante 1 au cours de la saison. La décision des arbitres paraît sévère bien que pas scandaleuse, mais cette épisode aurait pu changer radicalement le cours du match. La sortie en fanfare de Green (célébrant son expulsion devant les fans de Memphis) a donné un second souffle aux Grizzlies qui ont terminé le second-quart temps en trombe pour reprendre 6 points d’avance. Kevon Looney a été réinstallé dans le cinq et mis en difficulté par l’attaque adverse.

Le deuxième épisode concerne un passage en force sifflé contre Stephen Curry face à Dillon Brooks dans le 3ème quart-temps. Le meneur des Warriors totalisait alors 4 fautes et l’arrière des Grizzlies 5. Steve Kerr a alors challengé le call, estimant que Brooks était en mouvement au moment du contact avec le chef. Le ralenti a montré un net mouvement du bassin avant l’impact, devant rendre la défense et provoquer la 6ème faute et exclusion de Brooks. Le corps arbitrale à au lieu de cela maintenu la faute sur Curry, obligeant Steve Kerr à le sortir et permettant à Dillon Brooks de rester sur le parquet.

Ces faits de jeu ont changé le cours du match sans pour autant ôter la victoire aux Warriors mais l’arbitrage n’a pas semblé au niveau du jeu ce soir et il serait dommage qu’il joue un rôle trop important dans la série.

L’expérience des Warriors a fait la différence

Les Grizzlies leur ont tenu tête, ont longtemps mené, parfois même semblé au-dessus, mais ils n’ont jamais pu enterrer cette équipe de Golden State. A plusieurs reprises les oursons creusaient un écart d’une dizaine de points, voyant inlassablement les triples champions NBA revenir à leur hauteur pur finalement prendre le dessus dans le dernier quart-temps. L’expulsion d’un cadre tel que Draymond Green avant la mi-temps aurait abattu bon nombre d’équipes, mais Golden State est revenu des vestiaires pour proposer un quart-temps d’un niveau prodigieux. Toujours au contact, ils ont su faire le dos rond lors du coup de chaud de Jaren Jackson Junior, répondant tout aussi fort de l’autre côté du terrain.

Malgré que les Splash Brothers n’aient pas connu un grand match en terme d’adresse (14/39 en cumulé), ils ont su faire mal aux moments décisifs, notamment dans le quatrième quart-temps. Klay Thompson a inscrit le trois-points de la victoire juste après avant que Stephen Curry réalise un stop défensif primordial face à Ja Morant. Le MVP 2016 a d’ailleurs ouvertement célébré cette action, montrant à son cadet qu’il était toujours le meilleur meneur sur le parquet. Thompson a ensuite raté deux lancers francs mais a su se rattraper en défendant remarquablement pour empêcher Ja Morant d’inscrire un lay-up victorieux.

L’écart était mince entre Golden State et Memphis ce soir et ce sont donc les détails qui font la différence. A ce petit jeu-là, les Grizzlies vont devoir grandir rapidement pour tenir tête aux Warriors dans les moments chauds et parvenir à les achever. L’avenir nous le dira, cette série est loin d’avoir rendue son verdict….

Ces deux la ont tout vécu ensemble (crédits : NBC Sports)

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